Dieu, fainéant et se faisant trop vieux pour jouer aux Sims avec les humains, il envoie ses anges chercher un humain qui pourrait le remplacer. Les prétendants au titre devront prouver leur valeur en faisant... ce qui amusera Dieu sur le moment.
 
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 Zelos [35]

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Zelos

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MessageSujet: Zelos [35]   Ven 11 Mar - 0:29

Aucune de mes lamentations, menaces, provocations, supplications n’avaient porté ses fruits. Il nous avait traîné tous les deux jusqu’à l’hôpital. Nous ne représentions pas une urgence, nous attendions donc dans une salle d’attente bondée et bruyante depuis une éternité. Très frustrant. D’autant plus que nous n’avions aucune raison d’être ici.
Akagi, pourtant bien plus impatient que moi d’habitude, semblait supporter, voire apprécier la situation. Je me faisais peut-être des idées. Il était évident de toute manière que je n’avais plus la même patience qu’avant.
- Pourquoi devons-nous attendre ici ?
- …
- Pourquoi est-ce que tu ne me réponds pas ?

- …
Il s’était muré dans un inquiétant silence depuis que nous étions ici. Je ne parvenais pas à déchiffrer la situation. Etait-il inquiet ? En colère ? Excédé ? Je ne savais pas par quel moyen reprendre le dialogue.
- Si tu veux nous faire passer des tests pour les MST, on ferait mieux d’aller dans un laboratoire. Mais c’est bien trop tôt pour donner des résultats quoiqu’il en soit.
- …
Hishi n’était pas plus bavard. Il semblait inquiet. Il n’avait même pas protesté lorsqu’Akagi nous avait traînés jusqu’ici. Il devait vraiment appréhender sa réaction.
J’étais moi-même soucieux. Mes accès de colère réguliers limitaient toutefois mon inquiétude.
- C’est à vous.
- Pas trop tôt…
Je levai les yeux vers celui qui avait réussi à tirer un mot – plusieurs en réalité ! – à Akagi, et eut la désagréable surprise de voir le médecin qui avait été relativement désagréable avec moi la dernière fois que j’étais venu.
- Vous pensiez qu’en venant tous les jours chez nous vous auriez droit à une carte VIP ? Pour quelle raison venez-vous cette fois ?
- Aucune, il doit visiblement aimer faire la queue ici.
- Tiens, tiens. Vous vous entendez toujours aussi bien à ce que je vois. Avez-vous réussi à vous décider sur votre statut de couple ?

Cette question me parut assez dérangeante et inappropriée. Il était visiblement toujours aussi accueillant.
- Examinez-les, ils ont clairement un problème psychologique.
- Ne devrais-je donc pas vous examiner également ?
Face à l’irritation visible d’Akagi, il se contenta d’un sourire légèrement narquois avant de nous emmener dans une salle.
- Par lequel de vos partenaires voulez-vous que l’on commence ?
Il posa ses mains sur mes épaules et me poussa vers le médecin.
- Celui-là, il est clairement atteint.
- D’accord. Couchez-vous donc ici.
J’avais envie de protester, mais cela n’aurait fait que retarder l’échéance. Il valait mieux que j’accepte que je lui prouve que tout allait bien. Mais à mieux y penser, tout n’allait pas bien, c’était évident. Cela faisait de longues semaines que j’étais épuisé, nauséeux, stressé. Je n’arrivais plus à penser correctement. Un rien me donnait des envies de meurtre, et je passais de l’enthousiasme au désespoir en une fraction de seconde.
Réfléchir à cela me déprima davantage. Je ne pensais pas qu’une simple consultation pourrait résoudre quoique ce soit.
Je m’installai en silence sur la table, tandis que je me faisais ausculter. Quand il eut fini de me faire des tests improbables me laissant perplexe, il se tourna vers Akagi.
- Et bien félicitations, votre sexe King Size a porté ses fruits. Votre fille aura de la compagnie.
- Je vous avais bien dit que c’était ma fille biologique. Je suis heureux de vous voir retrouver la raison.
- Que voulez-vous dire ?
- Je doute que la première soit vraiment de vous.
- Vous en avez désormais la preuve.
- Est-ce que vous voulez bien arrêter votre délire et m’expliquer ce que vous racontez ?
- Et bien c’est très simple. Vous êtes enceint.
- Pardon ?
- C’est le terme utilisé pour désigner les hommes qui portent un enfant. En l’occurrence, plutôt deux dans notre cas.
- Mais qu’est-ce que vous racontez ? Vous n’en avez pas assez de vous moquer de moi ?
- Si, en effet, c’est assez lassant de se moquer d’une personne qui ne comprend rien, donc je vous dis simplement la vérité. Si vous n’avez pas entendu parler de la récente vague de cas, je vous conseille de regarder les informations. Regardez-moi cette belle échographie.

