Dieu, fainéant et se faisant trop vieux pour jouer aux Sims avec les humains, il envoie ses anges chercher un humain qui pourrait le remplacer. Les prétendants au titre devront prouver leur valeur en faisant... ce qui amusera Dieu sur le moment.
 
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 Adrian [0]

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Adrian

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MessageSujet: Adrian [0]   Mar 2 Oct - 21:23

- Adriaaan, je suis rentré !
J’ôtai mes écouteurs et me retournai vers la porte. Il écarquilla les yeux et porta ses mains à sa bouche.
- Oh tu travaillais, désolé. Je ne voulais pas te déconcentrer. Fais comme si je n’étais pas là.
Je repoussai ma souris et me levai de mon fauteuil.
- C’est trop tard maintenant, je suis déjà déconcentré.
Il fit la moue alors que je le prenais dans mes bras.
- Tu ne devais pas être si concentré que ça à la base alors. Ça ne peut pas être de ma faute.
- Tu vois une autre raison ? Il n’y a eu aucun autre élément perturbateur. Comment est-ce que tu comptes rattraper ça ?
- J’aurais bien ma petite idée mais est-ce que tu ne serais pas plutôt en train d’essayer d’échapper à tes devoirs ?
- Rabat-joie.
- Je pense à ton avenir mon chéri.
Il m’embrassa avant de reprendre.
- Je vais faire à manger, tu aimerais quelque chose en particulier ?
- N’importe quoi fera l’affaire, mais tu veux vraiment t’y mettre maintenant ? Je comptais faire une pause à ton retour. Nous pourrions regarder un film.
- Je ne voulais pas manger trop tard ce soir, je suis assez fatigué.
- C’est vrai qu’il est déjà tard, je n’avais pas fait attention à l’heure… Nous n’avons qu’à manger des pâtes.
- é.è
- Ne me dis pas que même pour un soir c’est trop dur ?
Il poussa un soupir à fendre l’âme.
- J’y survivrai… Moi qui rêvais d’un repas digne de ce nom depuis ce midi. Je n’ai pas eu le temps de faire un vrai déjeuner.
- Sinon il doit y avoir des nouilles instantanées quelque part si tu préfères.
- Sans commentaire…
- Demain je nous ferai un vrai repas. J’aurai enfin fini ma satanée dissertation.
Il fit un sourire amusé.
- Et tu en auras aussitôt une nouvelle à faire. Voire deux ou trois. Tu regretteras la période où par la grâce de Dieu, comme tu le dis si bien, tu n’en avais qu’une seule à faire.
- Je sais bien… Mais j’aurai plus de temps demain, je te le promets. Je ne voudrais pas que tu te laisses mourir de faim.
- C’est plutôt à moi de m’inquiéter pour toi, tu n’as pas l’air de prendre les repas très au sérieux en ce moment. Tu as perdu du poids.
- Je n’ai pas vraiment de temps non plus, c’est une période très chargée.
- Fais-toi livrer à manger alors, tu ne vas pas me dire que ça aussi ça te prend trop de temps.
- C’est mauvais pour la santé.
Il leva ostensiblement les yeux au ciel.
- Oui parce que tes nouilles instantanées sont tellement saines après tout !
- Ce sont des provisions à utiliser uniquement en cas d’urgence. C’est important d’en avoir sous la main.
- De toute façon je sais que c’est une bataille que je ne vais pas gagner, je ne vois pas pourquoi je prends la peine d’argumenter.
- Ravi de voir que tu finis par entendre raison. Je vais mettre de l’eau à bouillir. Ça devrait être rapide.
Il s’assit sur le canapé tandis que je m’affairais dans la cuisine.
- Qu’est-ce tu aimerais regarder ?
- Aucune idée, je considère plutôt la télévision comme un fond sonore en temps normal. Tu peux choisir ce qui te fait plaisir.
- Il y a la villa des cœurs brisés.
- Brrr… Tu as de la chance que mon amour pour toi soit inconditionnel. Beaucoup de gens considèrerait ça comme une raison de rompre avec perte et fracas.
Il rit de son joli rire cristallin habituel.
