Dieu, fainéant et se faisant trop vieux pour jouer aux Sims avec les humains, il envoie ses anges chercher un humain qui pourrait le remplacer. Les prétendants au titre devront prouver leur valeur en faisant... ce qui amusera Dieu sur le moment.
 
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 Nolan [7]

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Nolan

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MessageSujet: Nolan [7]   Dim 8 Oct - 20:06

- Bonjoooooooour.
- Encore toi ? Je ne devrais plus être surpris.
- Comment vas-tu ?
- J'allais bien avant d'être dérangé.
- Moi aussi je vais bien.
- Je n'avais rien demandé.
- Mais tu te le demandais je sais.
- Quelle est la raison de ta venue cette fois ?
- Et bien je voulais prendre des nouvelles de mon frère.
- Il va très bien, il s'en est sorti. Tu t'intéresses vraiment à son sort ? J'ai du mal à y croire, tu ne le connais même pas.
- Tu penses que je ne m'intéresse pas aux gens ? Tu as tort.
- Cela n'est pas flagrant en tout cas.
- Pourtant je m'intéresse à toi non ?
- Oui, beaucoup trop d'ailleurs. Et pour une raison que je ne m'explique pas.
- Je m'intéresse à toi parce que tu es intéressant.
- C'est beau ce que tu dis.
- Mais je suis juste venu te remercier pour ton aide de l'autre fois, je ne viens pas te harceler. Je t'aurais bien envoyé un message pour ne pas te déranger mais je n'ai pas ton numéro de téléphone.
- Je vois.
- Alors, tu as réfléchi à la récompense que tu souhaitais ?
- Je t'ai déjà dit que je ne voulais rien.
J'étais déçu, je voulais absolument lui renvoyer l'ascenseur mais il était têtu. Que pouvait-il bien vouloir ? Je ne le connaissais pas assez pour savoir ce qui lui ferait plaisir. A part être laissé en paix visiblement. Ce dont je ne tenais pas vraiment compte.
- Qu'est-ce que tu aimes dans la vie ?
- Rien.
Cela ne m'aidait pas beaucoup comme information. Peut-être valait-il mieux essayer d'en savoir plus par ceux qui le connaissaient bien.
- Tu as des amis ?
- Non.
Il avait apparemment décidé de ne répondre à aucune de mes questions. Pas très coopératif.
- Est-ce qu'il faut absolument avoir un trou béant dans le ventre pour avoir ton attention ?
- Non, cela ne serait même pas suffisant.
- Hmm....
Ce n'était pas une solution viable. Cela n'avait pas été une expérience très agréable. Surtout que rien ne garantissait qu'il daigne vraiment me parler à ce moment-là. A la limite mieux valait que je tue quelqu’un et que je le ramène ici, cela serait moins compliqué - sans parler de la douleur que cela m’épargnerait. Enfin pas tuer non, il fallait qu’il soit en vie pour que cela ait une quelconque utilité. Je ne voulais pas être directement expédié à la morgue ou aux pompes funèbres. Bien que cela représenterait des lieux plus calmes pour penser et discuter. Enfin, il ne serait pas là, il ne me resterait qu’à discuter avec des cadavres. Il y avait de meilleures manières d’occuper mon temps. Enfin, de toute manière, après ce qui s’était passé avec mon « frère » il n’y avait aucune chance qu’il ne tombe dans le panneau. Il m’enverrait probablement bouler sans un regard.
J’avais déjà perdu son attention. Il semblait vaquer à ses occupations en remplissant des piles de paperasse inintéressante et en se faisant régulièrement happer par des infirmières débordées. Elles se faisaient elles aussi renvoyer sèchement. Je n’étais pas le seul à recevoir pareil traitement. Peut-être étais-je même privilégié ? Comment savoir si j’étais sur la bonne voie ? Il devait bien un avoir au moins une personne ici capable de me renseigner à son sujet. Même s’il n’avait aucun ami - ce qui était hautement probable au vu de son caractère de cochon - ses collègues devaient bien le connaître un minimum. Pour le moment je ne voyais personne démarrer une conversation un tant soit peu personnelle avec lui. Son téléphone personnel ne sonnait pas non plus. Sa vie sociale était donc réellement aussi inexistante ? Pourquoi ne pas profiter de ma compagnie dans ce cas ? Avait-il subi un traumatisme qui l’avait poussé à se renfermer ainsi ? Le contact humain finissait toujours par manquer même aux gens les plus solitaires, depuis combien de temps était-il dans cet état ?

- Tu es encore là ?
- Visiblement oui. Je te manquais ?
- Pas du tout, mais tu es dans le passage.
- Tu préfèrerais que nous allions discuter ailleurs ?
- Non, je veux juste que tu sortes d’ici et que tu me laisses travailler.
- Tu as l’air de mauvaise humeur, je pourrais te faire un massage.
- Tu ne m’écouteras donc jamais ?
- Ca veut dire que tu comptes me parler toute ta vie ?
- Tu vas chercher des sous-entendus très obscurs à ce que je dis…
- Ne t’en fais pas je n’ai pas peur de l’engagement.
Il me regarda d’un air consterné, auquel je répondis par un sourire amusé.
- Je suis sérieux. Tu m’intéresses vraiment. Je ne suis pas du genre à me lasser.
- Oui c’est bien ce qui m’inquiète…
- Tu t’inquiètes trop.
- Qui ne s’inquièterait pas à ma place ? Je me fais harceler et même suivre à mon travail.
- Par qui ?
- Sérieusement ?
- Je ne te harcèle pas, c’est toi qui m’as adressé la parole. Je n’ai fait que répondre.
- Et refuser de faire ce que je demandais par la même occasion.
- Tu veux vraiment que je parte ?
- OUI.
- é.è
- …
- D’accord.
Je regardai un peu les alentours pour me repérer. Cet hôpital était un véritable labyrinthe. Tous les couloirs se ressemblaient, blancs, froids, et débordant de gens agités. Je m’apprêtais à me diriger vers la sortie mais changeai d’avis au dernier moment.
- Je ne veux pas paraître insistant mais…
- Alors pourquoi l’es-tu ?
- Parce que c’est important. Si tu arrêtais de me couper la parole nous irions plus vite.
Il soupira.
- Je t’écoute, je ne pense pas avoir le choix de toute manière.
- Je peux être ce dont tu as besoin. Juste quelqu’un à qui se confier lorsque tu en éprouveras le besoin. Quelqu’un qui ne te jugera pas. Quelqu’un dont tu n’auras pas besoin de t’occuper. Cela ne serait pas désagréable non ? Enfin, tu n’as même pas besoin de me donner de réponse. Je ne veux plus que tu te dises que tu n’as pas le choix. Tu peux faire absolument tout ce que tu veux. Je peux t’y aider si c’est ce que tu veux. Ou te laisser tranquille. Je ne t’embarrasserai pas de contraintes.
- Ton comportement ne laisse pas entendre que tu es quelqu’un de très obéissant pourtant. Je crois moyennement à ton discours nunuche.
- D’accord.

