Dieu, fainéant et se faisant trop vieux pour jouer aux Sims avec les humains, il envoie ses anges chercher un humain qui pourrait le remplacer. Les prétendants au titre devront prouver leur valeur en faisant... ce qui amusera Dieu sur le moment.
 
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 Candy [1]

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Candy

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MessageSujet: Candy [1]   Dim 24 Aoû - 1:54

Pour la première fois depuis des jours, j’eus le courage de me retourner et d’observer le triste reflet que mon miroir me renvoyait. Une masse informe perdue dans ses draps soutenait mon regard de ses yeux vides. Ma motivation ayant disparu aussi vite qu’elle était apparue, je replongeai dans mon oreiller. Au bout de quelques minutes je soulevai légèrement mon visage et humai la taie que je tenais entre mes mains. Comment était-il possible que tout soit encore autant imprégné de son odeur ? Allait-il donc me hanter pour le restant de mes jours ? C’était ridicule, lui m’avait oubliée depuis bien longtemps, il fallait que je me reprenne.
Je me levai tellement brusquement que je faillis en perdre l’équilibre. Une fois bien stable sur mes deux appuis, j’enlevai tout ce qui traînait sur le lit et le jetai à terre. J’eus un moment de remord lorsque je vis ma peluche géante gésir ainsi, mais je n’avais pas le choix. Tout ce qui me rappelait son existence devait disparaître de la mienne.
Je me rendis rapidement compte que cela représentait beaucoup de choses. Sans ses photos, ses affaires et ses cadeaux, ma chambre paraissait bien vide. Et gigantesque. Plus exactement : deux fois trop grande.
Je réservai le même sort à toutes les autres pièces de la maison. Après avoir tout jeté dans un sac poubelle et sorti les ordures, je me sentis soulagée. J’avais envie de m’affaler sur le canapé après tant d’efforts, mais ce n’était pas le moment de m’arrêter en si bon chemin. Je me déshabillai et rentrai dans la baignoire. Il était grand temps que je me reprenne en main, et cela commençait par un minimum d’hygiène personnelle.
Je fronçai les sourcils en découvrant que j’avais oublié son shampoing. Je l’attrapai et le jetai loin de moi. Je m’en occuperais plus tard. Je me savonnai abondamment pour supprimer toute trace de son odeur sur mon corps, et fis de même avec mon shampoing pour mes cheveux. Je me séchai rapidement puis partis en quête dans le placard de ma trousse de maquillage longuement oubliée. Une fois retrouvée, j’appliquai soigneusement de l’eye-liner et du mascara sur mes yeux, ainsi que du rouge à lèvre carmin sur ma bouche. Mon image dans le miroir m’exprima sa satisfaction. Quel changement !
Mais quelque chose clochait encore. J’ouvris l’armoire à pharmacie, en sortis des pansements et les appliquai sur les zones où le reste d’un suçon trônait sur ma peau. C’est-à-dire principalement sur les seins, son seul centre d’intérêt. Pourtant, je me trouvais jolie, et je leur donnais toujours tout ce qu’ils souhaitaient. Jamais l’ombre d’une dispute. Alors pourquoi n’étais-je capable d’en garder aucun ?
Je fixai quelques secondes mes seins devant le miroir quelques secondes avant de leur exprimer mon mécontentement.
- Tout est de votre faute !
Je plaquai ensuite mes mains sur les côtés du lavabo.
- Plus jamais d’hommes ! A partir de maintenant les choses vont changer.
Je partis dans le bureau, sortis une feuille et un stylo, puis m’installai confortablement sur ma chaise.
« Cherche colocataire pour partager un appartement de 110 m² avec deux chambres. Accepte uniquement homme homosexuel ou femme hétérosexuelle. Participe aux tâches ménagères. Prénom ne contenant pas le son "s". Bien cuisiner est un plus.
Loyer à discuter. »

Je pris enfin le temps de m’habiller, puis allai scotcher ce mot à côté de la porte d’entrée de l’immeuble. En rentrant, je me rendis compte que j’avais oublié de jeter la bouteille de shampoing, qui traînait donc encore par terre. Je la ramassai et la jetai par la fenêtre. Après tout, je n’avais pas de raison de mieux traiter ses affaires qu’il ne m’avait traitée moi-même.
Je m’assis finalement sur le canapé, rassérénée.