- C’est parfait pour l’occasion justement, ça t’évitera d’être trop passionné par l’émission pour reprendre ton travail. Quoique… Peut-être que tu adores en secret. Après tout je n’ai fait qu’allumer la télé, je n’ai même pas encore changé de chaîne.
- C’est une coïncidence. Ils ne passent certainement pas la villa des cœurs brisés en boucle tu sais. Je doute que l’audimat soit suffisant pour le transformer en programme unique permanent.
Lorsque j’eus fini de préparer je me rendis dans le salon et lui tendis une assiette ainsi que des couverts.
- Monsieur est servi.
- Hm ça a l’air bien meilleur que ce qui était annoncé !
- Un peu plus sophistiqué, mais ça reste juste un gratin de pâtes, ce n’est pas fondamentalement différent non plus.
- Merci d’avoir cuisiné.
- Tant que ça te fait plaisir. Bon appétit.
Je le regardai manger tandis que j’avalais également rapidement quelques fourchetées de pâtes. Il avait l’air épuisé malgré son attitude joviale.
- Comment va le travail ?
- Comme d’habitude… Il y a beaucoup de choses à faire, ce n’est pas simple. Le nombre de personnes dont je dois m’occuper augmente de jour en jour mais ce n’est pas le cas de nos moyens ni de nos effectifs, donc mes horaires augmentent en conséquence.
- Tu ne devrais pas te surmener.
- Je n’ai pas le choix, nous sommes en sous-effectifs.
- Il faut tout de même penser à ta santé. C’est moi l’étudiant en période de partiels, tu ne devrais pas avoir plus de cernes que moi.
- Je ne suis pas non plus au bout du rouleau. Le week-end approche j’aurai le temps de me reposer. De toute façon ta peau te pardonne tout, tu n’as jamais de cernes. C’en est presque injuste. Ce n’est donc pas la peine de se lancer dans des comparaisons. Mais on verra quand tu auras mon âge si tu pourras toujours te permettre les mêmes folies nocturnes.
- Qui va s’occuper de toi si tu tombes malade entre temps ? Avec ton âge avancé je m’inquiète pour toi justement !
Il posa son doigt sur le bout de mon nez.
- Toi évidemment. Et un peu de respect pour tes aînés, je n’ai jamais dit que j’avais un âge avancé. Il paraît que je fais plus jeune que mon âge en plus. Je pense que tout le monde se dirait que tu es plus vieux que moi.
- Permets-moi d’en douter.
J’attrapai sa main et mordillai doucement son index avant de la poser sur ma cuisse.
- Regarde, Jacob a demandé Tania en mariage ♥
- D’accord, et c’est censé m’intéresser parce que… ? Je ne sais même pas de qui il s’agit. Ravi de voir que notre conversation t’intéresse à ce point.
- Je trouve qu’ils font un beau couple.
- Lequel des deux te plaît ?
- Aucun, tu ne vas quand même pas être jaloux d’acteurs de téléréalité ?
- Je ne le serais pas si tu ne m’ignorais pas pour regarder cette chose ~.~ Je me disais bien que c’était douteux de regarder ce genre d’émission sans vraie raison sous-jacente.
- Adrian, je t’aime.
- Aël, je viens de te dire que je ne suis pas jaloux.
- Menteur.
Peut-être l’étais-je un peu en effet, mais je savais que ce n’était pas raisonnable. Ce n’était pas le problème en l’occurrence… Je savais qu’Aël voulait se marier. Ce n’était pas bien difficile à deviner. Pas maintenant supposais-je, mais un jour, indubitablement. Pouvais-je lui offrir cela ? J’avais du mal à l’envisager. Surtout dans la situation actuelle. Peut-être qu’elle finirait par évoluer ? C’était ce que je me disais sans cesse, mais je me berçais probablement d’illusions. Les choses n’avaient pas changé depuis bien longtemps après tout. Comment le pourraient-elles ? Ma famille n’allait pas subitement accepter du jour au lendemain que j’aie une relation avec un homme. Il me faudrait un miracle.
Je sentis la main d’Aël se poser doucement sur ma joue et attirer mon visage vers le sien.

