Dieu, fainéant et se faisant trop vieux pour jouer aux Sims avec les humains, il envoie ses anges chercher un humain qui pourrait le remplacer. Les prétendants au titre devront prouver leur valeur en faisant... ce qui amusera Dieu sur le moment.
 
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 Zelos [22]

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Zelos

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MessageSujet: Zelos [22]   Mer 10 Sep - 2:19

Ce que m’avait révélé Candy me préoccupait. Comment est-ce que toute la faculté pouvait bien être au courant que j’étais resté avec Akagi cet après-midi ? N’avaient-ils dont rien d’autre à faire que d’espionner les gens et diffuser des ragots ? Et bien sûr, elle ne répondait plus à mes messages…
En parcourant mon téléphone je me rendis compte que je n’avais toujours pas rappelé Hishigi. Ce n’était vraiment pas poli de ma part. Je composai donc son numéro et attendis qu’il décroche.
- Allô ?
- Bonjour, c’est Zephyr. Je suis désolé de ne rappeler que maintenant… Je n’ai pas vraiment d’excuse, je vous avoue que ça m’était sorti de la tête.
- Cela ne me pose aucun problème. Mais est-ce que vous allez bien ?
- Comment ça ?
- Il avait exactement les mêmes intonations de voix que vous lorsqu’il était déprimé.
Mais qui était donc cette personne qui me ressemblait apparemment en tous points ? J’aurais vraiment aimé la rencontrer et résoudre enfin ce mystère.
- Vous avez l’ouïe fine. Effectivement, ça ne va pas fort en ce moment, mais ce n’est rien de grave. Des soucis d’adolescent. Je croyais avoir passé l’âge, mais je ne vois vraiment pas comment les qualifier autrement. Il faut croire que nous restons toujours de grands enfants.
- Vous pouvez m’en parler si cela vous soulage.
- Ne vous en faites pas, ce n’est vraiment pas grand-chose.
- Est-ce que des gens ont essayé de vous voler vos cheveux ?
- Pardon ?
- Vous savez, votre nouvelle coupe est tellement éblouissante que des gens jaloux pourraient vouloir vous scalper. A votre place je penserais à investir dans un garde du corps.
Quel curieux personnage… Mais d'un côté cela le rendait drôle et sympathique.
- Vous avez probablement raison, mais peut-être que le moins risqué serait de revenir à ma couleur d’origine, non ?
- Non, surtout pas ! Cette coupe mérite qu’on risque sa vie pour elle.
- Oui, je n’en doute pas.
- Mais… Rassurez-moi, vous n’envisagez toujours pas le suicide ? C’était à prendre au second degré, vous l’avez bien compris n’est-ce pas ?
- Non.
Mais qu’est-ce qui m’avait pris de lui dire que ça n’allait pas ?
- Vous êtes sûr ? Parce que je connais un très bon psychologue si vous en avez besoin. Ce n’est pas une honte vous savez.
S’il était si bon que ça, je me demandais pourquoi il ne prenait pas rendez-vous lui-même, mais je gardais ma réflexion pour moi.
- Ecoutez, je vais bien. Ma nouvelle université est merveilleuse, j’ai une montagne d’amis plus gentils les uns que les autres, et une petite amie adorable que tout le monde m’envie, je ne pourrais rêver de rien de plus. Je suis simplement un peu nostalgique. Je ne vais pas gâcher tout ça pour si peu.
J’aurais pu ajouter que j’avais gagné au loto et que je me baignais désormais dans une piscine de billets et que mes vêtements étaient tous brodés d’or, mais cela aurait nui à la crédibilité de l’ensemble. Même si le reste ne paraissait pas vraiment crédible à mes yeux non plus.
- Je suis vraiment heureux pour vous.
- Quelque chose ne va pas ?
- Désolé. Je me demandais simplement si les choses auraient été différentes s’il avait été heureux lui aussi. Et si j’aurais pu y faire quelque chose… A chaque fois que je vous parle je ne peux pas m’empêcher de vous associer à lui.
Je me sentis extrêmement coupable d’avoir oublié à quel point il était mal en point. Dire que j’osais me lamenter à cause de simples rumeurs de gamins propagées par des gens que je ne connaissais même pas en face de quelqu’un qui venait de perdre un ami proche.
- C’est à moi de m’excuser. Je n’aurais peut-être pas dû vous appeler.
- Bien sûr que si. J’apprécie nos conversations.
- Même si vous savez que je ne suis pas lui ?
- Oui.
Être pris pour une personne à part entière et pas pour un fantôme me fit plaisir. A bien y penser c’était un peu triste de se réjouir d’être pris pour un être humain, mais après tout, il y avait du bon à se satisfaire de peu.
- Est-ce que cela vous dirait de passer chez moi demain ? Nous pourrions discuter de votre ami puisque ça a l’air de beaucoup vous tenir à cœur.
- Cela ne vous dérangerait pas ?
- Pas le moins du monde. Cela me ferait même plaisir.
- C’est gentil de votre part. Quand est-ce que vous voulez que je vienne.
- Vers dix-sept heures, cela vous irait ?
- Oui, très bien. A demain donc. Et merci encore.

- Il n’y a pas de quoi. A demain.

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MessageSujet: Re: Zelos [22]   Mer 10 Sep - 3:09

Lorsque je rentrai j’eus la déception de constater que Zephyr était au téléphone, je n’allais pas pouvoir le harceler de questions tout de suite. Mais d’un côté cela m’arrangeait car j’avais besoin d’un peu de temps hors de sa vue. Je rentrai discrètement dans ma chambre et m’installai à mon ordinateur. J’avais oublié de donner notre adresse à Akagi sous l’effet du stress, et je n’allais pas aller à l’université demain, il fallait donc que je trouve un moyen de la lui donner. Je lui écrivis un e-mail que j’envoyai à son adresse professionnelle de la fac en espérant qu’il la consulte régulièrement. Dans le pire des cas je pouvais toujours essayer de subtiliser le portable de Zephyr pour lui envoyer un message mais cela serait probablement compliqué.
- Qu’est-ce que tu fais ?
Je sursautai et rabattis brusquement l’écran de mon ordinateur.
- Rien, rien du tout !
- C’est à peine suspect. Tu regardais un film porno ?
Je laissai échapper un léger soupir de soulagement.
- Oui, voilà.
- Tu es bizarre…
- Quoi ? Tu es dans ma chambre je te rappelle, j'ai le droit d'en regarder, tu n'as rien à faire là!
- Tu n’avais pas du tout l’air de regarder un film. Je me demande ce que tu caches.
- Pardon ? Le roi des cachottiers aurait-il fait un commentaire ?
- Je ne t’ai rien caché.
- A part le fait que tu couches avec ton prof tu veux dire ?
- Pour la dernière fois, je ne couche pas avec lui. C’était purement amical et chaste à tous points de vue.
- A d’autres ! Tu me dis qu’il a failli te violer et après tu pars en tête à tête avec lui pendant deux jours. Tu crois vraiment pouvoir me faire avaler que vous n’avez rien fait ?
- Crois ce que tu veux mais je n’ai pas de raison de mentir.
Il avait l’air sincère, et cela me frustra. Leur relation était encore moins avancée que ce que je croyais.
- Mais… Vous avez fait quoi alors ?
- Hier il m’a emmené au restaurant. Je suis tombé malade alors il m’a laissé dormir chez lui - oui simplement dormir - et le lendemain, c'est-à-dire aujourd'hui, nous sommes allées à la fête foraine.
Ma déception laissa peu à peu place à de la joie.
- Trop mignon ! Et alors ?
- Alors quoi ?
- Tu l’aimes ?
- Tu ne crois pas que tu vas un peu vite ?
- Tu ne crois pas que tu vas trop lentement ?
- Peut-être que le juste milieu se trouve entre nous deux.
- Je m’en fiche, raconte !
- Mais je viens de tout te dire ! Que veux-tu savoir de plus ? Sachant que, non, je ne suis pas amoureux, je le connais à peine !
- A quel point il te plaît ?
Il n’avait pas l’air de vouloir me répondre. Je me levai donc de ma chaise et l’invitai à s’asseoir avec moi sur le canapé du salon pour que nous soyons installés plus confortablement.
- Je ne vais pas me moquer de toi. J’aimerais pouvoir me réjouir pour toi ! On est amis non ?
- Ça ne serait pas plutôt de la simple curiosité ? Doublée d’une envie de commérage.
- Non, je ne dirai rien. Et je te ferai un beau cadeau demain.
- Quel genre de cadeau ?
- Tu verras bien.
Il eut l’air de réfléchir pendant une bonne minute avant de reprendre la parole.
- Je pense que je l’avais jugé un peu vite. Il n’est pas aussi superficiel que ce qu’il laisse paraître. Ni aussi cinglé - bien qu’il reste relativement fou. J’ai passé un bon moment avec lui. C’est étrange à dire mais par moments j’avais l’impression de le connaître depuis longtemps. Je suppose que c’est parce qu’on est restés ensemble deux jours d’affilée. Ou alors parce qu’il a contaminé mon inconscient avec cette histoire de fantôme et que je me prends vraiment pour son ex.
- Et tu aimerais le revoir ?
- Je vais le revoir de toute façon. C’est mon prof après tout.
- Je parle de le voir en dehors des cours.
- Oui, pourquoi pas.
J’étais très satisfaite de ma bonne action. Il serait probablement fou de joie de voir Akagi chez nous demain.
- Est-ce que tu peux arrêter de me fixer avec ces yeux émerveillés s’il te plaît ? C’est assez inquiétant…
- Vous formez un couple adorable.
- Nous ne sortons pas encore ensemble.
- Tu as dit "encore" !
- Ça ne veut pas dire qu’il va se passer quelque chose. Ça veut juste dire que potentiellement, notre relation - pour le moment purement amicale - pourrait déboucher sur autre chose. Je pense que c’est encore un peu tôt pour le dire, ce n’est donc pas la peine de t’emballer à ce point.
- Je ne m’emballe pas.
- A peine. Allez maintenant, va te coucher. Et n’oublie pas ma surprise demain !
- Je n’oublierai pas ne t’en fais pas. Bisous, dors bien !