Cela ne servait à rien d’insister. Plus je tentais de l’ouvrir plus il se fermait. L’initiative devait venir de lui. Je ne devais pas le braquer davantage, même si j’avais très envie de continuer la discussion. J’avais toujours été intéressé par les gens torturés. Celui-là ne montrait pas vraiment de tristesse mais tout semblait pointer dans la direction d’un mal-être camouflé. J’espérais que je ne me trompais pas sur toute la ligne. Et surtout qu’il finirait par revenir vers moi.
J’avais d’autres choses desquelles m’occuper en attendant. Rei devait avoir un bébé. Daemon était grand. J’étais déjà en retard. Quelle humiliation… Il fallait que je me tienne bien plus au courant des actualités en Enfer si je voulais prétendre à être un digne serviteur de Lucifer.

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Alcée

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MessageSujet: Re: Nolan [7]   Lun 20 Nov - 21:20

Comment savoir s'il pensait vraiment ce qu'il disait ? S'il était sincère et s'intéressait vraiment à moi ? Il n'avait aucune raison d'être sincère avec moi ni de s'intéresser à quelqu'un comme moi, et pourtant il était toujours là à me suivre comme un petit chiot -peu obéissant d'ailleurs-... C'était rageant et incompréhensible, et pourtant je commençais à me prendre à son jeu sans vraiment comprendre pourquoi. Ses visites étaient régulières et faisaient partie de mon quotidien d'habitude si morne et lassant. Il était parfois agaçant, mais son intérêt m'intriguait et sa vivacité était communicative d'une certaine manière. Je pouvais le virer si je le voulais vraiment, mais je ne le faisais pas. Peut être pour tester jusqu'où il était prêt à aller pour avoir mon attention. Peut être qu'il était d'ailleurs temps de me relâcher un peu si je veux en apprendre plus... Je ne savais pas encore où placer mes barrières avec lui. Connaître ses véritables intentions m'aideraient sûrement à définir ces limites-là.
- Attends.
Il se retourna aussitôt et me lança un regard semblant pleins d'étoiles.
- Ça y est tu veux bien de moi ?
- Je veux juste savoir pourquoi tu sembles toujours revenir malgré mes refus, et ce que tu veux vraiment de moi. Je ne suis pas dupe en écoutant tes discours mielleux.
- Pourtant ils sont sincères... Oh, ça y est je comprends, tu as du mal à faire confiance aux gens ? Je comprends mieux !
- Étrangement faire confiance à un homme me harcelant régulièrement ne m'a pas traversé l'esprit, non.
- Et bien pour te montrer que je suis de bonne foi, je te laisse faire ce que tu veux de moi. Tu peux tout me demander, tout. Cela ne te convient pas ?
- Je me fiche de cette proposition, cela ne prouve rien, il y a toujours une intention derrière. Pourtant tu n'as pas l'air de vouloir attenter à ma vie, ni de me voler, tu as bien vu que je ne possédais pas grand chose...
- Tu es bien inquiet et stressé, enfin cela semblait évident avant, mais je suis content que tu t'exprimes un peu plus face à moi. J'ai l'impression que c'est la première vraie conversation que j'ai à coeur -presque- ouvert avec toi, je suppose que je suis sur la bonne voie.
- Tu as visiblement des problèmes de concentration... La question que je t'ai posée était pourtant simple.
- Je te l'ai dit, je te trouve intéressant, et j'aimerais donc en apprendre plus sur toi et si possible me rapprocher de toi.
Personne ne s'était jamais intéressé à moi spontanément, ni aussi intensément... C'était pourtant improbable vu l'image que les gens avaient de moi habituellement.
- Mais j'imagine que ce sont des notions toujours assez obscures pour toi.
- J'aurais sûrement du me lancer en psycho pour comprendre une logique pareille.
- Pas sûr que ça aurait été ton domaine de toute manière, tu sembles être un chirurgien doué.
Sa façon de me brosser dans le sens du poil était louche. Qu'est ce qu'il voulait ? Enfin, la question que je devrais me poser est plutôt qu'est ce que je voudrais de lui puisqu'il semblait vouloir tourner la chose vers moi ?
- Dans ce cas, que dirais-tu d'être mon garde du corps quand je travaille ?
- Ton garde du corps ?
- Je ne demande pas de protection physique, juste une barrière contre les gens que tu pressens comme étant agaçants -surtout quand je travaille-. Tu les renverras au secrétariat. Je mettrais en place une blacklist également.

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MessageSujet: Re: Nolan [7]   Dim 11 Fév - 17:17