Je continuai de le fixer avec incompréhension, avant d'observer ce qu'il me montrait. Il semblait sérieux. Cela ne voulait pourtant rien dire. Hishi paraissait également troublé, mais Akagi se contentait de continuer à échanger des piques avec le médecin.
- Bref, il est temps de passer au deuxième patient.
- Attendez… Vous ne pouvez pas faire ça. Expliquez-moi clairement ce qui se passe.
- Il se passe que vous auriez probablement dû vous mettre aux préservatifs depuis le temps.

J’eus soudainement un haut-le-cœur, accompagné de vertiges. Je vacillai sur place quelques secondes avant de me ressaisir, de sortir en trombe de la salle, et de m’enfermer dans les toilettes les plus proches.
Je voulais vomir, mais mon souffle était trop court pour y parvenir. J’étouffais. Je portai mes mains à ma gorge. Que m’arrivait-il ?
J’ouvris le robinet et m’aspergeai le visage d’eau glacée. Je levai les yeux vers le miroir en face de moi. J’étais livide.
Je détournai le regard et continuai de me passer le visage à l’eau froide.
Deux enfants…
Comment était-ce possible ? Je n’avais jamais envisagé de me retrouver dans cette situation. Comment l’aurais-je pu ?
Qu’allais-je faire ? Etait-il encore temps d’avorter ? En avais-je le courage ? Comment toute cette situation était-elle possible ? C’était forcément un gigantesque farce.
Je glissai une main sur mon ventre.
En réalité cela aurait expliqué de nombreuses choses. Mais je ne voulais pas de ces explications. Cela ne m’aiderait pas à résoudre mes problèmes. Tout l’inverse à vrai dire. Je ne pouvais cependant rien y faire.
Je fermai le robinet, encore troublé et perdu dans mes pensées.
Il fallait que je parle à Akagi.
Akagi.
J’avais été tellement insupportable avec lui ces derniers jours, qu’il aurait toutes les raisons du monde de me rire au nez et de me débrouiller seul. Avoir des enfants à gérer ne serait qu’un fardeau pour quelqu’un menant sa vie. Nous n’étions même pas officiellement ensemble. Nous n’avions jamais discuté de nous deux. Et voilà qu’il aurait fallu que nous parlions de nous quatre ? C’était impensable.
C’était un incident que je n’avais pas le droit de lui imposer.
Je m’affalai contre le mur, avant de me laisser glisser et d’enfouir ma tête dans mes genoux une fois au sol.
Etait-il encore temps d’avorter ? En aurais-je le courage ? Est-ce que cela en valait la peine ? Qu’en penserait-il ?
Malgré tout ce qui s’était passé, je ne voyais pas ma vie sans lui. J’aurais tellement voulu être dans ses bras, mais je redoutais également le moment où il faudrait que je lui parle. Je ne voulais pas l’entendre me dire de perdre ses enfants. Je ne voulais pas l’entendre me dire de les garder. Je ne voulais pas l’entendre me dire que c’était fini.
Je souhaitais juste qu’il soit là, à mes côtés, en silence. Qu’il me garde auprès de lui. Qu’il m’aime.

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MessageSujet: Re: Zelos [35]   Ven 11 Mar - 3:58