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Zelos

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MessageSujet: Re: Candy [1]   Jeu 28 Aoû - 16:24

Je ne comprenais rien à cette ville. J’ouvris à nouveau le plan que j’avais acheté, mais rien à faire. J’étais incapable de savoir où je me trouvais, et encore moins de trouver une résidence étudiante. Je pourrai un soupir de désespoir, résigné à finalement demander mon chemin à la première personne que je croiserai. Justement, une jeune fille venait de sortir d’un immeuble à côté. Malheureusement, avant que j’aie eu le temps de l’interpeller, elle était rentrée chez elle après avoir scotché un mot sur le mur. Par curiosité, je m’approchai et le lut.
« Cherche colocataire pour partager un appartement de 110 m² avec deux chambres. Accepte uniquement homme homosexuel ou femme hétérosexuelle. Participe aux tâches ménagères. Prénom ne contenant pas le son "s". Bien cuisiner est un plus.
Loyer à discuter. »

Cette annonce était rédigée d’une bien étrange manière. Cette fille devait être originale. Cela pouvait bien sûr avoir beaucoup de mauvaises conséquences d’habiter avec quelqu’un d’excentrique, mais au moins cela égaierait mes journées, je ne m’ennuierais probablement jamais. Et puis, c’était toujours mieux que d’errer indéfiniment dans ce labyrinthe.
Soudain je vis un shampooing atterrir à côté de moi et exploser. Je levai les yeux et vis qu’il venait d’être lancé d’une fenêtre par la fille en question. Bon, finalement, peut-être n’était-ce pas une si bonne idée que cela après tout. Par flemme d’aller chercher plus loin avec ma lourde valise, je pris tout de même mon courage à demain et entrai dans l’immeuble, puis sonnai à ce qui - après analyse de la position de la fenêtre - devait être sa porte. Visiblement je ne m’étais pas trompé.
- Bonjour. Je peux t’aider ?
- Bonjour. Je viens pour l’annonce.
- Entre alors je t’en prie. Désolée pour mon manque de réactivité, je m’attendais à devoir attendre au moins plusieurs jours.
- Tu aurais risqué d’attendre bien plus longtemps, sachant qu’il n’y a ni numéro de téléphone ni prénom.
- Oui… J’avais la tête ailleurs.
Elle s’affaira dans ses placards, puis me servit une tasse de café avec des biscuits. Elle était peut-être étrange mais elle semblait gentille.
- Comment t’appelles-tu ?
- Zephyr. Pas de "s" comme tu peux le voir. Pourrais-je savoir le pourquoi ce cette condition d’ailleurs ?
- Enchantée. Je m’appelle Candy. Tu es gay donc ?
Elle avait choisi d’ignorer délibérément ma question mais je ne m’en formalisai pas. Il y avait peut-être une raison très grave et personnelle derrière cela qu’elle ne voulait pas confier à un individu qu’elle ne connaissait pas. Ou bien elle était tout simplement folle.
- On peut le considérer comme ça.
- Hmmm ?
- Disons que si tu as peur que je te saute dessus, cela n’arrivera pas. Et je fais le ménage et à manger. Je crois que cela résume les conditions ? Ah, et j’ai de quoi payer.
- Parfait. Je vais te faire visiter l’appartement alors.

- Pas la peine, je regarderai à mon retour. Pour le moment j’ai pas mal de choses à faire en ville, il faut que je file.
Elle m’indiqua tout de même ma nouvelle chambre pour que je puisse déposer mes affaires, et je sortis.

