Dieu, fainéant et se faisant trop vieux pour jouer aux Sims avec les humains, il envoie ses anges chercher un humain qui pourrait le remplacer. Les prétendants au titre devront prouver leur valeur en faisant... ce qui amusera Dieu sur le moment.
 
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 Candy [4]

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Candy

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MessageSujet: Candy [4]   Mer 31 Déc - 21:20

Je regardai à nouveau mon portable alors que je savais pertinemment que je n’avais reçu aucun nouveau message. Pourquoi ne répondait-il pas ? Il m’avait pourtant promis de ne plus disparaître sans donner de nouvelles. Etait-il encore avec Akagi ? Il m’avait pourtant bien dit qu’il m’accompagnerait au cinéma ce soir. Peut-être avait-il décidé de fuir parce que le film que j’avais choisi ne lui plaisait pas ? Il était vrai qu’il aurait probablement été le seul homme de la salle, mais il aurait pu m’en parler plutôt que de se cacher et de ne plus me répondre !
Je regardai l’horloge au-dessus de la porte d’entrée. Il était désormais bien trop tard pour y aller de toute manière, alors si tel était le cas il ne devrait plus tarder à rentrer. Je décidai de l’appeler encore une fois, mais je tombai à nouveau sur sa messagerie. Je laissai un message vocal par désespoir de cause.
« Rentre, idiot. Je te promets qu’on ira voir Batman la prochaine fois. »
Après avoir raccroché j’entendis la porte d’entrée s’ouvrir, et je poussai un soupir de soulagement.
- Ou étais-tu encore allé ? Tu es le colocataire le plus…
Je m’arrêtai net en le voyant rentrer.
- Zéphyr…
- Désolé, je n’avais plus de batterie.
Je tendis instinctivement la main vers lui et touchai sa joue violacée, ce qui lui arracha instantanément une grimace de douleur.
- Aïe ! Ça fait mal je te signale !
- Que t’est-il arrivé ?
- Je suis juste tombé, pas de quoi t’inquiéter. Désolé d’avoir manqué notre rendez-vous.

Je continuai ma lente exploration visuelle. Sa joue gonflée n’était visiblement pas le seul problème. Ses cheveux d’ordinaire si soignés étaient notablement emmêlés et ébouriffés, ses vêtements démis, sales, froissés et déchirés par endroits et ses bras couverts de bleus.
Les larmes me montèrent rapidement sans que je ne puisse rien y faire. J’essayai d’articuler une phrase mais les mots moururent sur mes lèvres. Je serrai les poings et secouai vigoureusement la tête pour me donner du courage.
- J’appelle les agents de l’ordre.
- Non, attends !
Il tendit le bras droit pour m’empêcher de composer leur numéro sur mon portable mais il s’arrêta brusquement avec une nouvelle grimace de douleur, avant de le rapatrier sur son torse et de l’enserrer fermement avec son poignet gauche.
- Ton bras…
- Il n’est pas cassé.
- Menteur ! Pourquoi ne me dis-tu pas la vérité ?!

Il eut l’air gêné et détourna son regard du mien.
- La chute n’était pas crédible alors ?
- Pas le moins du monde !
- Je te dirai tout, alors n’appelle pas la police s’il te plaît.
- Pourquoi ? Le fou qui t’a attaqué devrait croupir en prison !
- Ce n’est pas la peine.
- Imagine qu’il attaque quelqu’un d’autre ! Il faut l’empêcher de nuire aux autres !
- Non, ils ne s’en prendront à personne d’autre.
- Comment peux-tu en être tellement convaincu ?
- Parce qu’ils voulaient s’en prendre à moi, tout simplement. Maintenant, est-ce que tu veux bien me laisser passer jusqu’au salon s’il te plaît ? J’ai besoin de m’asseoir.

Je m’écartai pour lui céder le passage, et le suivis jusqu’au canapé, sur lequel je m’assis à côté de lui, en continuant d’observer silencieusement chacun de ses blessures. Il me fallut faire un énorme effort pour les quitter des yeux, afin de ne pas éprouver le besoin impérieux d’appeler la police.
- Alors ?
- Alors… J’ai vu Akagi aujourd’hui… Non, non ce n’est pas lui, pas la peine de me faire ces grands yeux horrifiés.
- Donc ?
- Une fille est venue lui demander s’il était célibataire pour le faire participer à une sorte de concours "Mister Université ". Bref, il a tardé à répondre mais il a fini par dire oui.
- Quoi ?
- Je me doutais bien que ce détail te choquerait plus que le reste de l’histoire.
- Non, non, continue, je t’écoute.