- Et après tu accepteras de m’écouter un peu ?
- Si tu y arrives.
- D’accord *-*
- Ce n’est pas en restant planté là avec un sourire bête que tu vas y arriver.
Certes, mais cela n’avait pas l’air bien compliqué non plus. Je m’étais attendu à quelque chose d’irréalisable juste pour se débarrasser de moi. Quoi qu’il en dise il devait avoir envie que je réussisse. Il me permettait même de rester à côté de lui. Maintenant il me suffisait juste de gérer quelques humains.
- Chers patients, si vous voulez parler à notre médecin, veuillez prendre un ticket auprès de moi. Je vous ferai passer dans l’ordre. Pas de panique ne vous précipitez pas il y aura de la place pour tout le monde. Hey ne vous volez pas vos papiers là-bas !
Beaucoup d’agitation pour un hôpital, c’était étonnant. Je comprenais mieux l’irritation d’Alcée.
- Sachez que si vous désobéissez aux règles en essayant de parler sans passer par moi vous serez interdit de séjour dans cet hôpital. La sécurité se chargera de vous jeter dehors ainsi que les malades que vous venez visiter si c’est le cas. La nouvelle politique de l’hôpital ne tolèrera pas vos frasques qui fatiguent nos précieux médecins. Je vous remercie pour votre écoute et vais donc commencer à vous recevoir. J’appelle le numéro 18.
- Comment ça le 18 pourquoi pas le 1 ?
- Ou le 26 ?
- C’est scandaleux de traiter ainsi des êtres humains !
- J’ai choisi le 18 parce qu’il m’a donné un pot-de-vin, c’est simple. Mais je suis flexible. Cinquante euros pour le moment, qui dit mieux ?
- Voleur !
- Assassin !
- Cent euros !
- Très bien, numéro 37 alors, je vous écoute.
- Ma femme a besoin d’une transplantation en urgence mais elle n’est jamais en haut de la liste des receveurs. Elle va mourir si elle n’a pas de nouveau rein dans les mois à venir. Je n’ai aucune explication sur l’allongement constant des délais annoncés. C’est une vie qui est en jeu !
- Oh c’est triste é.è Je suis dévasté d’apprendre cela… Sachez que l’hôpital vous apporte tout son soutien et que des explications claires vous seront données quant à la longueur intolérable de votre attente. Voilà un formulaire à remplir afin que je puisse revenir vers vous dans les plus brefs délais.
- Mais il est vierge.
- Oui l’imprimante n’a plus d’encre. L’encre d’imprimante est trop chère °-° Notez bien tout ce que vous pensez être utile. Surtout la chronologie des évènements. Pensez à bien laisser vos coordonnées ainsi que votre numéro de ticket.
- Merci, merci. J’espère que cela fera enfin bouger les choses.
- Je vous le promets, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que votre charmante femme retrouve la santé. Alors, passons désormais au numéro 18.
- Mon fils a…
- Navré de vous interrompre Monsieur 18 mais je viens de recevoir une somme plus importante de la part de Madame 4. Je vais donc vous demander de patienter jusqu’à ce qu’elle me raconte son histoire.
- Je veux que ma sœur soit changée de médecin. Je n’ai absolument pas confiance en celui qu’elle a actuellement et on refuse de le changer.
- Pourquoi voulez-vous en changer ?
- Il a une très mauvaise réputation pour ce genre d’opération sensible. J’exige le médecin avec le meilleur taux de succès de l’hôpital. Ne feriez-vous pas pareil si c’était un membre de votre famille ? C’est un scandale que des chirurgiens tuent des gens et soient encore autorisés à pratiquer !
- D’où tenez-vous ces données sur les taux de succès de nos médecins par opération ?
- Ce n’est pas le problème.
- Sachez que pour avoir notre meilleur chirurgien il faut être capable de payer ses honoraires. Il est extrêmement demandé comme vous pouvez le voir. Pensez-vous le mériter plus qu’un homme qui attend une greffe vitale pour sa femme ?
- Oui, la santé de ma sœur est en danger également. Elle est jeune, elle a toute sa vie devant elle, et je peux payer !
- Parfait, voici également un formulaire dans ce cas.
- Je trouve les nouvelles méthodes de cet hôpital parfaitement scandaleux. Pourquoi favoriser ainsi les gens riches ? Les pauvres n’ont-ils donc pas le droit de vivre ?
Je n’avais pas vraiment de raison à cela à part que cela me faisait de l’argent de poche et que les gens riches étaient généralement importants. Je n’avais pas vraiment d’autres moyens de les différencier et d’établir un classement.
- Notre hôpital est au bord de la faillite. Comme dit précédemment nous n’avons même plus les moyens de payer de l’encre °-° Le nombre d’impayés nous empêche de rémunérer nos médecins et nos infirmières. Regardez ces gens qui soignent tous de leur mieux vos bien-aimés. Ils travaillent un nombre impressionnant d’heures  par jour, sautent des repas et même des nuits pour garantir la santé des patients. Ils se sont lancés dans ce métier par envie de secourir leur prochain et ils se retrouvent dans cet enfer, privés de moyens, de salaire et surtout de reconnaissance. Jamais aucun merci. Ils n’ont droit qu’aux pleurs et aux reproches. Qui se souvient donc d’eux après ? Ils usent leur santé pour la vôtre, ils méritent tout votre respect. Et surtout, ils méritent de pouvoir vivre décemment. Que ferez-vous une fois que l’hôpital sera contrait d’être abandonné faute de financement ? Nous devons malheureusement considérer cet aspect financier pour sauver un maximum de patients. Je sais que c’est difficile à entendre mais c’est la triste réalité. En ces temps difficiles nous ne pouvons pas nous permettre de ne faire que du bénévolat. Avoir cet argent dans les caisses vous bénéficie à tous par ricochet. Si vous n’avez pas les moyens de payer pour tous les traitements nécessaires, soyez reconnaissants envers ceux qui le peuvent. Ce sont eux qui vous permettent d’être sauvé. De prendre soin de ceux que vous aimez.
- Ce sont juste des excuses pour laisser mourir les pauvres !
- Si vous n’êtes pas content vous n’êtes pas obligé de rester ici, les portes des autres hôpitaux sont grandes ouvertes. Allez donc voir si leur politique vous semble plus propice à vos plaintes.
- Je suis choqué du traitement que nous recevons tous.
- Ecoutez, je n’ai pas de temps à perdre avec vous, des gens attendent leur tour.
- Exactement, c’est à moi, poussez-vous !
- Non, j’exige de parler, j’ai le numéro 1 j’aurais dû passer en premier.
- Je vous ai dit que ce n’était pas une question de numéro. Si vous souhaitez passer en premier, payez donc plus que Madame 4.
- Je n’en ai pas les moyens.
- Pourtant vos vêtements m’ont l’air plutôt cher je suis étonné. La personne que vous venez soutenir ne vaut donc pas plus à vos yeux que le prix d’une cravate en soie ?
- Il a raison, si nous n’êtes pas prêt à payer alors que vous en avez visiblement les moyens, c’est que ce n’est pas si important.
- Cessez de nous faire perdre notre temps !
- Je vous poursuivrai en justice !
- Allez-y, allez-y. Je ne suis pas inquiet, il est facile de gagner un procès lorsque son adversaire est trop radin pour se payer un avocat.
Il serra les poings, fit quelques pas vers la sortie mais sembla soudain changer d’avis. Il se retourna et lança un coup de poing que j’esquivais sans peine.
- C’est dommage de vouloir gâcher les coutures de votre costume sur mesure de cette manière. Sécurité ! Un fou importune les médecins et les patients. Emmenez-le.
Un garde s’approcha et l’immobilisa rapidement malgré ses protestations.
- Fouillez-le, il me semble très dangereux depuis le début. Il terrorise les autres patients et nous menace éhontément.
- C’est un véritable tissu de mensonge !
- Soyez calme. Nous allons devoir procéder à une fouille corporelle.
- Je refuse, vous n’avez aucun droit de me traiter comme un criminel !
Un deuxième garde finit par intervenir et sortit un revolver du sac de l’inopportun.
- Nous allons devoir procéder à votre arrestation.
- Ce n’est pas à moi, c’est un complot !
Je levai les yeux au ciel.
- Bien sûr, ce qu’il ne faut pas entendre.
- Il y a vraiment des fous partout, c’est inquiétant.
- Sommes-nous vraiment en sécurité ici ? Comment a-t-il pu ramener une arme dans un hôpital ?
J’adressai un clin d’œil ainsi qu’un signe de la main à l’homme tandis qu’il se faisait ramener de force à l’accueil.
- N’oubliez pas de prendre son identité et de le… blacklister *-*
- Oui bien sûr.
- Hey.
Je me retournai et vis Alcée, qui avait visiblement encore l’air agacé.
- Oui ?