[vers le centre-ville]

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MessageSujet: Re: Candy [1]   Dim 31 Aoû - 14:17

J’étais contente d’avoir trouvé un colocataire si rapidement. Sans cela j’aurais sûrement eu beaucoup de mal à payer le prochain loyer. Il n’y avait plus qu’à espérer qu’on s’entendrait bien. Le début était primordial pour cela, il fallait qu’on se fasse mutuellement bonne impression. Nous n’avions pas vraiment eu le temps de discuter à son arrivée, il fallait donc rattraper le temps perdu à son retour. Je ne savais pas vraiment à quelle heure il allait rentrer, mais il dînerait probablement ici. C’était l’occasion de préparer un repas pour nous deux.
Je sortis un livre de recettes du placard pour m’inspirer. Après avoir passé de longues minutes à examiner chaque plat proposé, le vide absolu dans le réfrigérateur me rappela à l’ordre. Depuis combien de temps n’avais-je pas fait les courses ? Je m’étais morfondue depuis bien trop longtemps. Je jetai un coup d’œil à ma montre pour voir si j’avais encore le temps d’aller faire les courses, mais finalement je décidai de laisser tomber. J’avais peur de le manquer. Il était parti sans les clefs et je m’en serais voulu de le laisser à la porte alors qu’il ne devait probablement plus tarder. Le menu du jour serait donc : pâtes. D’un côté cela le mettrait dans le bain directement. S’il était lui aussi étudiant, cela ne serait ni la première ni la dernière fois.
J’entendis alors toquer à la porte et partis lui ouvrir.
- Ne dis rien s’il te plaît.
- Qu’as-tu fait à tes cheveux ?
- Qu’est-ce que je viens de te dire ?
- Pardon… Mais tu n’es pas un futur voyou ou quelque chose du genre ? J’aimerais éviter d’avoir des ennuis.
- C’est vraiment l’impression que ça donne ?
- On dirait un membre de la mafia.
Mon commentaire eut l’air de lui faire de la peine alors je tentai tant bien que mal de me rattraper.
- Une mafia de clowns relativement gentils.
- Je crois que c’est encore pire…
- Mais pourquoi avoir fait une coloration pareille alors que tu n’as pas l’air de l’aimer ?
- Je n’ai pas eu le choix. Le coiffeur me regardait avec tellement de désespoir que je n’ai pas eu le courage de lui dire que je n’aime pas ce qu’il m’a fait. Je pensais pouvoir le tolérer mais vu ta réaction ça ne va pas être possible. Je ne veux pas que les gens changent de trottoir en me voyant.
- Je n’ai pas tenté de m’enfuir tout de même.
- J’aurais presque préféré que ce soit le cas.
- Ne t’en fais pas. Je peux rattraper le coup. Viens avec moi.
Je l’emmenai dans la salle de bain et sortis divers produit du placard sous le lavabo.
- Tu veux récupérer ta couleur d’avant ou bien en changer ?
- Celle d’avant m’ira très bien. Mais comment cela se fait-il que tu aies tout ce matériel ? Tu es coiffeuse ?
- Non, je fais des études dans la beauté et la mode. Il faut avoir des bases en coiffure. Je n’ai pas le niveau d’une pro par contre, loin de là.
- Je te fais confiance. Ce n’est pas comme si j’avais quelque chose à perdre.
- Alors ferme les yeux et ne bouge pas.
J’appliquai attentivement le produit sur ses cheveux et attendis le temps requis avant de rincer.
- Alors ? Alors ? Je peux ouvrir les yeux ?
- En fait tu pouvais les ouvrir depuis longtemps. Mais rien n’a changé… Je crois qu’il va falloir mettre du noir pour tout recouvrir.
- Ca va me faire un choc de devenir brun… Tu crois que ça m’ira ?
- Tu es déjà brun… En partie. De temps en temps.
- C’est bon j’ai compris. Vas-y.

Je refis la même chose, mais en appliquant une double dose de produit cette fois, pour être sûre. Malheureusement, cela ne changea rien au résultat.
- Je ne comprends pas. Je crois qu’il n’y a rien à faire. On dirait de la magie.