- Adrian, redescends sur Terre.
Je le serrai brusquement dans mes bras. Surpris, cela lui coupa légèrement le souffle sur le moment. Il me tapota ensuite doucement le dos.
- Ca n’a pas l’air d’aller fort aujourd’hui. Je peux faire quelque chose ?
- Tu sais que je t’aime, n’est-ce pas ?
- Bien sûr. Pourquoi cette question ?
- J’ai l’impression de ne pas être à la hauteur parfois. Tu travailles dur et je ne peux pas vraiment t’aider. Et… tout le reste. Je me sens inutile.
- Cette impression n’est pas fondée. Tu es loin d’être inutile. Sans toi je n’en serais pas là, je n’aurais même pas la motivation de me lever le matin en ce moment. Tu m’aides à me construire en tant que personne.
Je le serrai encore un peu plus fort contre moi alors que je sentais les larmes me monter aux yeux. Je ne voulais pas pleurer devant lui, c’était ridicule. Je n’étais pas le plus à plaindre de nous deux.
- Je n’ai pas vraiment envie de m’étendre sur le sujet maintenant…
- Pas de souci. Comme tu veux.
Nous restâmes quelques minutes à nous enlacer en silence.
- Je commence à avoir une crampe au bras.
- Moi qui croyais que ton travail demandait beaucoup d’endurance, tu n’es pas très en forme.
- Justement, je dois ménager mes muscles et les reposer le soir. Mes journées sont difficiles.
- Mon petit infirmier tout abîmé… Rappelle-moi pourquoi tu fais ce travail déjà ?
- J’aime mon travail. J’aime aider les gens.
Je relâchai mon étreinte et me réinstallai confortablement au fond du canapé.
- Tu aimes être exploité et avoir des discussions macabres avec des gens au bord de la mort tu veux dire ?
- Je ne le vois pas de cette manière.
- Tu n’es clairement pas assez payé par rapport à ce que tu fais et à ton investissement personnel. Ce métier t’use physiquement et mentalement.
Il avait en effet globalement perdu cette étincelle qui le caractérisait avant. Etait-ce uniquement à cause de son travail ? La vie adulte nous avait valu à tous les deux de nombreux ennuis dont nous n’avions pas à nous soucier auparavant. Je rêvais souvent de revenir en arrière, quand tout était si simple. Notre rencontre au collège… Quand il me semblait tout naturel d’être attiré par un autre garçon. Mon innocence… Je n’en avais clairement pas assez profité.
- C’est la vie, je n’ai pas choisi cette voie pour devenir riche.
- Plus tard, je m’occuperai bien de toi, promis. Tu n’auras plus besoin de travailler. Tu seras ma petite femme au foyer.
- Homme au foyer…
- Ce qui ne change pas grand-chose…
Je crus percevoir de la tristesse dans son regard. Evidemment. Que disais-je encore…
- Désolé. Homme au foyer. Mon homme au foyer.
Il déposa un baiser sur ma joue.
- Merci.
- Ne me remercie pas pour ce genre de chose… C’est… la moindre des choses…
- Mais je pense que ce sera toi mon homme au foyer.
Je le regardai avec de grands yeux.
- Quoi ? Jamais de la vie.
- Et pourquoi pas ?
- Parce que je n’ai pas fait autant de dissertations et de projets de groupes pour rester à me tourner les pouces à la maison toute la journée.
- Moi aussi j’ai fait des études tu sais. J’en fais toujours d’ailleurs.
- Peut-être, mais j’ai eu l’idée en premier alors tant pis pour toi.
- Peut-être que tu haïras ton job et tu me supplieras de te laisser tranquille à la maison.
- Quand nous aurons assez d’argent nous n’aurons qu’à arrêter tous les deux de travailler, nous pourrions tous les deux être des hommes au foyer après tout. Nous aurions tout le temps du monde pour nous occuper uniquement de nous-mêmes. Belle perspective non ?
- Qu’est-ce que c’est que cette mentalité de fainéant ? Ne serait-ce pas un signe que tu ne comptes pas te remettre à travailler ce soir ?
- Non, je vais terminer ce que j’ai à faire cette nuit mais j’ai amplement mérité une pause. Pourquoi est-ce que tu tiens absolument à me chasser ? Alors que je veux juste m’occuper de toi.
- Je ne tiens pas à te chasser. A vrai dire c’est tout l’inverse. Plus je passe de temps avec toi plus j’ai envie de te dire de tout laisser tomber et de me rejoindre dormir.
- De te rejoindre dormir ? C’est ce que tu as trouvé de mieux à faire ? Je suis ennuyeux à ce point ?
Il posa son index sur ma bouche.
- Ne dis pas de sottises. Tu vas encore t’auto-déconcentrer.
- Je ne suis jamais concentré avec toi tu sais, c’est peine perdue. Même quand tu es en pyjama, les cheveux ébouriffés, les yeux gonflés et de la bave aux lèvres.
- Un charmant tableau. Quelle belle image de moi tu as, c’est ravissant.
- Ce n’est pas la seule que j’ai. Par exemple je dirais que j’aime surtout quand tu rentres du travail avec ton petit air malicieux. Et aussi quand tu prends ta douche en laissant la porte de la salle de bain entrouverte. J’adore ce genre d’invitation à te rejoindre. Mais j’aime aussi simplement quand tu reviens des courses. Et quand tu te fais beau. Et aussi quand tu traînes toute la journée en jogging et en t-shirt XXL troué. Tout le temps en résumé. Tu es magnifique en permanence tu sais ?
- …
- Tu es tout rouge.
- C’est très… mignon. Je ne m’attendais pas à une telle déclaration de ta part, c’est assez inhabituel.
- Ce n’est rien d’extraordinaire pourtant. Je ne pensais pas pouvoir encore te faire rougir comme ça.
D’habitude c’était plutôt l’inverse qui se produisait, lorsqu’il me faisait ses tirades farfelues caractéristiques.
- Si, c’est extraordinaire ! Comme tout ce qui est entre nous ! Ce sont les petites attentions qui pimentent une relation. C’est primordial pour un couple durable de se rendre compte de ces choses qui peuvent sembler n’être que des détails. C’est le secret de la longévité. Et t’entendre me dire tout ça me fait très plaisir. Alors je tenais à te le dire. J’ai de la chance de t’avoir à mes côtés.
Voir Aël si heureux me ravissait. Mon cœur battait la chamade. Etait-il normal de ressentir de telles choses bien des années après notre rencontre ? Les relations ordinaires perdaient rapidement de leur fougue pour s’installer dans un amour plus calme et "confortable". Pourtant, je me sentais comme au premier jour avec lui. Parfois intimidé, parfois fou amoureux, parfois désespéré, et souvent jaloux… Encore un amour adolescent en somme. Des hauts très hauts et des bas très bas, rarement d’émotion modérée ou neutre. Je savourais les bons moments et espérais qu’ils auraient toujours la même intensité. Mes nombreuses crises en revanche… Elles auraient certainement gagné à s’espacer et s’adoucir. Elles ne se tassaient malheureusement pas non plus avec le temps.
Aël laissa échapper une exclamation.