- Tu as l’air d’être très satisfait de ton petit show.
- Tu ne l’es pas toi ?
- Je n’ai pas vraiment l’occasion de le suivre, en tout cas tu as l’air d’attirer l’attention.
- Oui ça te permet d’être tranquille non ?
- Tu ne surveilles pas assez ton public, tu en as perdu une partie.
Il me fit signe de regarder le sol. Une femme était accrochée à sa jambe et semblait formuler des syllabes désordonnées.
- Elle a réussi à passer ma barrière… Comment ? °-°
- Elle a apparemment rampé jusqu’à moi.
- Wow… Tellement de volonté °-° Tu devrais écouter ce qu’elle a à dire.
- Elle a l’air de dire quelque chose de pertinent selon toi ?
Je me penchais pour tendre l’oreille.
- Aoezufijt eiruhn siepppp.
- Il me faudrait un traducteur pour me prononcer.
- Occupe-toi d’elle !
- Oui, tout de suite !
- …
- …
- Quoi ? Ton cerveau bugue encore ?
- J’aime quand tu me donnes des ordres comme ça. J’espère que ça te fait plaisir.
- …
Il tourna les talons et partit avec la femme limace collée à sa jambe.
- Sécurité, il faut attraper cette chose °-° Elle est peut-être toxique.
- Très bien.
- Bon, revenons à nos moutons. Qui est le prochain déjà ?
- Moi !
- Oui je vous écoute ?
- Je suis enceinte.
- Oui je vois ça et alors ? Ce n’est pas le service gynécologie ici.
- Ce médecin est le père !
- Hein ?
- Oui et il n’assume pas. Il se refuse même à faire un test de paternité. Je ne peux pas assumer cette grossesse toute seule.
- Vous êtes sûre que c’est bien le père ?
- Oui, à 100% ! Qu’il arrête d’être lâche et qu’il réponde au moins à mes appels. Cet enfant, je ne l’ai pas fait seule !
- Oui, c’est certain. Hmm… Ne bougez pas, je vais lui en parler.
- Quoi ? Juste pour ça elle a un contact direct alors que des gens en train de mourir doivent remplir un formulaire ?
- C’est une situation exceptionnelle, je n’ai pas de procédure de gestion de ce genre d’incident.
S’il était sur le point de devenir père je supposais que c’était une information qu’il qualifierait d’importante.
- Alcée. J’ai discuté avec ta… femme ?
- Cela m’étonnerait beaucoup.
- Pourquoi ?
- Je n’en ai pas.
- Ta copine ?
- Non plus.
- Ta sexfriend ?
- …
- Ton coup d’un soir ?
- Est-ce que tu peux arrêter de me faire perdre ton temps et en venir au vrai sujet ?
- Tu vas être papa. Félicitations ?
- Quoi… N’importe quoi… C’est impossible.
- Elle a l’air d’en être persuadée en tout cas. Tu es sûr ?
- OUI.
- Ca me rassure… Je ne pense pas vraiment que tu sois prêt à être père.
- Tu crois vraiment n’importe quoi.
- S’il y avait une chance pour que ce soit vrai je ne voulais pas prendre de risque. Tu n’as pas l’air de tellement croire dans le droit à l’erreur.
- Ecoute, tu es censé me libérer du temps aujourd’hui, pas m’en prendre. C’est toi qui as choisi de faire tes preuves.
- C’est vrai, j’y retourne.
Quelle était le pourcentage de chance pour qu’il soit vraiment reconnaissant après ça ? Je n’étais plus aussi confiant. C’était plus compliqué que prévu.
- J’ai discuté avec lui. Tenez ça.
- Qu’est-ce que c’est ?
- Un rendez-vous pour votre avortement.
- Quoi ?!
- Vous m’avez dit que vous ne pouviez pas assumer cet enfant seule. Je crois que c’est une réponse assez claire. Suivant ?
Ces humains avaient des préoccupations lassantes. Toujours à réclamer la même chose. J’avais l’habitude des gens déprimés mais ceux-là étaient particulièrement irritants. Rien à sauver pour la plupart. J’aurais pensé pouvoir tomber sur au moins une personne valable pour mon temple.
Je fus surpris par quelqu’un se jetant dans mes bras.
- Monsieur, sauvez ma maman.
Il semblait assez jeune. Son visage était larmoyant.
- Qu’est-ce qui ne va pas avec ta maman ?
- Pourquoi passe-t-il maintenant ? Il n’a même pas de ticket !
- Je viens de payer pour passer, poussez-le !
- C’est un enfant, vous n’avez pas honte ?
- Les enfants sont prioritaires maintenant ? Les règles ne cessent de changer.
- Ca me semble assez logique.
- Elle a fait une grave allergie. Elle ne respirait plus. Est-ce qu’elle est vivante ?
- Il m’a l’air quand même âgé pour un enfant.
- Je suis sûr qu’elle est vivante si on ne t’a rien dit. Dès que son état sera stable une infirmière viendra te parler.
- Non, personne ne me dit rien depuis hier. Je suis tout seul.
- Et ton papa ?
- Je n’ai pas de papa.
- Tu n’es gardé par personne ? Mais que font les services sociaux °-°
- Non, je ne veux pas être adopté, je veux ma maman, ne les appelez pas !
- Oui, oui, d’accord. Tu as mangé au moins ?
- Non… Sniff…
- Tiens, va te prendre quelque chose et reviens après. Je te dirai ce qu’il en est.
- Merci…
Le reste de la journée se passa au même rythme effréné.
- Alors ?
Je me réveillai en sursaut.
- C’est toi ? Tu m’as fait peur. J’ai cru que c’était encore quelqu’un dont la femme était morte. Je crois que je suis en train de développer une phobie. Tu sais que quelqu’un a failli me tuer en me fonçant dessus avec un fauteuil roulant électrique ? Il faut même se méfier des handicapés, où va le monde…
- Oui j’ai assisté à la scène, c’était divertissant.
- Tant de cruauté…
- Tu as choisi de t’imposer ça tout seul, tu es juste masochiste.
- En tout cas, je comprends mieux ton humeur habituelle.
- Ma journée est finie, tu devrais y aller à la place de dormir sur les tables.
- Justement je pensais que nous pourrions rentrer ensemble.
- Rentrer ensemble ?
- Oui.
- Pour quoi faire ?
- Pour faire connaissance. Je l’ai bien mérité non ?
- Je ne suis pas sûr que ce soit suffisant.
- Quoi ? Mais j’ai failli mourir pour toi. Tu te rends compte de tout ce que j’ai fait ?
- Oui, le spray au poivre était par ailleurs un peu excessif tu sais.
- … J’ai paniqué. Je pensais qu’elle arriverait à te toucher si je ne la maîtrisais pas immédiatement. J’ai uniquement agi avec tes intérêts à cœur.
- Il y avait d’autres solutions… Il a fallu évacuer trois personnes.
- Tu peux bien admettre que tu as été tranquille quasiment toute la journée grâce à moi, hormis quelques toutes petites bavures. Je suis sûr que personne n’aurait mieux réussi que moi.
- Disons que cela a été une journée plutôt calme.
- Alors tu veux bien aller boire un verre avec moi ?
- Je vais y réfléchir.
- Non mais maintenant °-°
- Non, pas ce soir.
- Pourquoi ?
- Je suis fatigué.
- S’il te plaît.
- Une autre fois.
- Ca veut dire jamais ça é.è
- Non, ça veut dire une autre fois. Je trouve que c’est assez clair.
- De quoi as-tu peur ?
- De rien.
- Je ne te mangerai pas tu sais. Tu peux me faire confiance.
- Bonne soirée.
- C’est comme ça que tu réagis à chaque fois que quelqu’un veut te connaître, ou c’est juste moi ?
- Comment est-il possible de parler autant…
- Tu ne me décourageras pas. Je pense que j’ai mes chances avec toi.
Il s’était adouci après tout. Un peu. J’avais droit à un meilleur traitement que la plupart des autres gens avec qui je l’avais vu s’entretenir.
- Comment ça ?
- Hm rien °-°
Je ne voulais pas qu’il se braque en se disant que j’étais trop présomptueux. L’étais-je ? Peut-être un peu.
- Je ne voulais rien insinuer désolé. Ni t’ennuyer après cette longue journée. J’avais juste tellement hâte de pouvoir passer un peu de temps avec toi. Je pensais que tu accepterais. Visiblement ce n’est pas le cas. Je suis déçu parce qu’on dirait que tu dis non par principe. Tu n’as pas l’air prêt à me croire quand je te dis que tu m’intéresses, pourtant je ne vois pas pour quelle autre raison j’aurais fait tout ça. Est-ce que c’est tout ce à quoi je vais avoir le droit avec toi ? Me faire utiliser ? Ce n’est pas un reproche, c’est moi qui te l’ai demandé mais j’aimerais savoir si ça a vraiment la moindre chance d’obtenir ta confiance.
Lâcher prise avait jusque-là semblé plus efficace avec lui que d’insister, mais cela ne m’avancerait pas sur le long-terme. Il ne semblait pas vraiment porté sur la prise d’initiative.
- Enfin oublie ça, je ne suis pas sûr de vouloir entendre la réponse ce soir. Et puis ça ne changerait rien, ma proposition de faire ce que tu veux est toujours valable si je n’ai pas réussi à te convaincre pour le moment. Je ne sais pas vraiment quoi te proposer d’autre. En tout cas, je pense aller au café au coin de la rue, je boirais bien quelque chose pour me remettre d’aplomb avant d’aller travailler. Ce serait une belle coïncidence de t’y retrouver si jamais tu avais envie de boire un verre pour décompresser.