Cette situation, après m'avoir passablement énervé, m'avait tout de même fait réaliser une chose. Il fallait que je m'occupe de Zéphyr plus consciencieusement. Je savais qu'il était sensible, et qu'il traversait visiblement une mauvaise période, mais j'étais loin de me douter qu'il serait capable de choses aussi peu réfléchies... A partir d'aujourd'hui, je gérerais les dépenses pour éviter que ses prochaines crises de nerfs ne se répercutent sur l'équilibre financier de la maison... Du moins, de notre partie de la maison. Yukimura et Hishigi géreront la leur comme bon leur semble.
En apprenant la nouvelle de sa grossesse, je fus dans un premier temps rassuré qu'il ne souffre pas d'un trouble mental, mais ce n'était pas non plus tout à fait habituel biologiquement qu'un homme puisse tomber enceint. Après le départ précipité de Zéphyr aux toilettes, je repris la conversation avec ce charmant médecin.
- Et ça arrive souvent dans votre hôpital de diagnostiquer des jumeaux dans le ventre des hommes ?
- Assez souvent oui puisque personne ne semble prendre en considération l'utilité de mettre un préservatif.
- Ce n'est pas le problème que je voulais soulever. Je n'ai jamais entendu parler d'homme qui tombe enceint, comme est-ce que c'est biologiquement possible ?
- Oh, certainement un petit caprice de la part de dame nature, rien de bien alarmant.
- Et bien, vous ne semblez pas très renseigné pour quelqu'un qui est témoin de ce genre de cas régulièrement.
- Je suis médecin vous savez, je dois amortir le choc des patients alors je choisis minutieusement mes réponses en fonction de la personne en face de moi.
- Je vous ai demandé comment est-ce que c'était biologiquement possible, pas de me montrer votre incapacité à comprendre les gens.
- Je pourrais passer un long moment à vous expliquer en détail, mais au vu de vos grandes connaissances en accouchements et de votre flegme contraceptif, partir de si bas, je vous avoue que c'est décourageant.
Soudain, Hishigi, qui était muré dans le silence depuis un long moment, reprit la parole.
- Peu importe, Akagi. Je veux me faire examiner, moi aussi. Tu devrais aller retrouver Zéphyr, je pense qu'il a besoin de toi.
- Vous ne voulez pas que votre partenaire sache si oui ou non vous êtes enceint de lui ? Vous devrez lui en parler à un moment, vous savez.
- Ce n'est pas mon partenaire.
- Oh, je suis fier de vous.
Cela me faisait mal de l'avouer, mais Hishigi avait raison au sujet de Zéphyr. Cela faisait un moment qu'il était parti aux toilettes pour s'isoler, il doit être sous le choc...
- Quand je reviens, je veux que vous me disiez où en est la grossesse et quand il accouchera.
- Il semble pourtant réticent à l'idée que vous en sachiez plus à ce sujet.
- Il parlait de Zéphyr...
- C'est qu'on s'y perd dans cette famille.
Je fermai la porte derrière moi, en la faisant claquer sans le vouloir, et partis à la recherche de Zéphyr. Je me dirigeai vers les toilettes, et le trouvai affalé au sol, recroquevillé sur lui même. Le voir ainsi me fit de la peine, et me fit me rendre compte de l'ampleur de sa détresse.
- Comment est-ce que tu te sens ?
- Akagi...?
En prononçant mon nom, je l'entendis se mettre à sangloter. Je poussai un léger soupir, désemparé par la situation. Je me baissai à côté de lui pour être à son niveau, passai ma main sur ses épaules, et l'attirai contre moi.
C'est en entendant ses faibles gémissements que je me rendis peu à peu compte de notre situation et de toutes les questions qu'elle amenait. Étais-je prêt à endosser le rôle de père ? Ne valait-il mieux pas avorter, ne serait-ce que pour la santé de Zéphyr ? Je ne savais même pas si le processus pouvait se dérouler sans séquelles physiques pour lui ou les enfants, sans parler du traumatisme mental que cela devait être pour lui.
Le stress me fit froncer les sourcils et serrer les dents. Et s'il en mourrait ? Non... Les médecins auraient sûrement suivi une autre procédure, si c'était le cas. Il faudra que je me renseigne plus précisément à ce sujet... Je ne supporterai pas de le voir en situation critique à cause de ça.
De plus, contrairement à moi, il avait manifestement besoin de repères fixe, et je savais que notre cadre de vie actuel ne lui en apportait pas. Il ne se sentirait certainement pas à l'aise dans ce cadre-là pour élever ces enfants, si toutefois il voulait les garder.
Mais avais-je envie de les élever, moi ? J'avais pendant longtemps considéré l'idée d'avoir des enfants comme un fardeau pour ma liberté, je ne voulais pas avoir ce genre de responsabilité... mais aujourd'hui, aurai-je envie de me poser quelque part et de m'engager dans cette voie ? Aurai-je envie de fonder un foyer stable, d'accepter de le construire à plusieurs personnes, et de chérir cette nouvelle famille ? Et surtout, en serais-je capable ?
- Calme toi, Zéphyr. Je suis là.
- C'est vrai...?
- Manifestement, oui.
- Je veux dire, tu restes vraiment à mes côtés...?
Ses mains se crispèrent sur mes manches, comme s'il refusait de les lâcher. Je posai une main sur les siennes.
- Oui. Il est hors de question que je te laisse seul.
Plus je prononçais de mots, plus je me sentais peu à peu m'engager dans la voie de père... Et pourtant je ne savais pas si je serais vraiment capable d'assumer ce rôle. Mais nous en sommes encore loin, il fallait d'abord faire en sorte d'assurer sa sécurité...
- Je suis tellement désolé... Akagi... J'ai été vraiment horrible avec toi, pourquoi est-ce que tu continues à être si gentil avec moi après tout ça...
- Ce n'est pas ça qui va me dévier de mes envies, et j'ai envie de rester avec toi. Ça n'a pas changé.
- Tu en es sûr ? Même après cette nouvelle...?
- Encore plus après cette nouvelle.
Il se mit à fondre en larmes, et se serra encore plus contre moi. Je caressai doucement ses cheveux de manière à le détendre.
- J'ai si peur, Akagi... Ne vaudrait-il mieux pas avorter ? Tu sais si c'est encore possible ? Mon corps va-t-il en subir des séquelles...? Et si nos enfants étaient destinés à mourir sans pouvoir naître de toute manière...? Pourquoi est-ce que ça nous arrive à nous...?
- Chut... Détends-toi. Je suis là. Nous en discuterons en sortant, pour le moment, calme toi.
Il semblait peu à peu se calmer à mon contact. J'étais si inquiet pour lui, je ne voulais plus le voir souffrir, mais allais-je être capable d'endosser ce rôle maintenant ?
- Je suis soulagé que tu sois encore avec moi...
- Tu t'inquiètes pour rien. je ne t'aurais pas trimbalé chez ce médecin si je voulais te quitter, tu sais.
- ...
- Mais je ne t'en veux pas... Vu ton état, c'est compréhensible.
Un léger sourire se dessina sur son visage.
- C'est rare de vous voir si... doux.
- Profites-en.
Soudain, la porte s'ouvrit. C'était Hishigi, nous portant un air désolé que je ne lui avais jamais vu.
- ... Zéphyr, ça va ?
- Un peu mieux...
- Je vois... C'est une bonne chose. Le médecin aimerait vous voir tous les deux.
- Le même ?
- Oui, mais il a l'air de vouloir vous donner des informations utiles, cette fois.
- Je suppose qu'on devrait aller voir, j'ai deux-trois questions à lui poser.
- Je vous attends devant, je vais vous raccompagner.
- Tu peux te lever, Zéphyr ?
- Avec du soutien, ça devrait aller...
Nous nous dirigèrent vers le bureau d'Alcée, qui nous fit signe de nous asseoir.
- Bon... Suite à l'évacuation de cette décharge émotionnelle naturelle, il est temps de passer à vos options.
J'appréhendai la suite de ses paroles, mais je soutenais son regard.