- Quoi ?
- Jacob vient de demander Janette en mariage aussi je n’arrive pas à y croire ! Comment va réagir Tania ? Elle sera sûrement furieuse. Ce qui est compréhensible.
- Sérieusement ~.~ Je devrais probablement te laisser fantasmer sur Jacob et me remettre à mes devoirs. De manière aussi subite que mystérieuse la crise politico-économique de la Silicon Valley me paraît désormais pa-ssio-nnante.
- Je ne fantasme pas sur Jacob. Ni sur personne d’autre de cette émission.
Il prit délicatement une mèche de mes cheveux et la glissa derrière mon oreille.
- Je suis sérieux. Tu es bien plus beau tu sais.
- Moui ~.~
- Mais j’aime bien ses tatouages en revanche. Tu sais, je pense m’en faire un, un jour. Sur le côté du poignet a priori. J’aimerais bien y faire des ailes. Ou quelque chose dans ce style en tout cas.
J’attrapai son poignet tandis qu’il le contemplait pensivement.
- Je ne suis pas pour. Je te préfère au naturel.
- Ce serait discret.
- Peut-être mais ça ne change pas le moins du monde mon avis.
- Tu ne trouves pas ça joli ?
- Non, toujours pas. Mon avis sur la question ne va pas évoluer de sitôt tu sais, me poser la question toutes les semaines ne va pas être très utile.
- Peut-être que ça viendra en le voyant sur moi. Tu ne pourras pas t’empêcher de le trouver beau ! Qui sait, tu t’en feras peut-être même un toi-même !
- Ça m’étonnerait beaucoup.
- Oh je sais !
Il dégagea son poignet de mon emprise afin de joindre ses mains.
- Faisons des tatouages assortis ♥
- Hein ? Tu es tombé sur la tête ?
- Ce serait tellement romantique !
- Non, ce serait tellement ridicule
- Mais non, pourquoi est-ce que tu dis ça ?
- Si tu tiens tant que ça à ce que nous soyons assortis je préfère nous acheter des porte-clefs plutôt que de me faire tatouer.
- Mais ce n’est pas pareil du tout !
- Oui, à vrai dire c’était tout l’objectif.
- Tu pourras toujours l’enlever au laser si tu as peur que nous ne soyons plus ensemble un jour. Et puis je ne dis pas que nous devrions mettre nos prénoms. Juste un tatouage discret au même endroit. Nous ne sommes même pas obligés de faire le même dessin. Personne ne saurait à part nous. Ce serait notre petit secret ♥
- Je t’interdis de dire ça.
- Quoi donc ?
- Que j’ai peur que nous ne soyons plus ensemble. Bien sûr que je vois toute ma vie avec toi. Ce n’est pas le problème.
- Alors ça veut dire oui ? ♥
Je l’observais un instant battre exagérément des cils.
- Non, toujours pas.
- Ooooh…
- Nous n’avons pas besoin de ça.
- Non en effet, nous n’avons besoin de rien, mais la vie ne se limite pas à faire uniquement le nécessaire. Ce n’est pas un argument !
- Je n’aime pas les tatouages. Je n’ai pas besoin d’autre argument.
Il leva les mains en signe d’abandon.
- D’accord. Je ne compte pas te forcer.
- Oui j’ose espérer que tu ne comptais pas me tatouer toi-même dans mon sommeil.
- Mais…
- Mais ?
- Préviens-moi quand tu changeras d’avis.
- Comme je le disais il y a à peine une minute, je ne vais pas changer d’avis dans la journée tu sais.
- Non pas forcément aujourd’hui mais j’ai le sentiment qu’un jour tu me diras oui. Je sais que tu ne veux pas admettre que tu trouves mon idée adorable juste pour faire le dur !
Je lui fis un sourire narquois.
- N’importe quoi. Je ne joue pas les durs, je ne suis juste pas aussi nunuche que toi.
- Ah bon ? Alors explique-moi le fond d’écran de ton ordinateur.
- C’est… différent.
- Je me demande bien en quoi ?
- Tu l’auras cherché, je vais le changer tout de suite ~.~
Alors que je me levai Aël me tira en arrière par la poche de mon jean et, pris au dépourvu, j’atterris lourdement sur le canapé.
- Aïe ~.~
Aël se leva et posa ses mains sur mes genoux.
- Tu pensais pouvoir t’échapper comme ça ?
- Oui pourquoi ? Non seulement tu n’es pas du tout gentil avec moi mais en plus je ne te pensais pas suffisamment cruel pour m’imposer…
Je pointai la télévision du doigt.
- Cette… chose. Je sais que j’ai dit que mon amour était inconditionnel mais il y a tout de même des limites qu’il faut avoir la décence de ne pas dépasser.
Il prit la télécommande et éteint la télévision sans prendre la peine de la regarder avant de m’embrasser langoureusement. Une fois nos lèvres séparées, je repris la parole avec un ton légèrement moqueur.
- Qu’est-il arrivé à "Tu devrais faire ton travail mon chéri, je pense à ton avenir" ?
- Et s’il se trouvait que ton avenir était de coucher avec moi ?
Il s’assit sur mes cuisses et se mit à défaire les boutons de ma chemise d’une main, tandis que l’autre s’aventurait déjà sur mon ventre. Je croisai mes bras derrière son cou.
- Je crois que ce serait un avenir intéressant.
Il s’interrompit.
- Comment ça juste "intéressant" ? Alors que ta crise économique de la Silicon Valley est si passionnante ? Selon tes propres mots. Je suppose que ça ne vaut pas le coup alors.
Il retira mes bras de ses épaules.
- Sérieusement ? ~.~ Tu ne peux pas commencer à me donner envie de toi et me laisser tomber comme ça.
Il se leva en souriant.
- C’est pourtant exactement ce que je suis en train de faire.
- Oh non ce n’est pas ce que tu vas faire crois-moi.
Il me tira la langue.
- Empêche m’en.
- Avec grand plaisir.
- Sois plus que juste intéressant si tu veux pouvoir espérer capter mon attention.
Je me levai également et l’embrassai doucement.
- Je te signale qu’en plus c’est toi qui as dit que tu avais envie de dormir avec moi. Si quelqu’un doit être vexé c’est bien moi. En plus tu traites mon fond d’écran de nunuche, c’est très vexant, moi qui pensais te faire plaisir ~.~
- Je ne suis pas vexé.
- Alors pourquoi…
Il mordit ma lèvre inférieure.
- Moins de blabla, plus d’action. Ne me fais pas me répéter. J’ai dit plus qu’intéressant.