- Je suppose que cette fille faisait partie de son fanclub – qui ressemble plutôt à une secte si on y réfléchit bien – et elle n’a pas vraiment apprécié de me voir dans son bureau, ni la manière dont il l’a chassée. Quand je suis sorti du bureau elle a demandé à me parler. Je l’ai suivie pour éviter qu’il y ait du grabuge, mais cela n’a servi à rien. Elle s’est mise à pousser des cris hystériques en me demandant de ne plus m’approcher d’Akagi, que je ne le méritais pas, etc. Le bruit a fini par attirer les surveillants et nous avons été convoqués chez le principal. J’ai cru que nous ne sortirions jamais de son bureau… Enfin surtout moi. Il a fini par la laisser partir après un interrogatoire infinissable et des remontrances sur les hurlements dans l’enceinte de l’université. Il lui a demandé de recopier x fois le règlement intérieur. Mais je m’égare… Il lui a dit qu’elle pouvait partir mais il m’a dit de rester. Et puis…
Il déglutit difficilement. Je glissai ma main dans la sienne et la pressai légèrement en signe d’encouragement, en veillant bien à me pas toucher ses zones endolories.
- Il a commencé à devenir beaucoup trop tactile. Il a même fini par essayer de m’embrasser. J’ai cru que j’allais vomir. Il m’a demandé pourquoi je le repoussais, puisque je couchais avec d’autres professeurs. Puisqu’il était au courant, je n’avais pas besoin de jouer les "jeunes effarouchés" selon lui.
- Mon dieu…
- Il ne s’est rien passé ne t’en fais pas. Il n’a rien tenté de plus. Mais…
- Mais ?
- Il m’a dit qu’il n’était pas sérieux et qu’il y avait tout simplement un pari qui tournait dans le corps enseignant. Le premier à réussir à coucher avec moi aurait apparemment droit à une bouteille de champagne. Une bouteille. Je vaux moins qu’une bouteille Candy. Vingt euros. Encore moins qu’une prostituée.
- Ne le crois pas. Il voulait uniquement te faire du mal car tu l’as rejeté.
- Je ne sais pas…
- Tu comptes énormément pour Akagi, il t’aime pour toi-même, il n’y a aucune "bouteille" rentrant en ligne de compte.
- Je n’ai pas parlé de lui en particulier.
- Oui mais tu t’inquiètes uniquement pour lui non ? Tu n'as pas l'air attaché aux autres profs.
- …
- Il t’aime ! Il est encore avec toi tu le vois bien.
- Je n’ai jamais couché avec lui Candy. Peut-être qu’il s’envolera juste après avoir eu ce qu’il voulait. C’est-à-dire non pas moi mais du champagne.
- Je n’arrive pas à croire que tu le crois lui et pas nous !
- Cela expliquerait pourtant beaucoup de choses. Notamment sa manie de vouloir me violer. Avec un harem pareil prêt à tout pour obtenir ses faveurs, pourquoi s’encombrer de quelqu’un qui lui résiste ?
- Pas pour du champagne en tout cas. Il en aurait acheté lui-même !
- Peut-être bien…

Je fus rassurée de le voir afficher un semblant de sourire mais je me rappelai soudain qu’il ne m’avait pas parlé du principal.
- Et tes bleus alors ?
- Rien de bien important au final. Quand je suis sorti de la fac, je crois que deux personnes m’ont suivi. Dans une petite ruelle j’ai senti un coup sur la nuque, avec une barre de métal peut-être, et puis plus rien. Je me suis réveillé plus tard dans cet état. Probablement des membres de son fanclub sataniste. Je m’estime heureux de ne pas avoir subi plus de dégâts.
- Donc tu ne connais pas leurs identités ?

- Non… Il est donc inutile d’appeler la police.
Je réfléchis longuement à tout ce qu’il m’avait dit. Cette histoire était troublante. Je savais bien que les groupies d’Akagi étaient hystériques et prêt(e)s à beaucoup de choses pour capter son attention, mais cela allait trop loin. Mais était-ce vraiment eux ? Il n’y en avait aucune preuve au final.
- Et ton portable ?
- Volé…
Il pouvait donc s’agir de simples voleurs… Y réfléchir toute seule de mon côté ne mènerait probablement à rien, il valait mieux s’en remettre à la police pour mener l’enquête. Malheureusement il ne semblait pas prêt à accéder à ma requête.
- Tu veux bien au moins porter plainte contre le directeur ?
- Pour quoi faire ? Je n’ai aucune preuve, ce serait sa parole contre la mienne. Je ne pense pas qu’il recommencera.
Je soupirai avec une pointe d’agacement.
- Tu es têtu comme une mule !
- Merci.
- Ne le prends pas comme un compliment.

- Je voulais dire merci d’être là. Ma famille ne prend même pas la peine de prendre de mes nouvelles, mais toi tu es toujours là pour moi, à t'inquiéter. Alors, merci.
Submergée par l’émotion je me jetai à moitié dans ses bras.
- Family is overrated anyway !
- Je crois que tu viens de briser mon autre bras et le restant de mes côtes intactes…
- Tu m’avais dit qu’il n’était pas brisé !
- Je ne sais pas trop à vrai dire, je crois que je ne ressens plus rien sur tout le côté droit de mon corps.
- Allons à l’hôpital !

Je pensais que j’aurais à batailler avec lui une nouvelle fois pour obtenir ce que je voulais mais à ma grande surprise il se contenta d’obtempérer sagement. Il se leva avec quelques difficultés puis se tourna vers moi avant de sortir.
- Tu crois que je peux leur dire qu'un poulet congelé m'est tombé dessus en ouvrant le réfrigérateur?
- Arrête de dire n'importe quoi !
- On peut toujours essayer non ?
- Non !
- Bon... Je leur dirai que tu m'as battu à grands coups d'aspirateur parce que je n'ai pas voulu manger le dîner que tu m'avais préparé.
- Quoi ?!
- Je plaisante, inutile de m'assassiner du regard.

- Encore heureux ! Dépêche-toi maintenant !

[vers l'hôpital]

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