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MessageSujet: Re: Zelos [35]   Lun 14 Mar - 9:48

Ma routine à l'hôpital commençait à m'ennuyer, mais la situation qui se déroulait sous mes yeux était pour le moins intéressante à observer. Ce couple n'était visiblement toujours pas stable et semblait toujours aussi inconscient, et pourtant ils semblaient encore s'accrocher l'un à l'autre. J'aimerais être le témoin à leur mariage, ce serait pour le moins intéressant.
Je ne portai pas attention à leurs regards inquiets appréhendant mes paroles -bien que l'insistance avec laquelle me fixait M.King's size m'agaçait-, et commençai le discours que l'on sortait habituellement aux hommes enceints.
- Vous pouvez évidemment les laisser se développer, en venant faire des échographies régulières, jusqu'au moment fatidique où l'accouchement se fera par césarienne.
- Ça se fait toujours par césarienne...?
- A moins que vous ne vouliez accoucher naturellement bien sûr, et perdre l'intégralité de votre ventre.
Les deux froncèrent les sourcils, et le chevelu coloré baissa les yeux en direction de son ventre.
- Et quelles sont les autres options ?
- Il est également encore temps d'avorter, mais au vu de la croissance rapide de vos deux jumelles il va falloir très rapidement se décider.
- Quand devons nous donner la réponse ?
- Hmmmmm... Maintenant. C'est qu'elles se développent vite, vous avez de la chance d'avoir des enfants si vifs !
Le regard d'Akagi se fit plus agressif envers moi, et il tourna ensuite ses yeux vers son compagnon (?) pour guetter son avis.
- Qu'est ce que tu en penses, Zéphyr ?
Il mit plusieurs secondes à répondre, se tenant la tête dans ses mains.
- C'est que... C'est bien trop soudain pour prendre une décision maintenant. Ce n'est pas une décision que l'on peut prendre en quelques minutes...
- En effet, mais dans tous les cas, je te l'ai déjà dit, je resterai avec toi.
Ses mots semblaient légèrement rassurer le coloré.
- Est-ce qu'il y a des risques de séquelles graves pour lui ?
- Physiques non, à moins qu'il ne choisisse d'accoucher naturellement, dans ce cas-là nous ne pourrons garantir le résultat et je ne pourrai qu'exprimer mon scepticisme quant à ce choix.
- Sarcasme à part, dites moi si les césariennes pratiquées sur les hommes enceints se sont bien déroulées ? C'est une pratique courante maintenant j'imagine, vous devez avoir de l'expérience.
- Vous me demandez de composer une phrase sans sarcasme ? o.o
Akagi me lança un regard assassin.
- Vous n'allez pas faire long feu ici si vous continuez.
- Je viens de vous dire qu'il y avait peu de risques de séquelles physiques graves, à moins d'accoucher nature-
- Oui, on a compris.
- Ne me demandez pas de répéter dans ce cas, contentez vous d'écouter.
- J'ai une folle envie de vous coller un bâillon.
- A votre guise, mais je pourrai difficilement répondre à vos questions et vous informer.
Il soupira, et se tourna vers son amant (?).
- Si tu choisis de les garder, sache je les élèverai avec toi. Mais je ne veux pas te brusquer, c'est ton propre corps dont il est question après tout.
- Ah, par contre nous avons constaté une baisse de libido après la césarienne effectuée sur des parents masculins, si vous considérez cela comme une séquelle physique grave.
La main d'Akagi se colla devant ma bouche, étouffant les mots sortants de ma bouche. Je soupirai, et laissai le coloré répondre.