- Bonne nuit.

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MessageSujet: Re: Zelos [22]   Jeu 11 Sep - 18:56

J’émergeai avec difficulté de mon sommeil. J’avais prévu de me lever tôt pour aller faire un jogging, mais visiblement mon réveil en avait décidé autrement. Enfin, il n’était toujours pas trop tard. J’enfilai rapidement un jogging et un sweat avant de me rendre dans la cuisine pour prendre mon petit déjeuner. J’y trouvai Candy, très affairée à découper minutieusement des fruits sur la table.
- Tu es enfin réveillé ?
- Oui, comme tu peux le voir.
- Parfait, j’avais besoin de toi. Je vois que tu es habillé pour l’occasion alors tu vas pouvoir débuter dès à présent.
- Comment ça ?
- Il faut faire le ménage de fond en comble.
- Donc moi je fais les corvées pendant que tu joues avec des fraises et des bananes ?
- Je prépare le repas.
- Je vois.
J’avalai un grand verre de jus d’orange, puis posai le verre à côté d’elle.
- Fais la vaisselle dans ce cas. Il faut bien équilibrer les tâches.
- D’accord. Mais dépêche-toi de t’y mettre.
- Je pensais aller courir un peu avant.
- Pas le temps. Allez, hop hop hop ! Et lâche ton bol, goinfre.
- Je parie que tu m’aurais laissé manger en paix si c’était à moi de faire la vaisselle.
- Viiiiite !
Je ne comprenais pas vraiment son empressement, mais il était vrai que l’appartement avait probablement connu des jours meilleurs. Je me mis donc à passer le plumeau, puis l’aspirateur et enfin la serpillière.
Je m’affalai ensuite sur une chaise pour profiter d’une pause bien méritée.

- Tu n’as toujours pas fini ?
- Je fais autre chose maintenant, je prépare un gâteau.
- C’est pour ma surprise que tu fais tout ça ?
- En partie. Tu n’as pas fait les vitres.
- Toi tu n’as rien fait du tout.
- Je me tue à préparer un bon dîner pour vous !
- Qui ça nous ?
- Je veux bien faire les vitres, mais pourrais-tu étendre le linge ? Je m’occuperai de la déco après.
Refusant de chercher à comprendre, j’allai ouvrir la machine à laver, et sortis le linge, que je me mis à étendre sur le balcon.
- C’est bon ? Satisfaite ?
- Oui, très bien. J’ai autre chose à te demander. Comment tu trouves ma robe ?
- Bien.
Elle partit dans sa chambre et revint avec une nouvelle tenue.
- Et là ?
- Bien.
Elle retourna de nouveau dans sa chambre. Ce petit manège dura de nombreuses minutes, ce qui commença à me faire perdre patience.
- Mais qu’est-ce que tu veux en fait ?

- Que tu me trouves neutre.
- Tu es merveilleusement neutre. Je n’ai jamais vu plus neutre de toute ma vie. Tu es tellement neutre que la Suisse a décidé de faire de toi sa nouvelle mascotte et de faire des statues à ton effigie un peu partout. Ils envisagent même de mettre ton visage sur leur drapeau. Contente ?
- Oui, très.
- Plus sérieusement, pourquoi est-ce que tu cherches à être neutre ? Tu as décidé de t’engager dans la mafia toi aussi, donc tu cherches à te fondre le plus possible dans la masse ?
- Non, mais je vais bientôt voir deux amis en plein rendez-vous, et je ne voudrais pas que l’un d’eux croie que je veux draguer l’autre.
- Pourquoi est-ce que tu veux aller tenir la chandelle ? Tu n’as qu’à rester ici.
- Alors ? Neutre ou pas neutre ?
- Arrête de te prendre la tête, s’ils ont rendez-vous, c’est qu’ils se plaisent mutuellement, tu n’as pas à te mettre la pression pour ça. Mets ce qui te plaît.
Son visage sembla soudain s’illuminer.
- Tu as raison.
- Je peux partir faire mon jogging maintenant ?
- Non, il est tard, et nous n’avons pas encore mangé.
- Comment ça tard ? Il n’est que deux heures. Tu as peur de te retrouver toute seule ? Si c’est le cas, tu peux venir avec moi.
- Faisons à manger, et nous verrons après.
- Je croyais que tu avais justement préparé à manger ?
- Pour le dîner en fait.
- Tu n’es pas très logique dans ta tête.
Nous mangeâmes rapidement, et partîmes courir ensemble. Candy me poussa à rentrer plus tôt que prévu, mais j’avais au moins pu me détendre un bon moment. Elle était plus sportive que ce que qu’elle laissait paraître, c’était une agréable surprise. Avec un peu plus d’entraînement de sa part, j’aurais peut-être une partenaire de course pour les jours à venir.
- Je peux prendre ma douche en première ? Je ne prendrai pas longtemps.
- Honneur aux dames.
Elle en sortit effectivement rapidement, et me laissa un bain chaud rempli derrière elle.
- Merci Candy, j’en avais bien besoin.

- De rien. Prends ton temps, il faut que tu te reposes tu dois être fatigué.

Je voulus fermer la porte mais la clef n’était pas dans la serrure. Candy avait dû la prendre par inadvertance. Je poussai donc la porte pour la fermer sans la verrouiller. Après tout, elle savait que j’étais là, ce n’était pas bien grave.
Je me déshabillai donc et entrai dans la baignoire avec un soupir de soulagement.

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MessageSujet: Re: Zelos [22]   Jeu 11 Sep - 20:43

Heureusement j'avais bien reçu le mail de Candy (je crois?) qui m'indiquait leur adresse et je n'avais pas eu de mal à la trouver. Sûr de moi je sonnai à la porte, un bouquet de fleur à la main. Il aime les nunucheries ça devrait le faire fondre. La femme vint m'ouvrir.
- Bonjour. Entrez donc.
- Merci bien. Où est mon chéri ? ♥
- Vous le verrez bientôt !
- Il se prépare encore ?
- En fait il vous attend dans la chambre. Je vais vous y conduire, les fleurs lui feront très plaisir.
- Oui j'en suis sûr ♥
Elle m'indiqua une pièce, j'y entrai sans me poser de questions. Je découvris rapidement que ce n'était pas une chambre mais une salle de bain (occupée qui plus est), mais la porte se verrouilla aussitôt après que j'y sois entré.
- C'est quoi cette histoire...?
La silhouette dans le bain se tourna dans ma direction.
- Qu'est ce que vous faites là ?! Sortez maintenant !!
- Content de te voir ♥ Je t'ai même apporté des fleurs. Tu veux que je les éparpille dans ton bain ?
- Merci de l'attention, mais ne vous approchez pas. Qui vous a permis d'entrer ?
- Ta colocataire, elle m'a invité. Et apparemment elle nous a aussi enfermés dans la salle de bain... Je trouve que c'est une idée intéressante ♥
- Je trouve que c'est une idée plus qu'étrange. Candy ?! Est-ce que tu veux bien nous ouvrir ? Jre crois que tu te trompes sur la nature du rapport que j'ai avec cet homme.
...
- On dirait qu'elle ne t'entend pas haha, je crois qu'elle a envie qu'on passe un bon moment.
Je lui tendis le bouquet.
- Euh merci mais qu'est ce que vous voulez que j'en fasse maintenant ?
- J'en sais rien, c'est des fleurs je sais pas ce qu'on en fait d'habitude.
- Vous devez en recevoir beaucoup pourtant...
- Oui mais je n'en fais rien.
- C'est assez méchant... Et si je vous en offrais, vous en feriez quoi ?
- J'y ferais attention et je les encadrerai quelque part.
- Encadrer des fleurs ...? C'est un concept étrange mais j'imagine que je dois être touché. Vous ne voulez pas les poser sur le lavabo ? J'irai les mettre dans un vase quand on sortira.
- Tu ne veux pas te lever et te montrer nu devant moi alors que j'ai déjà goûté à chaque centimètre de ton corps ?
- Je n'ai pas encore eu le plaisir de vivre ces moments.
- En effet. Bon, il est temps que je me déshabille.
- Euh ? Est-ce bien nécessaire ? On devrait bientôt sortir.
- Mais oui mais oui.
J'enlevai mes habits un par un en faisant bien attention à montrer mon corps sous les meilleurs angles.
- Ce n'était pas la peine d'en faire autant.
- C'est mieux qu'on soit à égalité, après tout je me rappelle très bien de ton corps mais tu ne te rappelles plus de mon corps... C'est bien dommage d'ailleurs.
- Hm, certainement.
J'exhibai mes muscles parfaits.
- ...
- Mon corps est fascinant n'est-ce pas ? Tu le regardes depuis tout à l'heure.
Il détournait le regard d'un air gêné.
- Désolé, j'étais dans la lune.
- Hm ♥ Je vois que je t'intéresse toujours. Et si je montais dans le bain avec toi ? Je commence à avoir froid... et je pourrai te masser le dos ♥