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MessageSujet: Re: Candy [1]   Dim 31 Aoû - 16:42

J’avais ressenti une certaine culpabilité en acceptant de les teindre mais finalement je m’étais dit que ce n’était pas si dramatique que cela. Je lui avais donné mon numéro de portable, pas mon adresse, je n’avais qu’à lui parler exclusivement au téléphone sans jamais le voir en personne. Ce qu’il ignorait ne pouvait pas lui faire de mal. Malheureusement je n’avais pas prévu que ce qu’il m’avait fait soit complètement irréversible.
- C’est bon je craque.
J’attrapai une paire de ciseaux qui traînait sur le lavabo mais Candy m’attrapa aussitôt par le poignet.
- Tu ne comptes pas mettre fin à tes jours quand même ? Finalement le blond-bleu-noir te va plutôt bien !
Je me demandais si j’avais vraiment une tête de suicidaire ou si cela n’était qu’une simple coïncidence. Ou si le taux de suicide était particulièrement élevé dans ce pays. Je crois que j’aurais compris pourquoi.
- Je veux juste me couper les cheveux, histoire que ce soit moins voyant.
- Ouf, j’ai eu peur. Je peux le faire pour toi alors.
- Je veux bien. Merci. Mais j’espère que ce n’est pas pour éviter que je ne me plante les ciseaux dans le cou, ou autre. Parce que ce n’était pas du tout mon intention.
- Non, je veux t’aider.
- Alors arrête de me regarder avec ces yeux. Je ne compte pas me suicider juste parce que mes cheveux clignotent.
- D’accord, je te crois. Quelle longueur veux-tu ?
- Le plus court possible.
Elle attrapa une mèche de mes cheveux et voulus la couper, mais contre toute attente, ce furent les ciseaux qui cédèrent. Ils se cassèrent en deux et tombèrent au sol dans un cliquetis métallique.
- C’est une blague ?
- Je vais en ramener d’autres. Il y en a à la cuisine, ils doivent être moins fragiles.
Malheureusement, ils subirent le même sort que les premiers.
- Je ne comprends vraiment pas.
- Est-ce que mes cheveux sont devenus rigides ?
- Non, pas du tout. Je peux encore les plier et les tordre.
- Peut-être que ce n’était pas un coiffeur mais un sorcier.
- En effet.
- Tu pourrais au moins essayer de me rassurer à la place de confirmer comme si c’était tout à fait normal !
- Mais… Je te trouve très bien. Tu ne devrais pas t’inquiéter, tout le monde aimera ta nouvelle coupe.
- L’intention est charmante mais est-ce que tu pourrais essayer d’être plus crédible s’il te plaît ?
- Je crois que peu de gens te jetteront des pierres dans la rue quand tu marcheras.
- Oublie ce que j’ai dit, je préférais la version d’avant.
- Tu es très beau !
- Merci, je vais faire semblant de te croire. Et je vais me coucher pour oublier. Peut-être que demain ça aura disparu et tout ne sera plus qu’un mauvais souvenir.
- Tu ne veux pas manger d’abord ? Je comptais préparer des pâtes pour nous deux. Il y a peut-être même de la bolognaise.
- Non, je n’ai pas faim.
- Tu ne vas pas faire de bêtises quand même ?
- Non, ôte-toi cette idée de la tête, pas la peine de t’inquiéter pour moi. Bonne nuit.

- Bonne nuit.
J’aurais aimé qu’elle arrête de me regarder avec ses grands yeux emplis d’inquiétude, mais je n’avais plus la force de débattre sur mon potentiel suicide. Je me mis donc au lit et m’endormis rapidement.