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MessageSujet: Re: Nolan [7]   Sam 24 Fév - 4:22

Comment pouvait-il savoir si je continuais à dire non par principe ? Mes réponses étaient pourtant claires et je n'étais pas malhonnête par rapport à ce que je pensais vraiment. Il n'y avait rien à rajouter. Il réfléchissait bien trop, du moins il réfléchissait trop aux mauvaises choses. Au moins il réfléchit beaucoup cela dit, ce qui est déjà un avantage de taille face aux autres personnes de mon entourage.
- Je ne sais pas ce qui te fait penser que je dis non "par principe", sachant que je n'ai pas de principes et que tu ne me connais pas.
- ... Ah bon ? Tu m'avais l'air de quelqu'un d'organisé pourtant, du genre qui dit non à toute rencontre sociale pour se concentrer sur sa vie professionnelle justement.
- Tu ne me connais pas, ça ne sert à rien d'avancer à des conclusions, surtout des conclusions si basiques.
- C'est justement pour cela que j'aimerais te connaître plus, parce que je ne peux pas te cerner si facilement.
Je balayai son argument d'un mouvement de main.
- Bref. Là n'est pas le problème. Je suis simplement fatigué de cette journée -bien que ton aide a considérablement réduit le taux d'énergie que j'ai du dépenser-, je ne veux donc pas sortir., et je dis ça sans arrière pensée préconçue consistant à répondre "non" à tout bout de champ.
- Oui bien sûr, je ne comptais de toute façon pas te forcer, et je t'invitais sans aucune arrière pensée bien sûr ! Du moins pas pour le moment °-°
- Ton insistance y ressemblait.
- J'en suis désolé dans ce cas, mais comme je le disais, je suis toujours à ton service. Demande moi ce que tu veux, surtout si ça me permet de pouvoir passer plus de temps avec toi.
- Je suppose que te demander de passer du temps loin de moi est hors de portée dans ce cas ?
- Ce n'était pas le but à la base, mais si c'est ce que tu veux je ne refuserai pas.
- Wow tu es étonnement devenu docile... Tu es tombé malade ? Ta blessure s'est réouverte ?
Enfin je m'avançais un peu, même s'il le dit ça ne voulait pas dire qu'il en était réellement capable.
- Non, je pense juste commencer à comprendre comment tu fonctionnes.
- Oh, tu veux dire que tu as commencé à comprendre qu'harceler les gens n'était pas une bonne manière pour se rapprocher d'eux ?
Il eut un rire amusé.
- Je suppose que ça nous fait un point en commun, nous ne savons pas exactement comment nous rapprocher des gens.
- La différence est que ce n'est pas ce que je recherche, moi.
- Je suppose que c'est vrai... mais je pense tout de même faire des progrès, tu ne m'as toujours pas viré dehors après tout.
- Tu restes utile, et je n'ai pas la force nécessaire pour te virer de toute manière.
- C'est juste pour ça que tu ne me vires pas alors ? é.è j'ai peut être fait moins de progrès que ce que je pensais...
- Non, j'ai dit "de toute manière". Ça ne veut pas dire que c'est la vraie raison.
- Il y a une autre raison alors ?
- Oui, tu m'es utile. Je viens de le dire.
- Je suis sûr qu'il y a autre chose *-*
- Tu me fatigues... Si ça te plaît de penser ça, soit. Je vais rentrer chez moi, demain je suppose que tu seras là à la même heure ? A ce moment là j'envisagerai de prendre un café avec toi.
-
- Quoi ?
-
- Quoi ?
- Désolé, il fallait que je me remette du choc. Je ne m'y attendais pas. Je pensais que tu allais me rejeter encore, et encore,
jusqu'à la fin des temps.

- Tu es bien trop dramatique... Et je ne suis pas immortel.
- C'est vrai que tu n'es qu'un humain.
- Oui je ne suis pas comme Satan, étonnamment.
- Je crois que tu veux dire Lucifer, mais oui en effet tu n'es pas comme lui. Heureusement d'ailleurs.
- Bref, je ne veux pas parler de ça maintenant, je vais rentrer me coucher.
- Ça veut dire que tu accepteras d'en parler demain pendant notre rendez-vous galant ? *-*
- Tu t'avances bien trop je n'ai jamais évoqué le mot "galant".
- Eh bien je tâcherai de te divertir du mieux que je peux *-*
- Je crois que tu n'écoutes pas ce que tu dis en fait, tu dois avoir un taux d'attention limité. Ça expliquerait beaucoup de choses.
- Si °-° la preuve, j'ai suivi tes instructions à la lettre °-°
C'est faux mais passons.
- Bref, je rentre chez moi. Je te retrouve demain à la même heure.
- Très bien, rentre bien et dors bien !
Je partis rapidement avant qu'il ne vienne me fatiguer encore plus avec d'autres sujets de conversation. Je suppose que ma fatigue grandissante vient de son entrée récente dans ma vie... Il restait encore à voir si c'était positif ou non, et s'il allait rester longtemps ou non... Je suppose que je n'ai pas de raison de le rejeter tant qu'il m'apporte quelque chose.