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MessageSujet: Re: Zelos [22]   Mar 23 Sep - 23:17

- Non merci.
- Pourquoi ? Je sais que tu en meures d’envie.
- Peut-être que si vous étiez une jolie jeune femme aux longs cheveux blonds et aux yeux bleu azur je vous aurais déjà invité à me rejoindre. Ça ne vous a jamais traversé l’esprit que vous puissiez ne pas être mon type ?
- Non. Je sais que tu adores mon corps. Comme tout le monde d’ailleurs.
- Vous n’en savez rien. C’est d’ailleurs tout le problème, vous ne savez rien de moi et vous prétendez m’aimer. Vous connaissez peut-être mon corps par cœur, jusqu’à l’emplacement de mes grains de beauté, mais je parie que vous êtes incapable de me dire la moindre chose sur mes habitudes, sur ceux qui comptent pour moi, ce que j’aime faire, ou encore ce que je déteste dans la vie.
- …
- Vous voyez.
- Tu adores les sucreries. Et râler. Mais tu détestes les montagnes russes.
- Vous êtes capable d’apprendre finalement, votre cas n’est peut-être pas perdu.
- Si c’est le seul problème à tes yeux, nous pouvons très bien faire plus ample connaissance dans la baignoire.
- Nous pouvons aussi le faire à distance vous savez ?
- C’est moins efficace.
- Je vous assure que non.
- Tu ne vas quand même pas me laisser mourir de froid alors que j’ai fait tout ce chemin pour toi et que je t’ai même acheté des fleurs ?
- Je ne me rappelle pas vous avoir demandé de venir, ni de m'acheter des fleurs, et encore moins de vous déshabiller.
- Mais ça ne te déplaît pas.
- Qui sait.
Je me demandais combien de temps nous allions rester enfermés. Si Candy était vraiment responsable de cette situation elle n’allait pas tarder à en voir de toutes les couleurs. Je ne comprenais vraiment pas pourquoi elle s’acharnait à vouloir me faire sortir avec un homme fou amoureux d’un autre que moi. Et il fallait bien insister sur le terme fou. Même s’il fallait bien avouer qu’il se montrait plus beaucoup attentionné qu’au tout début.
Au bout de plusieurs minutes très désagréables de silence et de regards en coin je finis par céder. Je tressai mes cheveux et les décalai de manière à dégager ma nuque.

- Vous pouvez me massez les épaules si vous y tenez.
- Je n'ai rien dit.
- Vous me stressiez à me fixer sans rien dire. C’était assez oppressant.
- Ça te manquait déjà de ne plus me parler ? ♥
- Disons que je n’ai pas l’habitude de vous voir comme ça. Et puis puisque nous sommes tous les deux coincés ici il vaut mieux qu’on discute plutôt que de se regarder en chiens de faïence.
- Tu n’as pas besoin de te trouver des excuses, tu pourrais tout simplement avouer que tu aimes me parler ♥
- J’aime vous parler.
Il eut l’air surpris de ma réponse. Visiblement, les seules fois où il ne passait pas son temps à fanfaronner sur son physique et/ou ses performances sexuelles, étaient les moments où je lui témoignais de l’intérêt. Cela était relativement étrange si l’on prenait en compte le fait qu’il me considérait comme son ex. En toute logique, il aurait dû s’attendre à des réponses positives de ma part à ses avances. Apparemment cela n’était pas le cas. Cela pouvait s’expliquer soit par le fait qu’il avait purement et simplement inventé toute cette histoire de fantôme, soit par celui que sa relation avec lui n’avait pas été aussi rose que ce qu’il laissait paraître.
En tout cas il était agréable de le voir redescendre un peu de son piédestal. Je me demandais s’il se rendait compte de la barrière que représentaient ses plaisanteries et son immense fierté. Il paraissait bien plus accessible lorsque qu’il était tout simplement touché par un mot gentil qu’en faisant sa propre publicité. Enfin, peut-être n’était-il pas touché mais simplement pris de court. J’espérais que ce n’était pas le cas.

- Est-ce que vous préférez que je retire ma proposition ? A la base c’était plutôt pour briser la glace, donc si vous redevenez muet cela ne va pas aller.
- Tu ne préfèrerais pas un massage du dos en entier ?
- Si vous êtes vraiment très doué j’y réfléchirai. Et avant que vous n’ayez des idées bizarres, ce n’est pas la peine de rentrer dans la baignoire pour ça. Il y a un tabouret juste ici, donc vous pouvez vous asseoir dessus, ça sera plus pratique pour vous.
Contrairement à mes attentes, il s’exécuta sans broncher. Il était particulièrement sage aujourd’hui - si on oubliait le fait qu’il était complètement nu - c’était donc un bon moment pour continuer à faire connaissance.
- Je me pose une question et j’aimerais que vous me répondiez honnêtement. Est-ce que votre ex a vraiment existé ?
- Bien sûr.
- Dans ce cas, est-ce que vous vous seriez intéressé à moi même si je ne lui ressemblais pas ?
- Oui.
- Même si je ne vous plaisais pas physiquement ?
- Non.
- Cela fait toujours plaisir à entendre.
- Tu m’as dit de te dire la vérité.
Je m’accordai quelques secondes pour profiter pleinement du massage, avant d’être assailli de nouveau par des interrogations.
- Est-ce que je dois en déduire que mes cheveux vous plaisent quand même ?
- Tu me plais malgré tes cheveux.
- Vous êtes de plus en plus délicat. Un vrai rayon de soleil. J’espère qu’au cours de vos nombreuses expériences professionnelles vous n’avez jamais envisagé d’être psychologue.
- Je n’ai jamais envisagé ça, non. Mais pourquoi est-ce que tu parles tout le temps de tes cheveux ?
- Peut-être parce qu'ils clignotent ? Je crois que je n’arriverai mieux à les supporter que lorsque j’aurai trouvé quelqu’un qui les aimera.
- Donc ce n’est pas de mon approbation dont tu as besoin, mais de celle de n’importe qui, et tu oses me faire la morale.
- J’ai compris que je n’aurais pas la vôtre donc ce n’est pas la peine d’insister. Moi en tout cas, j’aime beaucoup vos cheveux. Leur couleur est tellement… normale. C’est émouvant. Honnêtement, j’en suis jaloux.
- Rappelle-moi de te ressortir cette phrase la prochaine fois que tu critiqueras mes méthodes de drague.
- J'y penserai.
Après quelques secondes j’éprouvai à nouveau le besoin de briser le silence.
- Et s’il était encore en vie ?
- Quoi ?
- Si vous aviez le choix entre nous deux, lequel choisiriez-vous ?
- Vous êtes la même personne, il n’y a pas de choix possible.
- Cette réponse ne me convient pas du tout. Il serait temps que vous tiriez un trait sur le passé. Je ne vous demande pas de l’oublier, mais d’accepter l’évidence. Nous n’avons jamais été, ne sommes pas, et ne serons jamais la même personne. Vous l’avez perdu et rien ne pourra le remplacer, même pas moi. Si jamais nous en venions à sortir ensemble, je préfèrerais encore que vous m’aimiez moins que lui plutôt que vous m’identifiiez à lui.
Son absence de réponse me fit regretter d’avoir été si direct. Sa perte était récente, il était cruel de ma part de passer mon temps à la lui rappeler. Je pouvais bien lui laisser un peu plus de temps.
- Désolé. Le tact n’est pas toujours mon fort. Je voulais juste que vous compreniez que j’ai l’impression de commencer à mieux vous cerner et que j’apprécie votre compagnie - lorsque que vous n’êtes pas en train d’essayer de me violer - alors j’aimerais me faire apprécier pour moi-même en retour.
- Je t’apprécierais encore plus si tu me laissais rentrer dans ton bain.
- Est-ce que c’est votre manière d’éviter les sujets gênants ? Peut-être qu’en fait vous faites semblant d’être un homme macho mais que vous fondez devant les belles déclarations ? Comment réagiriez-vous à un "je vous aime" ? Non, non, c’est bon je retire ce que j’ai dit, pas la peine d’essayer de me noyer. Mais qu’est-ce que vous faites ?
- Je rentre dans la baignoire.
- Je ne vous ai jamais autorisé à faire ça !
- Tu m’as dit que tu me laisserais si je te faisais un massage exceptionnel, et c’est ce que j’ai fait.
- Je n’ai pas eu suffisamment de temps pour juger.
- Dans ce cas je m’autorise moi-même.
Mes protestations n’eurent malheureusement pas le moindre effet sur lui. Il s’installa derrière moi sans que je ne puisse rien y faire.
- Dire que je commençais à vous trouver sage, mignon et attendrissant.
- Si c’est vraiment ce que tu pensais de moi, tu es loin du compte.
- Je suis déçu.
- Tu ne devrais pas. Je vais enfin pouvoir te faire un massage digne de ce nom.
- Je ne sais pas si vous le méritez vraiment.
- Mais tu sais que tu en as envie, c’est le principal.
- Il y a autre chose dont j’ai envie actuellement.
- Que je te fasse l’amour ?
- A part ça.
- Occupons-nous de ça d’abord, la solution est très simple.
Je fus déçu de constater qu'il n'était pas facile de le déstabiliser plusieurs fois de suite. C'était bien dommage.
- Ca me donne une idée. Peut-être que si on simule un orgasme Candy nous ouvrira la porte.
- A quoi bon simuler ? Autant joindre l’utile à l’agréable.
- Ca prendrait trop de temps. Sauf si vous êtes un éjaculateur précoce ? Auquel cas cela ne joindrait pas énormément d’agréable à l’utile.
- Je vais te prouver tout de suite le contraire.
- Dans ce cas vous êtes rapide parce que vous sautez les préliminaires ? Ce qui n’est pas franchement mieux. Mais c’est plus facile de remédier à ce problème là qu’au précédent.
- Je n’ai jamais vu quelqu’un parler autant que toi.
- Si vous trouvez que je parle trop je vais juste en venir à l’essentiel et après je ne dirai plus rien. Vous me direz ce que vous préférez par la suite.
- Pourquoi pas. La dernière fois que tu as essayé de te taire les choses se sont passées de manière très intéressante.
Je ne me souvenais pas d’un quelconque moment auquel il aurait pu faire référence. Il devait probablement encore parler de l’autre moi. Il était vraiment temps que ça s’arrête.
- Personne n’aime se faire sans cesse comparer à quelqu’un d’autre. Pour être bien sûr qu’il n’y a pas d’ambiguïté, j’aimerais que vous m’écriviez une belle lettre manuscrite et cachetée à la cire citant tout ce que je suis et qu’il n’était pas, ou l’inverse. Je veux au moins trois éléments de comparaison, c’est le strict minimum. Et en bonus, si vous en éprouvez l’envie, vous pourrez me faire un paragraphe de conclusion sur certaines choses qu’il n’aurait jamais faites, et que je me ferai un plaisir de faire pour vous prouver que j’ai ma propre identité.
- Et si tu refuses ?
- Et bien vous pourrez me dire que j’ai eu tort sur toute la ligne et que je suis bien un fantôme. Je ne le discuterai plus. Mais je vous conseille de faire attention à ce que vous écrivez. Si vous me dites de traverser une rivière pleine d’alligators je le ferai, mais vous n’aurez plus qu’à prier pour que les fantômes aient eux-mêmes des fantômes pour pouvoir à nouveau remplacer votre ex. Si vous prétendez qu’il ne vous aurait jamais embrassé je vais me poser des questions sur votre relation. Essayez donc de rester crédible. Et surtout si vous me dites que vous n’avez jamais fait telle ou telle expérience sexuelle avec lui je vais me dire que vous êtes vraiment très ennuyeux au lit. M’ennuyer au lit je peux très bien le faire tout seul donc vous pourrez dire adieu à vos chances avec moi. Tout ça pour vous expliquer que ce n’est pas une chance que je vous laisse pour avancer plus rapidement dans notre relation, mais pour que vous me connaissiez mieux. Qu’est-ce que vous en pensez ?
- J’en pense que tu parles trop, je n’ai pas tout suivi.
- Moi qui venais de vous livrer les clefs de mon cœur sur un plateau…
- Je n’ai pas besoin de de tout ça pour te séduire.
- Je vous conseille tout de même d’y penser.
-  Maintenant que je t’ai écouté sagement, est-ce que je peux enfin te faire ton massage ? En silence.
Je hochai la tête pour lui confier mon approbation. J’étais un peu déçu qu’il veuille à tout prix que je me taise, parce qu’il y avait encore de nombreux sujets que je voulais aborder avec lui. Peut-être qu’au fil du temps il commençait à se rendre compte de nos différences de caractère, et qu’il préférait ne pas y penser. Je me demandais bien comment il allait réagir lorsqu’il finirait par comprendre que je n’étais pas le fantôme de son ex. Il était possible qu’il décide de ne plus jamais m’adresser la parole et de m’oublier aussitôt. Après tout, il serait forcément déçu puisque je n’étais pas la personne qu’il voulait que je sois. Je ne pouvais probablement pas espérer qu’il me trouve mieux que lui, vu la fixation qu’il faisait.
J’eus un léger pincement au cœur en pensant à tout ça. Peut-être n’aurais-je pas dû le pousser à ce point à chercher nos différences. S’il venait à disparaître de ma vie après ça cela créerait probablement un vide pour un petit moment. Après tout, à bien y réfléchir, c’était la personne avec laquelle j’avais passé le plus de temps depuis mon arrivée. Son insistance pouvait paraître lourde par moments, mais il était toujours agréable de susciter autant d’intérêt chez quelqu’un. Cela en valait-il tout de même la peine si je n’étais pas le réel objet de son attention ? Je n’en étais pas si sûr. Qu’il décide de couper les ponts serait sûrement un mal pour un bien, même si je n’avais pas particulièrement envie d’envisager cette issue.
Un baiser sur la nuque me fit reprendre mes esprits.