- Tes désirs sont des ordres. Mais je n’oublie pas, nous en reparlerons après.
Sur ces mots je le renversai sur le canapé. J’entrepris ensuite de défaire les boutons restants de ma chemise. Je saisis ses mains alors qu’il attrapait ma ceinture et les mis derrière lui.
Il émit un grognement de frustration auquel je répondis seulement par un sourire.
- Un peu de patience. Tu n’as vraiment pas été sage.

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MessageSujet: Re: Adrian [0]   Sam 29 Déc - 15:22

Je n’avais pas envie d’être patient. J’avais envie de lui. Tout de suite. Visiblement il ne l’entendait pas de cette manière aujourd’hui. Mes poignets bloqués par les siens, je ne pouvais qu’attendre qu’il se décide à arrêter de me torturer. Je n’avais jamais fait le poids contre lui, je savais qu’il était inutile d’essayer de me débattre. Je commençai vite à trouver le temps long.
- Adrian…
- Oui ?
- Arrête de me fixer.
- Mais je te trouve si mignon lorsque que tu es sans défense, à ma merci comme ça.
Je fermai les yeux.
- Je sais que tu le fais exprès, je vais te tuer.
- J’aimerais bien voir ça.
Il se pencha – hallelujah – pour m’embrasser.
Pas trop tôt
J’introduisis ma langue entre ses lèvres dès qu’il me le permit. Le simple contact de sa bouche n’était pas suffisant. Etrange sensation que de ne jamais avoir assez de lui. A la fois excitante et frustrante en permanence. Il avait toujours été le seul à réussir à me mettre dans cet état. J’aurais aimé être capable de lui faire comprendre tout ce qu’il me faisait ressentir. Qu’il réalise qu’il n’y avait et n’aurait jamais personne d’autre pour moi. Absolument personne d’autre que lui ne parvenait à me rendre fou d’un simple sourire ou regard. Et ses baisers… J’adorais sentir la chaleur de sa langue contre la mienne. Sentir le léger goût d’eucalyptus des chewing-gums qu’il passait son temps à mastiquer lorsqu’il était stressé. Découvrir le goût de son baume à lèvre du moment. Une sensation grisante. M’invitant inévitablement à en vouloir plus à chaque fois. Difficile de m’en lasser.
Je tentai à nouveau de bouger mes bras sans réel espoir qu’il cède effectivement et eus l’agréable surprise de constater qu’il me laissait faire. J’en profitai pour enlever mon haut à la hâte et le laissai négligemment tomber au sol. Je mis ensuite une main derrière sa tête et une autre derrière son dos pour le rapprocher de moi. Pouvoir enfin sentir sa peau sur la mienne me donnait envie de le déshabiller intégralement sur le champ. Je n’avais cependant pas envie de briser notre étreinte. Je me contentai donc de plier une jambe afin d’aligner nos bassins l’un contre l’autre.
Au bout de ce que j’aurais qualifié de trop courtes secondes, il se redressa.