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MessageSujet: Re: Candy [1]   Dim 31 Aoû - 17:33

Je m’inquiétais beaucoup pour Zephyr, il avait l’air de vraiment mal vivre cette nouvelle coloration. D’un côté ce n’était pas étonnant, mais j’espérais tout de même qui s’y habituerait, à défaut de pouvoir redevenir normal un jour. Il fallait que je le soutienne et le persuade que ce n’était pas si horrible que cela. Après tout, c’était surtout surprenant, mais si on s’y attardait, certaines de ces couleurs lui allaient vraiment très bien.
Je mangeai rapidement mon assiette de pâtes puis filai dormir.
Je me réveillai tôt et en profitai pour préparer un petit déjeuner pour lui après avoir fini le mien. Je disposai donc une tasse de café avec deux morceaux de sucre, un croissant, des tartines de pain grillées et un pot de confiture d’abricot sur un plateau, puis ouvris discrètement la porte de sa chambre. Il semblait être encore en train de dormir, mais le café allait refroidir et il allait bientôt falloir que je parte. Je m’assis donc sur le rebord de son lit et lui touchai doucement l’épaule. Il se releva aussitôt de manière tellement brusque que je faillis tout renverser sur le lit.
- Je t’apporte ton petit déjeuner. Désolée pour le réveil brutal.
- Ce n’est pas grave. Merci beaucoup.
Il commença à manger puis releva son regard vers moi.
- Rassure-moi, la journée d’hier n’était qu’un cauchemar n’est-ce pas ?
- Et bien…
- Je vois…
- Je peux te coiffer de manière à rendre tes cheveux un peu moins visibles. Une natte t’irait bien, elle permettrait d’isoler les deux couleurs et donnerait un effet plus naturel.
- Je ne suis pas sûr que ce soit vraiment efficace, c’est trop tard pour camoufler quoique ce soit. J’en suis venu à me dire que si je mettais un bonnet il prendrait même feu. C’est une malédiction que je ne peux pas combattre.
- Mais non. Tu vas voir.
- Fais ce que tu veux.
Je m’appliquai donc à lui faire une jolie tresse en séparant bien les deux couleurs. Ce n’était pas tâche facile puisqu’ils en changeaient à intervalle régulier, mais il y avait tout de même toujours la même séparation.
- Voilà ! Tu aimes ?
- Ca ne change rien au problème. Mais merci de vouloir m’aider.
J’aurais voulu pouvoir faire plus mais je ne voyais pas bien quoi.
- Dis, est-ce que tu vas à la fac de cette ville ?
- Oui. Il ne faudrait d’ailleurs pas que je tarde.
- Je peux venir avec toi ? Je devais repérer le chemin mais je n’ai pas pu je suis rentré trop tard hier.
- Pas de problème. Je te montrerai.
- Et tu finis à quelle heure cet après-midi ?
Sa question me posa une colle.
- Five o’clock.
-  Tu ne sais pas le dire en français ?
Je baissai les yeux avec honte devant son regard étonné.
- Je ne compte pas encore très bien. Je viens d'Angleterre.
- C’est trop mignon !
- Ne te moque pas de moi…
- Tu sais, moi non plus je ne suis pas d’ici. Et d’entre nous deux, tu es sans aucun doute celle qui a le plus de raisons de se moquer de l’autre.
- …
- Tu voudras bien qu’on rentre ensemble ? Aie pitié de moi, je ne suis pas sûr de retrouver le chemin le premier jour. Et personne ne voudra indiquer la route à un clown mafieux.
Sa remarque me fit rire mais j’essayai de le camoufler en toussant.
- J’ai bien vu que tu riais, c’est cruel de te moquer de quelqu’un qui ne pourra jamais se faire d’amis !
- Tu dis n’importe quoi, tu t’en feras très vite. Tu es gentil. Et un peu fou. Les étudiants de la fac aiment beaucoup les gens originaux.
- Fou ? Alors ça y est, vous m’avez tous contaminé. Je pensais résister plus longtemps.
- Arrête de te lamenter, on va être en retard.
Il poussa un soupir à fendre l’âme mais je le tirai sans vergogne hors du lit.
- Tu as une minute pour t’habiller. Je t’attends.

Je fermai la porte de sa chambre pour qu’il puisse se changer. Il en ressortit rapidement, et nous pûmes enfin nous mettre en route.

[vers l'université]

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