- Je ne sais pas à quoi tu penses encore, mais arrête et profite.

Je pensais avoir du mal à suivre son conseil mais ce fut tout le contraire. Je parvins enfin à interrompre le flux incessant de mes pensées et profitai pleinement du contact de ses mains expertes. Il n’avait pas menti, il était vraiment doué. Il avait peut-être été masseur ou kinésithérapeute au cours de son long parcours professionnel. Ou encore les deux, il n’en était plus à ça près.
- Alors, qu’est-ce que tu en as pensé ?
- J’ai le droit de reparler ?
- Oui.
- C’était parfait.
- Je mérite bien une petite récompense alors ?
- Pourquoi pas. Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ?
- Aller plus loin.
- D’accord.
Je reculai de manière à pouvoir poser mon dos sur son torse.
- Qu’est-ce que tu fais ?
- Un câlin.
- Tu n’es pas vraiment dans le bon sens.
- C’est déjà ça non ? Une chose à la fois.
- Tu es sûr que tu n’essaies pas plutôt de dormir ?
- Je dois avouer que l’idée est tentante. Vous êtes extrêmement confortable.
- Oublie ça tout de suite.
- Hmmm ?
Je fus tiré de la torpeur dans laquelle je commençais à plonger lorsqu’il me mordit l’oreille.
- Mais ça ne va pas la tête ? Je ne suis pas comestible !
- Je suis sûr du contraire.
Je voulus m’échapper à son entreprise mais il me retint fermement dans ses bras.
- Lâchez-moi !
- C’est toi qui as choisi de te mettre dos à moi, tu t’es placé dans cette situation tout seul.
- Je vous faisais confiance !
- Et tu as eu raison, je ne te ferai rien de mal. Tu ne vas pas le regretter.
- Je ne suis pas sûr que nous ayons la même définition de ce qui est mal ou pas.
Il ne prit pas la peine de me répondre et s’appliqua à me faire un long suçon sur le cou qui me fit frissonner involontairement.
- J’ose espérer que vous avez au moins eu la décence de ne pas laisser de trace trop visible.
- Bien sûr que si, c’était là tout l’objectif. Je dois marquer mon territoire.
Cela m’étonna de sa part. Je ne pensais pas qu’il puisse envisager une seule seconde pouvoir me perdre au profit de quelqu’un d’autre. Surtout qu’avec son harem il ne pouvait pas tellement se permettre de se montrer possessif et d’exiger l’exclusivité. Mais le plus important restait que, pour une fois, il se remettait implicitement en question et doutait de lui-même. Bon, il était largement possible que j’analysais bien trop la situation et que j’étais complètement à côté de la plaque, mais je trouvais tout de même cela plutôt mignon.
- Et moi, j’ai aussi le droit de marquer mon territoire ?
- Oui.
- D’accord, je note.
- Tu n’as pas envie d’essayer tout de suite ?
- Je ne suis pas sûr que cela soit très utile. Votre fanclub ne s’arrêterait probablement pour si peu, et puis je ne vous considère pas comme mon territoire.
- Tant que tu considères que ton corps m’appartient, le reste m'importe peu.
- Je n’ai pas dit ça non plus.
Je me laissai de nouveau aller contre son torse.
-  Tu en redemandes ?
- Peut-être bien.

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MessageSujet: Re: Zelos [22]   Mer 24 Sep - 17:17