- Oxygène Aël.
Son souffle était court et désordonné.
- C’est surfait.
Je tentai à nouveau de le débarrasser de son jean mais son manque de coopération rendait la tâche difficile.
- Non, contrairement à toi je ne suis pas très fan de la suffocation.
- Je sais. Ce n’était pas intentionnel.
Ayant finalement réussi à défaire sa ceinture ainsi que le bouton de son jean, je glissai mes mains sur ses fesses.
- Mais je pourrais réessayer de te faire aimer ça qui sait ?
Il attrapa l’un de mes poignets et amena ma main sur sa joue.
- Si tu le veux vraiment oui, mais j’ai autre chose en tête pour le moment.
- Te laisser faire ?
- Non, prendre soin de toi.
Il me renversa à nouveau sur le lit.
- Aïe. Mes cheveux.
- Quand est-ce que tu finiras par les couper ?
- Jamais.
- Parfait.
J’arrangeai mes barrettes en quelques mouvements rapides puis enlevai mon pantalon et mon boxer et les envoyai rejoindre mon haut sur le sol. Adrian se coucha à côté de moi, de profil. Il laissa lentement descendre sa main de mon épaule jusqu’à ma cuisse.
- J’ai pu constater que tu n’étais pas d’humeur très patiente aujourd’hui. J’aurais aimé te faire un massage avant mais je suppose que c’est non ?
Je pris sa main et la posai sur mon érection qui commençait déjà à devenir désagréable. Il mit sa tête dans le creux de mon cou avant de chuchoter.
- Je vais prendre ça pour un non.
Il commença à faire de lents va et viens avec sa main auxquels je répondis immédiatement par des gémissements étouffés. Il jouait avec le lobe de mon oreille du bout de la langue. Sentir son souffle chaud balayer mon cou et être enveloppé de son parfum me donnait envie de le retourner et de lui faire l’amour immédiatement. Je voulais être en lui, l’entendre gémir mon nom, le faire venir… un nombre incalculable de fois. Mais sous ses doigts je n’avais plus ni la force ni la volonté de bouger, accompagnant juste ses mouvements de poignets de quelques coups de rein.
- Plus… vite…
Il sembla s’exécuter dans un premier temps, avant de ralentir à nouveau la cadence. Puis de ré-accélérer. Ayant du mal à gérer ces changements de rythme, j’enfouis mon visage dans son cou ainsi que mes ongles dans son épaule. Je n’avais plus beaucoup de self-control.
Il s’arrêta un instant et mis trois de ses doigts dans sa bouche, qu’il lécha ensuite sensuellement. Il attrapa de nouveau mon sexe et la délicieuse sensation de sa salive sur ma peau brûlante me fit l’effet d’une décharge de plaisir. Je plongeai mes dents dans son cou pour étouffer les sons que j’émettais. Profitant de ma position je mordillai et léchai la fine peau de son cou. Je savais qu’il marquait facilement, mais je ne pouvais pas résister pas à l’envie de lui faire un petit suçon. Qui se révéla finalement ne pas être petit. Du tout. Il ne serait pas content, mais peu importait pour le moment. Je n’arrivais plus à penser correctement à quoi que ce soit d’autre qu’aux mouvements de sa main qui me procuraient de plus en plus de plaisir. Mais les minutes passaient et je n’arrivais pas à jouir. Il semblait s’amuser à ralentir à la dernière seconde, dès que je sentais enfin la délivrance arriver.

- Adrian…
- Je sais.
- Non, laisse-moi te prendre.
- Je ne sais pas, j’ai très envie de te sucer.

Je pris ses lèvres entre les miennes et sentis un sourire se dessiner sur sa bouche.

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MessageSujet: Re: Adrian [0]   Sam 29 Déc - 15:22

Je voulais m’occuper de lui. Je ne pensais pas m’amuser à le "torturer" si longtemps mais j’étais épuisé et j’avais mal aux bras. Alterner ne suffisait plus. Je ne voulais pas lui dire. Il était dur de garder le rythme avec lui mais il y avait bien d’autres alternatives. Je tenais à le faire jouir moi-même. C’était tellement érotique.
Je caressai ses cuisses, contemplant sa peau meurtrie par endroits. Il glissa sa main dans mes cheveux, me tirant de mon moment d’égarement. Pourquoi pensais-je à autre chose au juste ? Alors que l’objet de tous mes désirs était juste devant moi. Comment ne pas être excité par sa sensualité permanente ? J’adorais sa passion, son enthousiasme. Tant de parties de son caractère exacerbées au lit. Ses jeux de séduction ne cessaient de fonctionner sur moi, un impressionnant sans-faute. Il était difficile d’envisager de lui refuser quoi que ce soit.
Je léchai ses testicules et sentis sa prise sur mes cheveux se raidir légèrement. Savoir que j’avais tant d’effet sur lui me fit sourire. Je m’amusai ensuite à les gober l’une après l’autre. Il me fit rapidement remonter au niveau de son sexe – trop de préliminaires à son goût aujourd’hui visiblement. Je le léchai également rapidement avant de le mettre dans ma bouche. Je n’eus pas beaucoup de marge d’action pour la suite, son emprise sur ma nuque et ses mouvements de bassin se faisant de plus en plus forts en parallèle. Je n’osai pas non plus prendre le risque de bouger mes mains de peur de perdre l’équilibre. Je me contentai donc de suivre ses "ordres" tacites et calai le rythme de mes va-et-vient sur celui qu’il me dictait.
Finalement, je le sentis se crisper entièrement. Il s’enfonça alors encore plus profondément dans ma gorge, me bloquant totalement la respiration. Je restai en place, sentant ses légères contractions s’amenuiser. Je finis par reculer légèrement, à nouveau à court d’air. Le goût légèrement salé de sa peau fut aussitôt remplacé par l’amertume des gouttes de sperme qui coulèrent dans ma bouche.