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MessageSujet: Re: Zelos [35]   Lun 14 Mar - 21:31

Tout cela allait beaucoup trop vite. Comment aurais-je pu prendre une décision aussi rapidement ? Il était impensable que réfléchisse efficacement dans ces conditions.
- Je ne sais pas.
- C’est dommage. Je vous conseille de réfléchir à des prénoms alors.
- Est-ce que vous vous adressez vraiment comme ça à tous vos patients ?
- Je ne vois pas ce que vous voulez dire. Bien sûr que je ne fais pas de favoritisme. Je traite chacune des personnes en face de moi selon leur capacité de compréhension.

- Est-ce vous pourriez nous expliquer comment se passe un avortement au moins ? Je suppose que l’avortement chimique n’est pas possible.
- En effet, pas à ce stade de développement. De toute manière, des recherches sont encore en cours à ce sujet, les résultats sur les hommes ont été plutôt aléatoires jusqu’à présent. Nous retirons donc les fœtus de manière chirurgicale. Puisqu’ils ne peuvent pas survivre en couveuse à cet âge-là, nous les laissons donc dépérir, ou bien les récupérons pour des études sur les cellules souches.
Entendre des détails racontés de manière si froide me fit frissonner.
- Laissez-moi vous dire que je suis tout de même étonné que les conséquences sur votre sexualité ne nous refroidisse pas, cela a pourtant l’air d’être la seule base relativement stable de votre relation. Quelle qu’elle soit.
- Je ne sais pas ce qui me retient de vous encastrer dans ce mur.
- Probablement le fait que vous avez besoin de moi, il est important de savoir ravaler sa fierté dans ces cas-là.
Il était vrai que malgré le fait qu’il soit désagréable, il était utile. Il valait mieux subir son ton sarcastique et tout de même récupérer des informations utiles.
- Le délai pour avorter est le même que pour les femmes ?
- Il n’y a pas encore de réglementation officielle là-dessus, donc pour le moment il est plus long, mais la plupart des médecins refuseront de retirer des fœtus viables en couveuse. Comme je le disais, il faut donc vous décider rapidement. Et par rapidement, j’entends immédiatement. En tout cas, j'aimerais vous souligner une bonne nouvelle : si vous êtes tous les deux non atteints de MST - ce dont je me permets de douter - et que vous comptez les garder, alors vous n'aurez plus besoin de préservatifs pour le moment. Non pas que son utilité ait déjà eu la moindre influence sur vous.

Je me blottis contre Akagi quelques secondes avant de finir par reprendre la parole.
- Je ne peux pas choisir.
Je l’entraînai par la main en dehors de la salle.
Nous retrouvâmes Hishigi, qui semblait nous attendre devant.
- Est-ce que ça va ?
- Oui…
Je passai ma main libre sur mon visage.
- Je veux juste rentrer…

[vers le quartier pavillonnaire]

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