Il parlait beaucoup pour ne pas dire grand chose, mais au moins il devenait de plus en plus entreprenant et c'était très plaisant à voir et à sentir. Je passais ma main sur son visage et l'attirai vers moi pour l'embrasser fougueusement, me laissant emporter. Il répondit à mon baiser et se laissa faire, à ma grande satisfaction. Je passais mes mains sur son torse, jouai un peu avec ses tétons. Je le sentais vibrer sous mon corps. Je tentai de descendre ma main sur son entre-jambe, mais je sentis une main sur mon torse me repousser.
- Qu'est ce qu'il y a ?
- Je ne veux pas qu'on aille aussi loin maintenant.
- Ton corps a pourtant l'air de dire le contraire.
- Oui, mais ce serait du gâchis. Je veux être sûr que vous me preniez pour la personne que je suis réellement et que vous m'aimiez pour ce que je suis.
- Oh c'est mignon ♥ Mais pourtant c'est le cas, je sais très bien qui tu es.
- Pourtant vous pensez toujours que je suis cette personne. Vous ne m'avez toujours pas écrit de lettre m'indiquant en quoi je suis différent de lui.
- Je ne peux pas écrire une lettre dans un bain, ça abîmerait le papier.
- Ne faites pas l'idiot, je parle pour plus tard. Inutile d'être si pressé.
- Je n'y peux rien, je t'ai attendu trop longtemps. Tu peux être capricieux parfois... Bon, si tu veux, je peux t'écrire une lettre orale.
- Une lettre orale ?
- Oui. Je peux l'écrire à l'orale, la lire à voix haute.
- ...Est-ce que c'est censé être une blague ?
- Non.
- On n'écrit pas à l'oral.
- Non, on parle par contre.
- Remarque pertinente. Donc vous voulez me faire un discours vous voulez dire?
- Oui, mais j'ai pensé que cette formulation te conviendrait mieux et que tu trouverais ça plus "romantique".
- Non en fait je trouve le concept légèrement débile, surtout venant d'un professeur de poésie.
- Si tu trouves ça débile, on peut directement passer aux réjouissances ♥
- Non non, allez-y, je me contenterai de ça pour l'instant.
- Déjà l'ancien toi n'aurait pas apprécié mes avances et aurait été trop gêné pour accepter.
- J'imagine que c'est un point très important.
- En effet je préfère largement ça chez toi. Tu es plus ouvert d'esprit et tu es plus joueur -et je ne parle pas qu'au sens sexuel du terme si ça peut te rassurer-. Tu as l'air de savoir t'amuser et de profiter de la vie, tout simplement. Voilà, en gros c'est ça.
- Je vois... Votre ex n'acceptait pas vos avances sexuelles donc ?
- Non. Pas toujours, c'était vraiment très agaçant.
- Je me pose d'autres questions, mais je n'aimerais pas remuer trop de mauvais souvenirs.
- C'est toi qui as voulu qu'on en parle et j'ai accepté, alors ne pense pas à ça.
- D'accord. Est-ce que vous étiez vraiment un couple ? D'après ce que vous me racontez vous n'aviez pas l'air d'être très... liés, mais peut être que je me trompe.
- Disons que notre relation était en dent de scie.
- Je vois...
- Tu veux que je développe plus ? Je commence à avoir l'impression de faire une dissertation.
- Vous n'avez prononcé que deux phrases. Mais je me contenterai de ça pour l'instant.
- On peut continuer alors ?
Un tapement à la porte m’interrompit.
- Désolée de vous déranger pendant un moment intime, mais il y a un autre invité pour toi Zéphyr, je réouvre la porte.
Zélos poussa un soupir de soulagement.
- Dommage...
Nous sortîmes du bain, puis nous rhabillèrent.
- Nous verrons une autre fois.
- J'espère ♥

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MessageSujet: Re: Zelos [22]   Mer 24 Sep - 18:49

J'avais sonné à l'adresse indiquée, et à ma surprise ce fut une jeune femme qui m'ouvrit.
- Bonjour, que voulez vous ?
- Zélo...Zéphyr m'a invité, je suis son coiffeur.
- Ok... comment vous vous appelez?
Elle semblait septique.
- Je m'appelle Hishigi, mais tutoyez-moi je vous prie. Et vous ?
- Je m'appelle Candy. Pourquoi voulez-vous que je vous tutoie alors que vous me vouvoyez ?
- ...Je ne sais pas. Je vais immédiatement changer ça si ça vous dérange.
J'entrai dans la maison.
- Je vais le chercher, excusez le il est avec his chéri!
Je fus surpris par deux choses. L'utilisation de "his" dans une phrase française et le fait qu'il avait quelqu'un. J'espère que cette fois ce n'est pas quelqu'un comme Akagi qui fait du mal à tous ceux qu'il fréquente... Peut être que cette fois ce sera un jeune homme respectable, intelligent, qui sera capable de le rendre heureux.
Quand je les vis sortir de la salle de bain ensemble, j'eus presque un arrêt cardiaque.
- QU...
- Oh non pas toi...
- ? Vous vous connaissez ?
Je sortis une des bombes lacrymogènes aux effets encore inconnus et le pointa sur Akagi afin qu'il ne m'approche pas.
- Zéphyr, je te conseille de ne pas rester une seconde de plus à moins de deux mètres de ce démon. Il est dangereux.
- Je lui ai montré à quel point j'étais "dangereux" dans le bain ne t'en fais pas ♥ pas la peine de me menacer avec cette bombe, je compte rien te faire.
- Pas de querelles dans ma maison je vous prie.
- Je ne m'attendais pas à ça...
- C'est vrai que ce n'est pas très poli de se disputer chez eux, alors qu'ils nous ont gentiment invités. Tu ne crois pas, Hishigi ?
- Ton arrogance est irritante.
Je ne m'attendais pas à devoir le combattre dans cet endroit... Je ne m'attendais pas du tout à ce qu'il retombe sur ce Zélos et qu'il le prenne pour cible -même si j'avais envisagé la possibilité sans trop la prendre au sérieux-.
- C'est vrai que quitte à se retrouver tous ensemble j'aimerais que ça se passe bien...
C'est vrai que ça ne doit pas être très agréable à vivre au vu de sa situation. Je ne compte pas m'en aller alors qu'Akagi risque de faire des siennes, je vais simplement rester calme et l'empêcher de mal agir...Je vais essayer.
- Bien. Mais ça veut dire que si je veux qu'on parle, il faudra le faire avec lui?
- Je n'ai pas la moindre envie de t'entendre, alors tu peux t'en aller.
- Je propose plutôt que tu t'éloignes deux secondes... Tu as une préférence Zéphyr ? Ou Candy?

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MessageSujet: Re: Zelos [22]   Jeu 25 Sep - 19:15

Je n’avais pas envie de laisser aussi vite Akagi alors qu’il me restait beaucoup de choses à lui dire, mais je n’avais pas non plus envie d’assister à un meurtre.
- Calmez-vous tous les deux s’il vous plaît. Candy, va faire visiter ta chambre à Akagi.
- Il n’y a pas grand-chose à visiter…
- Je dois m’occuper de mon invité, alors occupe-toi du tien. Je te rappelle que c’est ta responsabilité.
- Mais je l’ai invité pour toi.
- Nous en reparlerons ce soir. Akagi, vous voulez bien rester un peu avec elle ?
- Je suis venu pour profiter de toi.
- Je reviendrai vite. Si vous m’écoutez sagement, nous reprendrons peut-être les choses là où nous les avions laissées.
- Dans ce cas tu as intérêt à tenir ta promesse.
Je n’avais absolument rien promis mais je me gardai bien de lui signaler, je n’avais pas envie que cette situation s’éternise. Je le laissai donc s’éloigner en compagnie de Candy, avant de reporter mon attention sur Hishigi.
- Désolé de vous avoir imposé ça.
- Ce n’est pas grave.
Je l’invitai à s’asseoir sur le canapé du salon, et en fis de même.
- Est-ce que vous allez mieux que la dernière fois ? Vous avez l’air contrarié.
- Je n’apprécie pas cet individu. Il a fait bien trop de mal à Zelos. Je n’ai pas envie qu’il recommence avec vous.
Comment était-il possible que tout en revienne toujours à lui ? J’avais l’impression d’être en train de me faire voler ma vie et mon identité par un autre. C’était d’autant plus frustrant que la personne en question était morte. Enfin, Hishigi avait au moins l’air d’accepter le fait que je n’étais pas lui, contrairement à Akagi. Il avait tout simplement du mal à passer à autre chose. Cela me faisait de la peine pour lui.
- Est-ce que cela vous soulagerait que je vous laisse me considérer comme lui pour la journée ? Vous auriez l’occasion de me confier tout ce que vous avez sur le cœur et que vous auriez aimé lui dire.
- Cela ne vous dérangerait pas ?
- Pas tant que c’est temporaire non. Si cela peut vous aider c’est le principal.
- Ça serait vraiment gentil de votre part.
- Je voudrais juste vous poser une question avant ça. Cela va peut-être vous paraître étrange mais j’aimerais être fixé.
- Je vous écoute.
- Est-ce qu’il s’agissait de votre ex à vous aussi ?
Après tout cela expliquerait bien des choses. Notamment pourquoi Akagi et lui ne pouvaient visiblement pas se supporter. Et pourquoi il avait tellement de mal à passer à autre chose.
- Non, pas du tout. Nous n’avons jamais eu ce genre de relation. J’ai un petit ami que j’apprécie énormément.
- D’accord. Je voulais juste clarifier les choses avant de commencer. Une dernière chose : est-ce que vous avez des conseils à me donner pour pouvoir jouer mon rôle ?
- Soyez tout simplement vous-même. Vous lui ressemblez déjà naturellement.
- Alors Hishi, qu’est-ce que tu voulais me dire ? Cela fait un moment que nous n’avons pas eu l’occasion de discuter tous les deux.
La situation était étrange, je me demandais si notre ressemblance était vraiment suffisante pour qu’il parvienne à se laisser prendre au jeu. Cela ne coûtait rien d’essayer.
- Oui… Trop longtemps. Il ne se passe pas un jour sans que je pense à toi et ce que j’aurais pu faire pour t’aider. Je regrette tellement de ne pas t’avoir accordé le temps que tu méritais. SI j’avais su, les choses se seraient déroulées autrement. Mais je ne veux pas me chercher d’excuses et me voiler la face. J’aurais dû comprendre que tu avais besoin d’aide.
- Tu ne pouvais pas le deviner.
- Bien sûr que si. Je connaissais bien trop Akagi, c’était évident qu’il allait te pousser à bout. J’aurais dû être là et t’aider à élever Artémis avec lui. Ou sans lui, cela aurait probablement été mieux pour tout le monde.
- Pourquoi est-ce que tu lui en veux autant ?
- Il passe son temps à détruire les gens pour le plaisir de les voir souffrir. Je ne lui pardonnerai jamais ce qu’il t’a fait.
- Mais tu ne peux pas t’en vouloir pour ce qu’il m’a fait, c’est moi qui ai choisi de sortir avec lui. Tu n’avais aucune influence là-dessus.
- J’aurais pu te prévenir de te méfier davantage de lui. Dès que tu t’es mis à lui accorder une once de confiance il en a profité aussitôt.
Je me demandais ce qu’Akagi pouvait bien avoir fait pour mériter une telle haine de sa part. Cela n’était probablement pas dû à une simple histoire d’infidélité ou bien quelque chose du genre, pour l’avoir autant marqué.
- C’était mon choix, tu aurais eu du mal à me faire changer d'avis.
- Tu étais venu me parler de tes problèmes avec lui. C'était le bon moment pour t'éloigner de lui, mais je t’ai laissé à la porte…
- Tu ne devrais pas culpabiliser pour ça. Tu étais occupé, c'est compréhensible.
- Tout est de ma faute…