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Nolan

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MessageSujet: Re: Nolan [7]   Ven 4 Mai - 20:46

La journée avait été longue à mourir. J’avais dû courir dans tous mes temples un à un pour rassurer mes disciples qui visiblement avaient besoin d’être couvés vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Enfin il s’agissait davantage des oracles en charge qui avaient du mal à gérer la solitude et les autres disciples. Au vu de leur rôle théorique c’était un gros problème. Il leur fallait apprendre à faire des choses de base sans moi. Apparemment c’était loin d’être acquis. Il faudrait peut-être que je m’absente un peu plus régulièrement pour les habituer et ne pas les désemparer à l’avenir.
En plus j’avais dû parcourir les associations de secours d’animaux pour trouver le Daemon parfait. J’étais bien trop en retard déjà pour attendre un vrai bébé de la part de Rei. Bien sûr comme je n’avais pas d’attestation de domicile ni de fiches de paie j’avais dû voler l’objet de mon choix. Un peu risqué avec tous les molosses présents, j’étais content d’en être ressorti indemne, avec un adorable petit chaton mais néanmoins féroce et griffant *-* Il fallait désormais que je lui apprenne le combat et Rei n’allait pas m’être une très grande utilité.
Tout cela était urgent mais j’étais épuisé. Une petite sieste me rendrait probablement plus efficace mais je n’avais malheureusement pas de temps à perdre.
Je me réveillai en sursaut. J’avais fini par m’assoupir sur son bureau. Quelle heure était-il ? Il faisait déjà nuit. J’avais l’impression d’oublier quelque chose d’important mais mon esprit était encore embrumé. J’avais beaucoup de sommeil en retard. Il fallait que je me reprenne. Soudain, je me souvins. Mon rendez-vous 0.0 J’étais en retard ! Je me levai et appelai un taxi. Cela allait probablement me sauver quelques  précieuses minutes.
Lors du trajet j’interrompis le conducteur à quelques minutes de l’hôpital en voyant le centre commercial. Je ne pouvais pas me rendre à un rendez-vous en étant en retard et avec les mains vides. Il fallait au moins essayer de rattraper cela. J’étais déjà en retard de toute manière alors perdu pour perdu… Après avoir fait mes petites courses je me dépêchai de me rendre à l’hôpital.
- Tu es en retard.
- Oh si tu savais comme j’espérais entendre ton ton glacial…
- Tu as donc fait exprès d’arriver en retard pour que je te crie dessus ? Je suis impressionné par l’étendue de ton masochisme.
- Non mais cela veut dire que tu m’as attendu. Je sais que tu ne m’aurais jamais pardonné de ne pas être venu et j’étais persuadé que tu serais déjà parti. Je suis vraiment étonné que tu sois encore là.
- Je peux partir si ça te choque à ce point.
- Non non c’est parfait. Je suis très ému merci *-*
- Ne prends pas la grosse tête il se trouve juste que je viens de sortir de ma dernière opération. Il y a eu des complications.
- Ahahaha je vois tant mieux *-*
- Je vois que tu débordes toujours autant de compassion pour les autres.
- C’est un rire nerveux *-* Ça fait longtemps que je n’ai pas eu de rendez-vous avec quelqu’un.
- Oui ça ne m’étonne pas du tout. C’était peut-être une mauvaise idée finalement d’ailleurs.
- Mais non. Et pour revenir à ce que tu disais, je ne doute pas que tu aies réussi à le sauver, monsieur le chirurgien le plus jeune de l’histoire. Tu as un excellent dossier.
- Tu as regardé mes informations à l’hôpital ?
- Non j’ai juste discuté avec tes collègues.
- Tu te donnes vraiment du mal pour me stalker.
- Pourquoi est-ce que tu le dis comme ça, tu tournes tout négativement. C’est juste que j’aimerais mieux te connaître comme je te l’ai déjà dit. En tout cas, tiens.
Je lui tendis un bouquet de fleurs.
- Sérieusement ? Je t’ai déjà dit que ce n’était pas un rendez-vous galant. Tu as du mal à comprendre ce que tu ne veux pas entendre.
- Ce n’est pas un cadeau romantique c’est juste pour m’excuser de mon retard. J’ai juste pris des tulipes tu vois j’ai fait attention °-°
- … Ça revient au même. Je ne compte pas me balader toute la soirée avec toi avec un bouquet de fleurs au bras.
- Bon tant pis. Je n’avais pas beaucoup d’espoir que tu acceptes de toute façon mais c’est l’intention qui compte.
- C’est à celui qui reçoit le cadeau de dire ça, pas à toi pour te consoler toi-même.
- Mais si je compte sur toi je risque d’attendre toute ma vie. C’est plus simple comme ça. Tu n’as pas besoin de te sentir coupable ou de t’excuser de cette manière en plus.
- Je ne me sens pas coupable rassure-toi.
- En tout cas j’ai quelque chose d’autre pour toi. Tiens.
- Qu’est-ce que c’est cette fois ?
- Ouvre le voyons tu verras bien.
Il déchira le papier cadeau et eut l’air sceptique.
- Tu es content ?
- Qu’est-ce que c’est que cette chose ?
- Le jeu docteur maboul, tu ne connais pas ? Je me suis dit que ça serait très adapté comme cadeau à un chirurgien *-* Tu vois tu dois enlever les organes demandés sans toucher les bords.
- C’est une blague ?
- Je me suis dit que c’était original et que ça te ferait peut-être rire à défaut de te plaire *-* Comme de toute façon tu ne sais pas ce qui te plaît, autant que ce soit drôle non ?
- … C’est un point de vue…
- Tu as l’air plus détendu en tout cas. Je pense que ma présence a un impact bénéfique sur toi.
- Tu te lances beaucoup de fleurs aujourd’hui pour quelqu’un qui arrive en retard et qui offre un jouet pour enfants pour compenser.
- Tu ne le nies pas en plus, je suis content. Cette journée avait mal commencé mais tout semble s’améliorer.
- Je suppose que beaucoup de gens envient ton insouciance.
- Et beaucoup de gens doivent envier ton joli visage de chirurgien.
- … C’est dit très bizarrement.
- Ah je ne pensais pas qu’il suffisait de si peu pour te déstabiliser au final. C’est vrai que tu ne dois pas avoir l’habitude des compliments vu ton attitude habituelle. C’est dommage tu sais. Peut-être que c’est justement ce qu’il te manque.
- Est-ce que tu peux arrêter de me psychanalyser constamment ? Et tu me reproches d’être désagréable mais tu n’es pas extrêmement bien placé pour parler. Il te manque toutes les bases des interactions humaines.
- Tu tiens à t’embarrasser de tels codes ? Je peux si c’est ce que tu veux. D’ailleurs j’ai réservé pour un restaurant, c’est bien non ? Très très codifié pour un rendez-vous. Qui sait, tu trouveras peut-être une bague de fiançailles dans ta coupe de champagne.
- Je te la ferais avaler et j’espère bien que tu t’étoufferas avec.
- Ne t’en fais pas je ne demande jamais en mariage au premier rendez-vous. Même si, qui sait, tu as l’air d’être différent, tu mérites bien quelque chose d’exceptionnel. Alors j’espère que tu t’amuseras bien et que tu oublieras que je suis arrivé en retard >.>
- C’est vrai tu étais en retard, je n’oublierai jamais.
- é.è Même si je fais beaucoup d’efforts ?
- Jamais.
- Et si j’en fais énormément ?
- Jamais.
- J’ai une excellente idée pour te détendre et te faire oublier. Notre réservation est dans une heure, nous devrions prendre un verre tous les deux. Il y a un café très sympathique juste de l’autre côté de la rue. Je parie que tu n’y es jamais allé.
- En effet, je n’ai pas l’habitude de rester ici après le travail.
- Ca va te plaire *-*
- Quand tu parles comme ça j’ai du mal à te croire.
- Comment ça ? Comme quoi ?
- Comme ça « *-* ».
- Hmm j’ai du mal à voir ce que tu veux dire é.è
- Ce n’est pas important… Allons-y, j’en ai assez de rester debout à ne rien faire.
- Tu as peur que tes collègues te voient et se moquent de toi parce que tu as un copain ?
- De un, tu n’es pas du tout mon copain. De deux je me fiche de ce qu’ils peuvent bien penser.
- Que suis-je alors ?
- Une connaissance.
- C’est tout ?
- Non ce n’est pas tout. Une connaissance collante. Très collante. Qui a sûrement besoin de voir un professionnel au sujet de sa santé mentale.
- On apprend bien à se connaître c’est fou *-*
- Ce n’était pas un compliment.
- C’était descriptif, je sais que c’est le mieux que tu peux faire en ce moment. Je suis là pour t’aider à surmonter cet obstacle mais en attendant je comprends ce que tu essayes de dire.
Il soupira profondément.
- Tu te trompes sur toute la ligne mais je sais que tu n’en feras qu’à ta tête de toute manière.
- Tu es sûr que ce n’est pas plutôt toi qui te voiles la face ?
- OUI.
- Oh… C’est moi alors. Mais je vais essayer de te convaincre du contraire ! Allons-y !
Il me suivit sans protester et nous nous installâmes sur une petite table du café. Un serveur vint rapidement prendre notre commande.
- Un café.
- Non non pourquoi tu prends ça, c’est mauvais pour tes nerfs. Mettez lui plutôt de la vodka °-° Pure s’il vous plaît.
- Tu comptes sérieusement m’empêcher de prendre ce que je veux ? Qu’est-il arrivé à tout le discours « je ferai tout ce que tu veux » ?
- Je ne peux pas t’en empêcher mais je dis ça pour ton bien. Tu as besoin de détente pas de te gaver de caféine. C’est mauvais pour la santé tu sais.
- C’est vrai qu'en revanche l’alcool est réputé pour ses multiples bienfaits sur la santé.
- Si je puis me permettre, je peux vous proposer un Irish coffee pour couper la poire en deux. Ou bien un ou un Black jack c’est d’ailleurs notre spécialité.
- Parfait.
- Je ne…
- Ne dis pas non par principe Alcée °-°
- Tu ne m’as même pas laissé finir ma phrase.
- Je ne sentais pas bien le début de négation.
- Bon, mettez-moi ce que vous voulez. Je n’ai pas envie de dépenser de l’énergie à me battre pour ça.
- Deux Black jacks alors *-*
- Je vous apporte ça tout de suite.
- Est-ce que ta stratégie pour faire marcher ce rendez-vous est de me rendre saoul ?
- Mais non voyons je pense juste que c’est important de te détendre un peu. Je t’aurais bien pris une camomille mais je me suis dit que ça ne collerait pas très bien avec l’image d’homme fort et viril que tu essayes de cultiver.
- Je ne sais pas comment je suis censé prendre ça.
- Arrête un peu de réfléchir à ce genre de chose aussi dis-je en attrapant le verre que le serveur me tendait. Profite. Ne pense à rien. Je sais que c’est difficile pour toi… Tu veux un peu d’aide ? Je pourrais essayer de te changer les idées.
- Je crains le pire…
- Serveur *-*
- Oui ?
Je lui chuchotai quelques phrases auxquelles il répondit par un hochement de tête positif. Je l’accompagnai ensuite sur la petite estrade dans le fond de la salle. Je saisis le micro et le tapotai pour vérifier qu’il fonctionnait bien.
- Mesdames et messieurs. Je vais chanter une belle chanson en l’honneur de quelqu’un dans la salle dont je ne révèlerai pas l’identité parce qu’il/elle est timide *-* J’espère que vous l’apprécierez tous.