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MessageSujet: Re: Adrian [0]   Sam 29 Déc - 15:23

Je me sentais parfaitement bien, comme happé par une vague de bien-être. J’observais sans vraiment le voir Adrian en train de faire une légère grimace puis d’essuyer du revers de son poignet la bave qui avait coulé au coin de ses lèvres.
Il se coucha sur moi, me laissant sentir les battements de son cœur, encore erratiques. J’en profitai pour lui pincer légèrement une fesse, attirant ainsi son attention qui semblait avoir dérivé.
- C’était… Waouh !
Je m’extasiai, des papillons dans le ventre et des étoiles dans les yeux.
- Tant mieux.
Il toussa. Sa voix était légèrement éraillée. Il massa ensuite doucement d’une main l’arrière de sa tête.
- Un peu trop fort ?
- Non. Enfin un peu oui, mais mieux vaut trop d’enthousiasme que pas assez.
Je me sentis penaud.
- Désoléééééé é.è
- Je viens de te dire que ce n’est rien. Je trouve ça plutôt sexy. Tu le sais en plus.
Je déposai un chaste baiser sur la racine de ses cheveux.
- Tu étais un peu moins aventureux que d’habitude. Tu es fatigué ?
- Je n’avais pas énormément de liberté de mouvement. Comme tu le sais. Beaucoup de mes ressources étaient mobilisées simplement pour réussir à respirer.
Je le scrutai d’un air taquin.
- Hmm… Je ne suis pas sûr que ce soit une excuse valable !
- Je ferai mieux la prochaine fois.
Il se retourna pour se mettre sur le ventre tout en gardant son visage tourné vers le mien.
- Mais y en aura-t-il une ? Je ne sais pas si tu seras capable d’assumer. Tu es venu beaucoup plus vite que d’habitude. Déjà les effets de la vieillesse ? Je ne pensais pas que la transition serait si brutale après ton anniversaire. Si j’avais su, j’en aurais plus profité avant.
- Vilain garçon, je faisais une critique constructive pour notre avenir sexuel et toi tu te venges avec de viles attaques sur mon âge. Nous n’avons pas tant de différence que ça.
- En parlant de critique constructive… Ne serait-il pas temps que tu arrêtes de te gaver de champignons ? A chaque fois que tu en manges ton sperme a un goût très amer… Pas très appétissant. Et c’est un euphémisme.
- Tu as le droit de ne pas l’avaler tu sais.
- Je n’en reviens pas que tu préfères manger des champignons plutôt que de recevoir une fellation digne de ce nom. Ahurissant ! Ce n’est pas comme si c’était si bon que ça en plus.
Je ris de son air faussement outré et de son ton dramatique.
- Et si nous reprenions ce débat après ?
- Après quoi ?
- Après les nombreux orgasmes inoubliables que je compte te donner pour te faire retirer tes propos.
- Je plaisantais, tu sais ?
Une pointe d’inquiétude – ou de honte ? – transparaissait dans sa voix.
- Evidemment que je le sais.
S’il y avait bien une chose dont je n’avais jamais douté, c’était bien l’effet que j’avais sur lui. Je ne manquais jamais de le faire réagir avec les plus petites choses. J’adorais pouvoir le faire gémir avec de simples effleurements. Cela tranchait tellement avec l’attitude macho qu’il se donnait constamment en public. Ses amis ne l’auraient probablement pas reconnu. Cet Adrian là n’était qu’à moi. Cette facette était peut-être l’une des choses que je préférais chez lui.
- Tu sais ce que j’aimerais ?
- Non, dis-moi tout.
Il s’était redressé et j’en profitai immédiatement pour le coller contre moi et l’embrasser.
- Je veux que tu me rendes dur pour que je puisse te prendre. Excite-moi ♥
- Par n’importe quel moyen ?
- Hmm… Non, sans les mains ♥ Sans me toucher globalement en fait, sinon c’est trop facile.
- Tu es bien capricieux aujourd’hui.
- Cela ne devrait te poser aucun problème voyons. Tu es tellement sexy.
Je léchai lentement son cou, ce qui le fit frissonner.
- Et tu me connais pas cœur non ? Tu sais tout ce que j’aime.
Je reculai et me levai du canapé. Je contemplai ses beaux yeux hétérochromes briller avec leur intensité habituelle. Il semblait toutefois légèrement embarrassé par ma demande, comme le révélait le léger rose de ses joues. Tellement adorable que je ne pus m’empêcher de prendre son visage entre mes mains et de l’embrasser à nouveau. Il glissa sa langue entre mes lèvres quelques secondes avant de briser notre étreinte en me poussant vers l’arrière.
- Assieds-toi et regarde-moi.
Il semblait avoir retrouvé son aplomb habituel. J’obéis à son ordre et m’assis sagement sur une chaise face à lui, débordant d’anticipation.
Il hésita quelques secondes, fuyant légèrement mon regard, avant de se mettre à se masturber. Il savait parfaitement ce que j’attendais de lui évidemment, nous étions toujours sur la même longueur d’onde à ce niveau-là. L’avantage des longues relations, certains mots devenaient superflus. Cette pensée me fit sourire. Elle fut rapidement remplacée par l’envie pure et simple de me jeter sur lui. J’y résistai, afin de continuer à profiter de ce joli spectacle. Je posai mes mains sur ses genoux afin de les écarter légèrement. Il s’exécuta sans la moindre résistance.
J’adorais le voir se toucher pour moi. Il était toujours un peu timide dans ces moments-là, alors que je l’avais vu dans toutes les situations possibles. Cela avait un petit côté attendrissant. Mais surtout, extrêmement excitant. Je ne pouvais jamais aussi bien l’observer que dans ces moments. Il était parfait. Je m’émerveillais à chaque fois de la beauté de chacun de ses traits. Comment s’étonnait-il encore du fait que j’aie toujours envie de lui ? A ma place, il ne pourrait pas résister non plus.
Il attrapa mon poignet de sa main libre et me tira légèrement en avant.