J’étais légèrement désemparé par la tournure que prenait la situation. Je ne savais pas exactement ce qui s’était passé, je ne pouvais donc pas vraiment réagir de manière adaptée. Qu’aurait fait mon double à ma place ? Je n’avais aucun moyen de le deviner. Je décidai donc finalement de réagir exactement comme j’aurais aimé qu’on agisse avec moi : je le pris dans mes bras.
- Il y a peut-être eu une seule et unique fois où tu n’as pas été là pour moi, mais qu’est-ce que ça représente à côté du reste ? Merci d’avoir été présent toutes les autres fois que tu as oubliées. Merci de t’inquiéter autant pour moi. Merci d’être mon ami. Je t’en suis reconnaissant, même si tu ne t’en rends pas compte. J’aimerais que tu oublies les mauvais moments et que tu ne gardes en mémoire que les bons. Oublie-moi un peu et pense plus à toi. Et à tous ceux qui attendent que tu retrouves le sourire. Ton copain ne doit pas vraiment apprécier te voir te mettre dans cet état. Et moi non plus je ne veux pas te voir ainsi. Je ne t’en veux pas, parce que je n’ai aucune raison de t’en vouloir, au contraire. Je te souhaite tout le bonheur que je n’ai pas eu. Profite pour moi.

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MessageSujet: Re: Zelos [22]   Jeu 25 Sep - 21:59

La situation était assez gênante au début, je m'en voulais un peu de le faire se mettre dans la peau d'une personne qu'il n'est pas, dont on lui rappelle sans cesse qu'il lui ressemble, alors que ce n'est pas lui. Mais j'étais décidé à me débarrasser de ses quelques démons et je m'étais lancé. Ce qu'il venait de me dire m'avait beaucoup touché, il était vraiment convaincant c'en était troublant... J'ai vraiment l'impression que c'est Zélos qui me parle, et j'ai l'impression que c'est vraiment ce qu'il aurait pensé et que c'est un peu ce qu'il a voulu me transmettre dans sa lettre. Je me sentais rassuré, un peu de poids sur mon coeur était parti.
- Merci. Merci de m'avoir dit ça. C'est fou à quel point vous étiez crédible... Désolé de vous le rappeler encore. En tout cas, je me sens mieux d'un coup.
Je ne pensais pas que ça me ferait autant d'effet.
- Heureux de l'apprendre alors. Vous n'avez rien d'autre à lui dire ?
- Non, je pense que j'ai suffisamment vidé mon coeur.
- Tant mieux alors. Juste une dernière question.. Est-ce que vous me trouvez des différences avec cette personne ?
Je ne savais pas trop quoi répondre, je ne voulais pas lui faire de mal mais il fallait avouer que pour l'instant je n'en voyais pas.
- Pour l'instant je n'en vois pas... Peut être qu'il faut nous laisser le temps de faire connaissance. Quoique, vous semblez plus joyeux que lui, c'est la seule différence que je peux remarquer pour l'instant... En plus de vos magnifiques cheveux. Mais ne vous en faites pas, je sais bien que vous êtes différent et je suis sûr qu'il y a d'autres différences en vous que je ne perçois pas encore dans votre coeur.
Peut être que j'en ai fait un peu trop... J'oscille toujours entre l'exagération et le manque d'expressivité dans mes phrases, il faut que j'apprenne plus auprès de Yukimura. La remarque sur le coeur me fit penser à Narcisse. Ca fait un moment que je ne l'ai pas vu, il faudrait que je le recontacte.

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MessageSujet: Re: Zelos [22]   Jeu 25 Sep - 23:03

La venue d'Hishigi m'avait beaucoup énervé, il était venu gâcher notre première fois avec ce nouveau Zélos plus joueur. En plus il avait osé nous séparer. La prochaine fois que je le vois je ne vais pas le louper.
- Bon... Je vais vous faire visiter alors.
J'approuvais d'un signe de tête.
- Hm.
Elle m'emmenait dans sa chambre.
- Pourquoi tu m’emmènes dans ta chambre ? Je compte rester avec Zélos tu sais.
Elle se tourna vers moi avec un air offusqué.
- Mais non! Je n'oserai jamais. Ne vous en faites pas. Je vous fais visiter, mais vu que vous êtes gêné je peux vous montrer la chambre de Zéphyr.
- Ca m'intéresse ♥
- Hm... Non, je préfère qu'il vous la montre de lui même finalement. Allons dans la cuisine.
- Roh... De toute façon il ne tardera pas à me la montrer.
- Oui ! Désolée que vous ayez été interrompus...
- Oui ça m'a beaucoup frustré, mais je me rattraperai la prochaine fois.
Je suis déterminé.
- Vous n'avez pas l'air de bien vous entendre avec l'invité de Zéphyr, je peux vous demander pourquoi?
- Ca t'intéresse ?
- Zéphyr m'a demandé de m'occuper de vous, alors je vous parle.
- Il me met des bâtons dans les roues dés que j'ai envie de draguer quelqu'un...
- Peut être que vous lui plaisez !
L'idée était assez drôle... Et tordue. Mais ça lui irait bien.
- Haha j'imagine que mon physique ne le laisse pas indifférent, mais je ne pense pas qu'il en a envie... D'ailleurs, Zéphyr m'a parlé d'un certain Roulou, mais je ne l'ai encore jamais vu... A quoi il ressemble ?

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MessageSujet: Re: Zelos [22]   Dim 5 Oct - 15:31

Akagi avait l’air d’être vraiment très attaché à Zephyr, je trouvais cela adorable. C’était vraiment dommage que leur rendez-vous romantique ait été interrompu. J’avais cru que Zephy allait de même rester avec lui, je n’aurais jamais envisagé qu’il m’envoie lui tenir compagnie pour pouvoir rester seul avec ce nouvel invité. J’osais espérer que cela n’allait pas compromettre leur future relation, que je voyais déjà faite de fleurs et de rayons de soleil au quotidien.
- Roulou est l’être le plus mignon du monde, je comprends que vous ayez hâte de le voir. Il a de grands yeux noisette. Il est un peu rond donc il occupe la majorité du lit, mais Zephyr ne peut dormir qu’avec lui maintenant !
- Il dort avec lui ?
- Oui, tous les jours. Vous devriez le voir le matin quand je viens le réveiller, il est toujours en train de lui faire des câlins. Je vous enverrai une vidéo.
- Donc il est là toutes les nuits ?
- Il ne quitte jamais l’appartement en fait, il le garde dans la chambre.
Il avait l’air d’être en colère. Enfin, encore plus que tout à l’heure. Je ne comprenais pas très bien pourquoi. Peut-être était-ce parce qu’il s’inquiétait que son chéri et le nouveau venu soient en tête-à-tête ? Oui, c’était sûrement cela. Il était très possessif après tout.
- Ne vous inquiétez pas, Zephyr n’aime que vous. Il n’y a aucune raison d’être jaloux.
- Pourquoi est-ce qu’il passe autant de temps avec lui et pas avec moi dans ce cas ? Je suis parfait, il ne pourrait pas rêver mieux, et pourtant il va voir ailleurs.
- Mais non, vous vous faites des idées. Il vous est fidèle, je ne l’ai jamais entendu me parler d’un autre.
- Il n’a dormi avec moi qu’une seule fois. Juste dormi en plus. C’est choquant, je ne comprends toujours pas comment il fait pour résister à mon sex-appeal débordant. Il doit avoir des goûts étranges, c’est la seule explication que je vois.
- Vous n’aurez qu’à dormir tous les trois la prochaine fois.
- Hors de question.
- Pourtant il est très probable que vous éprouviez bientôt l’envie de lui voler, vous verrez. Il est vraiment adorable.
J’ouvris la porte de la chambre de Zephyr et l’invitai à y rentrer d’un geste de la main.
- Alors, où est-il ?
- Devant vous.
- Il n’y a personne.
Je m’approchai du lit et soulevai péniblement Roulou avant de lui tendre.
- C’est une blague ?
- Pas du tout. A quoi vous attendiez-vous ? Il est mignon, non ?
- Je n’arrive pas à croire qu’il préfère passer ses nuits avec cette chose plutôt qu’avec moi.
- Roulou n’est pas une chose !
- Je comprends mieux pourquoi il est plus joueur qu’avant. Je pense qu’il est retombé en enfance. Peut-être que son fantôme est en décalage chronologique avec sa personnalité au moment de sa mort.
- Pardon ?
- Il faut que j’aille lui en parler.
- Attendez, il m’a dit de m’occuper de vous en attendant que l’autre invité parte. Revenez ! Et où emmenez-vous mon pauvre Roulou ?