Howling wind and driving rain
Will I ever see the sun again
Feeling weak, so fatigued
Hated my life but could not weep
No ray of hope, no light in sight
It all went wrong, just never right
Then came the day you entered my life

My heart skipped a beat
I almost went blind
Was swept off my feet
You're blowing my mind
The world I once knew
Is no longer true
You've changed my whole life forevermore

My heart skipped a beat oh, oh, oh, oh
My heart skipped a beat oh, oh, oh, oh
My heart skipped a beat
Oh, oh, suddenly I saw you, oh
Suddenly I saw

And now that you saved me from myself
I just feel like new again
My world has changed, you broke me free
Never thought I'd ever be
Watching the birds up in the sky
And feel like I'm flyin' just as high
They remind me of you

My heart skipped a beat
I almost went blind
Was swept off my feet
You're blowing my mind
The world I once knew
Is no longer true
You've changed my whole life forevermore

My heart skipped a beat oh, oh, oh, oh
My heart skipped a beat oh, oh, oh, oh
My heart skipped a beat
Oh, oh, suddenly I saw you, oh
Suddenly I saw you, oh

My heart skipped a beat
I almost went blind
Was swept off my feet
You're blowing my mind
The world I once knew
Is no longer true
You've changed my whole life forevermore

My heart skipped a beat
I almost went blind
Was swept off my feet
You're blowing my mind
My heart skipped a beat oh, oh, oh, oh
My heart skipped a beat oh, oh, oh, oh
The world I once knew
Is no longer true
You've changed my whole life forevermore

My heart skipped a beat oh, oh, oh, oh
My heart skipped a beat oh, oh, oh, oh
My heart skipped a beat
(Heart skipped a beat)
My heart skipped a beat
(Heart skipped a beat)
My heart skipped a beat
(Heart skipped a beat)
My heart skipped a beat
My heart skipped a beat