Malheureusement, il ne semblait pas m’entendre. Ou bien, si c’était le cas il ne faisait que peu de cas de mes mots. J'osais espérer que Zephyr avait eu la présence d'esprit de ne rien faire qui pourrait paraître compromettant aux yeux d'Akagi avec cet autre homme. Cela aurait été réellement dommage de tout gâcher alors qu'ils venaient à peine de se mettre en couple. Ou du moins de s'avouer leurs sentiments mutuels. Enfin, je ne savais pas vraiment où ils en étaient dans leur relation, mais peu importait après tout. Si leurs cœurs ne brûlaient pas déjà tous les deux d'une intense et dévorante passion, cela ne saurait probablement pas tarder.

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MessageSujet: Re: Zelos [22]   Dim 5 Oct - 17:38

Je ne comprenais pas pourquoi il en avait fait toute une histoire pour une peluche. Hm, peut être qu'il cherche à me cacher qu'il est devenu plus enfantin... C'est vrai que ça peut être rebutant pour certaines personnes, mais ça ne me dérange pas dans son cas. C'est même une bonne chose comparé à ce qu'il était avant. Ca lui ressemble bien d'avoir honte de ce genre de choses. Sans écouter sa colocataire, je m'étais dirigé vers eux et les interrompit dans leur conversation.
- Viens Zélophyr, il faut qu'on parle.
- C'est Zéphyr. Et vous pourriez avoir la décence de nous laisser terminer notre conversation.
- Elle est moins importante que ce dont il faut que je te parle.
- J'en doute fort...
- Alors comme ça tu avais une peluche en guise d'amant ? Tu ne penses pas qu'il serait temps de grandir et de passer à la gamme supérieure, à ton âge et avec ton charme ?
- Qu'est ce que je disais, c'est vraiment passionnant Akagi.
- Je ne t'ai rien demandé.
Zélos semblait désemparé. Il lança un regard agacé à Candy, puis le tourna vers moi.
- Vous allez donc être jaloux d'une peluche ?
- Jaloux non. Mais ça m'a fait penser à une nouvelle théorie quant à ton changement de personnalité, tu veux l'entendre maintenant ?
On pourra aller parler en tête à tête comme ça.
- Non. Par contre j'en ai une qui est certainement plus pertinente que la vôtre : je ne suis pas cette personne. Je vous ai fait comprendre que je ne voulais plus en entendre parler, alors laissez moi tranquille avec ça.
On dirait que j'ai fait un mauvais pas. Il a certainement encore du mal à admettre qu'il est un fantôme... Ce n'est jamais simple j'imagine, je devrais lui laisser du temps avec d'en reparler.
- C'est vrai pardonne moi, je n'en reparlerai plus pour l'instant. Alors, est-ce que tu pourrais me parler de ce cher Roulou ? ♥
Ce n'est pas dans mes habitudes de m'excuser, mais entendre des excuses le calmera certainement.
- Ce n'est qu'une peluche, il n'y a rien à ajouter.
- Il n'est pas qu'une peluche, il aide les gens à dormir.
- Je tiens à dire que la possession d'un doudou -si c'est bien ce dont il est question ici- n'est en rien signe d'enfantillage comme tu sembles le sous entendre Akagi. Mes recherches ont montré que dormir avec un doudou adoré apaisait notre rythme cardiaque et baissait considérablement le risque de maladie du coeur, c'est donc un signe de maturité et de responsabilité. Dormir avec toi augmenterait donc énormément le risque de maladies du coeur chez Zéphyr, je ne lui prescrirai pas ça.
- Arrête avec tes raccourcis scientifiques approximatifs...
- Ce ne sont pas des raccourcis, c'est très précis.
- Dans ce cas si ça peut influencer Zéphyr dans son choix je tiens à préciser qu'en dormant avec moi, le sommeil est assuré et apaisant. Après un peu de sport.
- Il faudra que je fasse des comparatifs mais je suis quasiment sûr que c'est le contraire qui se produit.
- Vous pouvez toujours dormir tout les trois.
- Un ménage à trois avec une peluche ?... Jamais tenté. Pourquoi pas.
- De toute façon ce n'est pas prévu que vous dormiez chez moi...
- Ah bon? Pourquoi ?
- Nous n'en sommes pas encore là, tout simplement. Et ce soir ne semble pas être un bon moment pour commencer.
- C'est bien dommage de devoir passer par tout ça... Qu'est ce que je pourrais faire pour t'apaiser ? ♥
- Rien. J'aimerais juste un peu de tranquillité, et l'ambiance ne semble pas se prêter à ça.
- J'en suis navré...
- Ne t'excuse pas Hishigi.
- Tu le tutoies lui et pas moi ?
- Je pense qu'on ferait mieux de s'en aller Akagi, si tu "l'aimes" tant tu devrais savoir quand le laisser tranquille.
- Dommage... J'avais préparé un bon repas pour vous... Vous voulez au moins une part de gâteau avant de partir ?
Je ne comprenais pas pourquoi Zélos le prenait aussi mal, qu'est ce que j'ai fait de si énervant ? C'est le fait que j'ai parlé ouvertement de son "ancien lui" devant les autres ? Ou c'est Hishigi avec ses théories qui n'ont aucun sens ? C'est peut être aussi que j'ai appris pour Roulou et qu'il en a honte.
- J'accepte volontiers, merci.
- Moi aussi tant qu'à faire...
Je pris une part et m'en allai.
- Au revoir Zéphyr, à demain. J'espère que tu m'expliqueras ce qui ne va pas même si j'en ai une petite idée.


edit :
sur le chemin de la maison je reçu un appel du coloc de Suneo, il me demandait de passer le voir. C'est vrai que je ne l'ai pas vu depuis un moment, il doit être en train de me réclamer en râlant c'est mignon.

[Vers un autre post du quartier resid]

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Dernière édition par Akagi le Ven 7 Nov - 14:30, édité 1 fois
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Zelos

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MessageSujet: Re: Zelos [22]   Mar 7 Oct - 22:53

Comme s’il ne savait pas ce qui n’allait pas. Je me demandais comment il réagirait si je faisais la même chose que lui. C’était peut-être une stratégie intéressante à tenter. L’appeler d’un autre nom que le sien, et tenter de le persuader contre vents et marées qu’il est bel et bien le zombie de mon défunt chien, mort écrasé par une voiture le jour de ces cinq ans. Et j’en profiterais également pour lui lancer des croquettes à travers l’amphithéâtre, ou encore lui tapoter la tête devant les autres étudiants. Oui, c’était vraiment une bonne idée. Même si je n’étais pas sûr que cette situation l’affecterait autant que la situation actuelle me pesait. Pour le moment, je ne voyais pas vraiment ce que je pouvais faire de mieux, étant donné qu’il restait complètement hermétique à mes reproches.
Son comportement était d’autant plus frustrant qu’il n’était désagréable qu’après avoir été adorable. Enfin, adorable était probablement un bien grand mot… Mais il fallait bien avouer qu’il était devenu bien plus agréable qu’au premier jour. Nous avions passé un très bon moment dans la salle de bain après tout. Peut-être que les choses auraient encore plus avancé entre nous si nous n’avions pas été interrompus. Sur le moment cela m’avait légèrement déçu mais avec du recul, je me réjouissais de l’arrivée d’Hishigi au moment où tout aurait pu déraper. Maintenant au moins j’allais pouvoir faire mon choix en connaissance de cause. Apprendre qu’Akagi et son ex avait eu une relation très mouvementée m’avait grandement refroidi. Notre relation à nous était déjà bien trop compliquée alors que nous n’étions même pas en couple, je n’avais pas envie de me fourrer jusqu’au cou dans des problèmes que je ne pourrais pas maîtriser. J’avais bien trop de soucis à gérer par ailleurs pour me le permettre.
En plus il s’était moqué de moi pour Roulou… Certes, ce n’était qu’une broutille, mais j’étais vexé par principe. Est-ce qu’il avait oublié qu’il était censé me séduire ? Ou bien pensait-il qu’il pouvait se permettre ce genre de commentaire parce qu’il était - du moins selon lui - l’homme parfait ? Je ne savais pas à laquelle de ces options accorder ma préférence. Il allait avoir intérêt à se rattraper. Même si au fond je savais très bien qu’il n’aurait pas grand-chose à faire. Juste me témoigner un peu d’attention. A moi, pas à son ex. Mais au final, c’était peut-être beaucoup attendre de lui.
- Tu as l’air fâché…
- Tu ne penses pas que j’ai des raisons de l’être ?
- Désolée… Je croyais bien faire.
- Pour le moment, passons sur le fait que tu m’aies livré aux mains d’un violeur fou. Pourquoi est-ce que tu lui as parlé de Roulou alors que tu m’avais promis de n’en parler à personne ? Est-ce que tu l’as fait exprès ? Tu savais que c’était un fétichiste des peluches et qu’il me collerait encore plus après ça ? Mais sérieusement, qu’est-ce que tu avais derrière la tête ?! Oh et puis non, en fait ce n’est pas la peine, je ne veux pas le savoir.

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Candy

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MessageSujet: Re: Zelos [22]   Mer 8 Oct - 0:04

Il ne me laissa même pas le temps de répliquer avant de s’éclipser du salon. Je comprenais qu’il soit en colère mais il aurait tout de même plus me laisser l’occasion de m’expliquer. Tout ce que j’avais fait je l’avais fait pour son bien, et absolument pas dans l’optique de lui nuire. Du moins c’était mon objectif. Si j’avais pu deviner comment les choses allaient tourner je ne l’aurais certainement pas fait. Mais comment l’aurais-je pu ? Les choses avaient l’air de s’être merveilleusement bien déroulé dans la salle de bain. J’avais remarqué que Zephyr en était sorti avec un suçon dans le cou, et n’ayant pas entendu de bruits de coups ni de cris, il avait dû être consentant. Et pour ce qui était de Roulou, je ne cmprenais pas vraiment la situation. Pourquoi m’en voulait-il alors qu’il lui en avait visiblement parlé de lui-même ?
Je fus interrompue dans le cours de mes pensées par une douche froide. Au sens littéral. Zephyr venait de me verser l’intégralité d’un seau sur la tête.
- Ceci est ma vengeance pour Roulou.
- Mais pourquoi es-tu cruel avec moi ? Je vais attraper une maladie grave et mourir, tu n’as pas pitié de moi ?
- Non, pas du tout.
- Mais il y a des feuilles mortes dans l’eau !!!
- Oui c’est possible, elle vient de la gouttière de l’immeuble.
- Tu es méchant…
Malheureusement mon regard triste n’eut pas l’air de l’affecter le moins du monde. J’espérais que le passage du temps serait suffisant pour le pousser à oublier sa rancœur, sinon la vie en colocation allait probablement s’avérer très difficile.
Je me levai et me dirigeai vers la salle de bain pour me réchauffer - et me laver bien sûr. Lorsque je voulus fermer la porte je m’aperçus que la clef n’était pas dans la serrure.

- Zephyr, aurais-tu la clé de la douche par hasard ?

- Non. Je suppose qu’Akagi est parti avec, au cas où il aurait envie de s’introduire ici un beau jour.
Cette hypothèse me paraissait bien trop farfelue, sa colère le rendait assez peu lucide. J’avais dû la perdre après l’avoir cachée pour enfermer Zephyr et Akagi ensemble. Pour le moment je n’en avais pas besoin, il savait que j’utilisais la salle de bain après tout. J’irais la chercher plus tard.
J’étais en train de décoincer les derniers déchets dans mes longues mèches de cheveux lorsque j’entendis la porte s’ouvrir et qu’un flash m’éblouit. Avant que j’ai le temps de réaliser ce qui venait de se produire, la porte s’était refermée.

- Zephyr ?! Qu’as-tu fait ?!
- Cette fois c’est ma vengeance pour m’avoir enfermé avec Akagi alors que je t’avais dit qu’il m’avait presque violé.
- Mais tu étais content d’être avec lui, tu devrais m’offrir des cadeaux pas me torturer !
- Ne t’en fais pas. Je ne vais pas te torturer. Je vais uniquement faire ce que tu m’as fait.
- Que dois-je comprendre ?
- Si quelqu’un a l’air d’être intéressé par toi, je lui montrerai cette photo !
- Tu es fou ! Tu étais attiré par Akagi, je ne t’ai pas livré à n’importe qui.
- D’accord, je la montrerai seulement si la personne en question t’intéresse aussi dans ce cas.
- Mais tu en as profité pour me regarder ! Pervers ! Traître ! Ton comportement est honteux ! Pourquoi me fais-tu du chantage ? Tu n’as rien à y gagner ! Je ne t’ai rien fait !
- Ce n’est pas du chantage, je ne te demande rien.
Déprimée par cette conversation fertile à travers la porte, je décidai de ne pas donner suite à la conversation. Je me concentrai avec beaucoup de peine sur la fin de ma douche. Lorsque j’eus fini, je partis me réfugier dans ma chambre. Au bout de quelques minutes j’entendis quelqu’un toquer à ma porte.
- Oui ?
- Je peux rentrer ?
- Comme tu veux…
Zephyr rentra et vint s’asseoir à côté de moi sur le lit, avant de me tendre un appareil photo.
- Tu viens me narguer ?
- Non, je veux juste que tu regardes les photos et que tu voies que je ne t’ai pas photographiée. J’ai juste activé le flash pour te faire peur. Et je n’ai pas regardé non, je n’ai même pas passé la tête à travers la porte. Je ne pensais pas que tu prendrais cette histoire au sérieux, je ne voulais pas te mettre dans cet état. C’était pour te taquiner plus que pour me venger. Je n’aurais pas dû laisser les choses s’envenimer de cette manière.
A ces mots, les larmes que j’avais difficilement retenues jusqu’à présent s’écoulèrent sur mon visage.
- Qu’est-ce qui ne va pas ? Je suis vraiment désolé. Je ne voulais pas te faire pleurer. Je suis vraiment stupide de temps en temps…
Face à mon absence de réponse, il hésita un petit moment avant de me serrer dans ses bras. Mes sanglots reprirent de plus belle, avant de s’estomper progressivement quelques minutes plus tard.

- Donc l’eau venait du robinet ?
- Hmm disons que j’étais un tout petit peu fâché quand même.
- Mes pauvres cheveux !
- Je plaisante. Bien sûr qu’elle venait du robinet. Enfin j’y ai juste rajouté quelques petits compléments.
- Méchant…
- Je regrette ce que j’ai fait. Je voulais juste t’empêcher de faire une nouvelle tentative bizarre de me faire sortir avec Akagi. Et t’apprendre à tenir tes promesses.
- Je comprends…
- Tu me pardonnes ?
- Non. Je dois me venger à mon tour.
- Je suppose que c’est logique. Au moins je suis prévenu.
- Je boude. Tu pourrais tenter de m’amadouer au moins.
- Je ne sais pas vraiment ce que tu attends de moi.
- Arrête de te mettre toi-même des bâtons dans les roues. Akagi est fait pour toi. Vous voir ensemble à la fac me ferait très plaisir.
- Je te conseille de réfléchir dès à présent à ta vengeance alors.
- Maiiiis…
- Tu devrais être contente. Regarde qui je t’ai ramené.
- Roulou ♥
- Je te le laisse tant que tu en auras plus besoin que moi. Tu devrais te reposer maintenant. Bonne nuit.

- A demain.

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MessageSujet: Re: Zelos [22]   Mar 14 Oct - 23:42

Je me tournais et retournais sans arrêt dans mon grand lit sans parvenir à trouver le sommeil. Je passai doucement les doigts sur la place qu’occupait habituellement Roulou. Je commençais à regretter de l’avoir cédé à Candy, même si ce n’était que pour une nuit. Je n’aimais pas me retrouver seul avec moi-même. La présence de quelqu’un, même si ce n’était qu’une peluche, me préservait des sinistres pensées qui me hantaient dès qu’il n’y avait personne. J’avais besoin d’être entouré. Pourquoi n’y avait-il donc personne pour moi ? La majorité des personnes que je connaissais s’intéressaient uniquement à la personne qu’ils voyaient à travers moi. Quelqu’un que je n’étais absolument pas. Quelqu’un que j’en étais venu à détester parce qu’il avait tout ce que je n’avais pas.
Je me redressai et tendit pour bras pour attraper mon portable. Je composai à nouveau le numéro de mes parents, seulement pour entendre une voix me répéter pour la énième fois que ce numéro n’était pas attribué. Il était probablement temps que je perde espoir, s’ils avaient voulu me contacter ils auraient probablement trouvé un moyen de le faire.
Je fis défiler ma liste de contacts. Ce ne fut pas très long, car elle était étonnamment courte. Je repassai à nouveau sur celui de ma petite amie supposée. Pourquoi la dénommée « Chérie ♥ » ne m’avait-elle pas rappelée non plus ? Avait-elle elle aussi un numéro tronqué ? Et pourquoi diable n’arrivais-je pas à me souvenir de son prénom ? Je sortis mon portefeuille du tiroir et le fouillai jusqu’à tomber sur sa photo. C’était une chose assez étrange à dire mais je me demandais comment était notre relation. Peut-être serait-elle fâchée d’apprendre que j’avais embrassé quelqu’un d’autre. Même si après avoir fait la morte pendant des semaines, elle ne serait pas vraiment en position de me faire des reproches.
Je rangeai négligemment la photo, et repris l’inspection de mon répertoire. J’aurais peut-être pu appeler Hishigi pour discuter. Je me sentais coupable de vouloir lui rajouter mes soucis sur le dos alors qu’il avait déjà suffisamment de mal avec les siens, mais après tout il m’avait dit que cela lui ferait plaisir. Cependant, un rapide coup d’œil à l’heure m’en dissuada. 3h48. Et je n’arrivais toujours pas à dormir.
Pourquoi n’avais-je pas le numéro d’Akagi au juste ? Ce n’était probablement pas la meilleure personne à qui parler de tout ça, mais juste pour le principe, c’était relativement frustrant. S’il tenait tellement à sortir avec moi pourquoi ne m’avait-il jamais demandé mon numéro ? Et si je lui demandais le sien, me donnerait-il lui aussi un nombre insuffisant de chiffres ? Disparaîtrait-il comme les autres ?
Agacé, je finis par me lever et m’habiller. Je n’étais pas prêt de trouver le sommeil de cette manière. Un petit tour dehors m’aiderait probablement à chasser mes idées noires.
Me rappelant au dernier moment de la crise de panique que Candy avait fait lorsque je m'étais absenté sans la prévenir, je pris un post-it et un stylo qui traînaient sur mon bureau, et lui écrivit un petit mot avant de le coller sur mon oreiller.

[vers l’église]

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