La salle se mit à applaudir.
- Merci, merci *-*
Je déposai le micro et retournai m’asseoir à ma place.
- A quoi bon dire que tu chantes pour quelqu’un dont tu ne révèleras pas l’identité puis venir te mettre directement en face de moi ?
- Je ne sais pas je me suis laissé entraîner dans la folie de l’instant *-*
- Tout le monde nous fixe maintenant…
- Et sinon alors qu’as-tu pensé de ma performance ?
- Impressionnante dans le sens où je ne comprends pas comment tu as réussi à entraîner dans ton délire deux serveuses pour faire les danseuses. Avec une chorégraphie en plus.
- En fait ils font aussi karaoké le midi et le week-end donc ils ont l’habitude de ce genre de chose.
- Je vois.
Il but une gorgée de son verre.
- Quoi ?
- …
- Pourquoi est-ce que tu me fixes comme ça ?
- J’attendais la suite de ton commentaire.
- Il était fini. Je ne savais pas que j’avais besoin de dire « point » à la fin de mes phrases.
- Je suis allé chanter pour t’aider à décompresser et tout ce que tu trouves à dire c’est au sujet des danseuses ~.~ J’attendais un commentaire sur moi.
- Ah.
- Oui ah.
- …
- Oui ?
- Je pense que je vais prendre un autre verre.
- D’accord… Je vois... Je vais aller prendre un peu d’air dehors une petite minute...
Je me levai et sortis. Pourquoi rien ne marchait avec lui ? J’avais l’impression que dès que je faisais un peu de progrès il se renfermait encore plus juste après. Tout était une impasse, je pensais avoir essayé beaucoup de méthodes d’approche. Que manquait-il ? Je n’avais plus les idées très claires.
- Tu t’es pris un râteau ?
Je me retournai et vis qu’un blond – qui avait visiblement bu plus d’un verre durant la soirée – s’était approché pour me parler.
- Non c’était amical.
- Je comprends. Moi aussi je me suis fait friendzoner… Par tellement de personnes. Tu sais ce qui me console dans ces moments-là ?
- Laisse-moi deviner. L’alcool ?
- Exactement ! Mais je crois que je ne pourrais pas boire le verre que je viens de commander. Enfin que je ne devrais pas. Si tu le veux je peux te le donner. C’est mieux que de devoir le jeter.
- Hm… Je suppose que je peux le boire tant qu’à faire.
- Ma table est juste là. Hey les amis j’ai ramené un nouveau camarade de beuverie.
- Un camarade de friendzone ?
- Exactement *-*
- Puisque je te dis que non.
- Il est encore dans le déni, quelques cocktails devraient l’aider à mieux appréhender la situation.
- Mais oui et nous pourrons même te donner des conseils pour la séduire.
- Le séduire.
- Le séduire *-*
- Je ne veux pas de conseil de séduction de la part du comité de la frienzone ~.~
- Hahahaha il a de la répartie ce petit.
- Ah les jeunes !
- Et pourquoi pas puisque tu disais que c’était amical ? Nous sommes donc des professionnels.
- Hm c’est vrai.
- Allez viens par ici. Je vais commencer par la règle numéro un. Accroche toi bien à ton cocktail les révélations qui vont venir sont surprenantes *-*
- Ne pas laisser en plan la personne qu’on a invitée ?
Je me retournai.
- Si tu as décidé de juste changer de compagnie la moindre des choses serait de me prévenir.
- Ce n’est pas ça.
- So much drama *-*
- Quoi alors ? Tu l’as confondu avec moi peut-être ?
- C’est vrai qu’il y a un petit air de ressemblance.
- Double drama *-*
- Pouvez-vous vous taire s’il vous plaît *-* Allons un peu plus loin Alcée.
Nous retournâmes à l’intérieur et récupérâmes nos places précédentes.
- Je me suis laissé entraîner par ces gens. C’était un accident et je comptais revenir, je ne voulais pas te poser de lapin. Cela n’a duré que deux ou trois minutes, je ne pensais pas que tu te dirais que j’allais fuir.
En fait je ne pensais même pas qu’il remarquerait forcément mon absence. Mais visiblement ma présence ne le dérangeait pas au point qu’il ait besoin d’une « pause » de moi. Il était venu me chercher. Un point positif ?
- Bref, je suis de retour, désolé. Ça ne se reproduira plus.
- Je vois.
Est-ce que j’avais tout gâché ? Je ne savais pas trop de quoi parler pour relancer la conversation.
- Je ne pensais pas que tu savais chanter.
- …
- Quoi encore ?
- Rien, je… Je pensais que ça ne t’intéressait pas.
- Donc tu étais parti bouder ?
- Non, je ne boudais pas. J’ai dit que c’était un accident. J’étais juste parti m’aérer une minute. Ne me dis pas que ça aussi tu vas me dire que tu n’oublieras jamais ~.~
- Non ce n’est pas aussi dramatique. De toute façon je sais déjà que tu as une capacité de concentration assez limitée et que tu choisis de t’intéresser à des gens au hasard par simple lubie.
- C’est faux, je ne m’intéressais pas à eux. Tu es la seule personne dans mon esprit en ce moment, et ce n’est pas une lubie. Je trouve ta compagnie très agréable et stimulante. Discuter avec toi est toujours un plaisir même si tu ne veux pas me croire parce que tu manques de confiance en toi.
- Si tu le dis.
- Je ne vais pas creuser le sujet pour le moment parce que je suppose qu’il est désagréable pour toi. Donc parlons d’autre chose. Pour revenir à un sujet précédent par exemple, il y a plein d’autres choses que je sais faire qui pourraient t’étonner. Si tu me laissais juste une chance.
- Par exemple ?
- Je suis un doctorant.
- Toi ? Un doctorant ? En sciences occultes ?
- Non quelque chose de bien plus classique. Mais je ne peux pas te révéler tous mes secrets la première fois non ? Sinon comment est-ce que je pourrais te faire revenir.
- En me le demandant tout simplement.
- Tu n’es pas si simple à appâter. A chaque fois je dois préparer une longue liste d’arguments et insister durant des heures. Je ne sais pas si tu te rends compte de la dose d’effort que cela demande. Ah mais le jeu en vaut la chandelle bien sûr. C’est comme beaucoup farmer pour tuer le boss final *-*
- Donc en fait tu comptes me tuer ?
- Non, actuellement j’essaie juste de faire en sorte de te connaître mieux et d’obtenir ta confiance. Et puis ce serait cruel, tu m’as sauvé la vie après tout, je te suis redevable. D’ailleurs, avant que j’oublie, je t’ai dévoilé un secret sur moi, est-ce que je peux en avoir un en échange ?
- Je vais y réfléchir.
Plus de négation en bloc dès le début, j’avais donc réussi à dépasser le stade du non par principe. L’évolution de notre relation était on ne peut plus lente. Pourquoi m’entêtais-je ? Je ne savais pas vraiment, mais je n’arrivais pas à m’en empêcher. Il était dur à cerner mais du peu qu’il acceptait de me laisser entrevoir il semblait très intéressant. Il y avait sans aucun doute beaucoup de mystères à éclaircir à son sujet. Un vrai challenge. D’un autre côté il était également rafraîchissant de discuter avec quelqu’un qui ne faisait pas partie de mon temple et qui avait un caractère aussi trempé. Je n’avais pas vraiment l’habitude des confrontations et de la résistance. Ce simple changement me faisait un bien incontestable. Peut-être avait-il raison, je devais être masochiste.
- Et sinon les paroles t'ont plu?
- Elles étaient extrêmement exagérées. Disons qu'elles te correspondent bien dans ce sens je suppose.
- Je ne me trouve pas si extrême que tu sembles le sous-entendre et je n'exagère pas l'intérêt que je te trouve. En tout cas il est l’heure, nous devrions y aller pour ne pas être en retard.
- Oui pas comme…
- Oui pas comme tout à l’heure en effet. Est-ce que tu peux arrêter de le répéter s’il te plaît j’avais déjà compris les deux mille premières fois. J’étais en retard oui essaye de t’en remettre maintenant *-* J’essaie justement d’apprendre de mes erreurs, alors allons-y.


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