- Viens maintenant…
Je me levai et fis tomber la chaise dans ma précipitation. Ah, ce n’était pas bien important de toute manière.
- Ne t’arrête pas.
Je laissai la chaise au sol, ouvrit l’attaché-case d’Adrian qui traînait sur la table et en sortis ses clefs. J’entrepris ensuite d’ouvrir avec ces dernières le tiroir de la table basse et en sortis enfin le lubrifiant.
- Toutes tes précautions pour le cacher nuisent un peu à la spontanéité mon chéri. Tu sais, les hétéros en utilisent aussi. Ca ne révèle rien sur ta sexualité.
- Tu veux sérieusement parler de ça maintenant ?
Je souris.
- Non, pas du tout.
Je sortis également du tiroir quelques sextoys.
- Une préférence ?
- Je te veux toi.
- Tu m’auras aussi.
J’en attrapai un au hasard et revins vers lui. Je posai ma main sur la sienne, qu’il retira pour me laisser continuer les va-et-vient à sa place. Voir le suçon qui trônait sur na nuque, sentir son souffle contre mon cou et entendre ses gémissements m’excitait tellement que mon érection se faisait douloureuse.
- Doucement…
- Je vais doucement.
- Je vais venir…
Sa voix n’était plus qu’un murmure.
- Pas tout de suite, non.
Je ralentis considérablement le rythme. C’était encore trop tôt.
- Tu jouiras quand je te le dirai.
- Oui. Fais de moi ce que tu veux Aël.
Entendre ce genre de phrase de sa bouche me faisait quelque peu perdre l’esprit. Il était entièrement à moi. Uniquement à moi.
Je le fis se mettre en position de levrette devant moi. J’embrassai ses cuisses. Je laissai également un suçon sur sa hanche. Il ne m’en voudrait pas pour celui-là. Cela lui allait si bien.
Je caressai ses testicules et glissai ma langue entre ses fesses, en me réjouissant de le sentir tanguer sur ses appuis.
J’attrapai ensuite le lubrifiant et en versai sur mes doigts. J’en introduis un doucement en lui. Je le sentis se contracter légèrement lorsque je mis un deuxième doigt, mais il se détendit rapidement. Je voulus ralentir le rythme afin de lui laisser le temps de s’adapter mais il poussa au contraire contre mes doigts.

- En… core…
Je pris le sextoy à côté de moi de ma main libre, que je recouvrai rapidement de lubrifiant avant de l’enfoncer à la place de mes doigts. J’activai le vibreur et regardai Adrian se contracter de plaisir. Je continuai d’imposer des allers retours au vibromasseur tout en caressant son sexe de ma main droite. J’avais déjà droit à une magnifique vue, mais ce n’était pas assez. Je voulais voir son visage.
Je le retournai pour le mettre sur le dos. Son regard semblait ailleurs et sa bouche était entrouverte. Il tenait ses mains sur ses clavicules, probablement pour les contrôler au vu des griffures qui trônaient déjà sur son cou. Il devait également essayer de s’empêcher de jouir. Je ne lui avais toujours pas donné mon autorisation.

- C’est bien, tu es un garçon obéissant.
Je recommençai à jouer avec le sextoy et à le masturber. Il soulevait son bassin au rythme de mes mouvements. Je ne savais pas très bien comment je parvenais à ne pas lui faire l’amour sur le champ.
- Ah… Stop…
- Quoi ?
- Je vais jouir…
- Pas tout de suite non, je ne t’ai pas dit oui.
- Alors… Arrête…
Je ne l’écoutai pas et continuai de plus belle, jusqu’à le sentir jouir dans ma main.
J’essuyai avec amusement le sperme qui avait giclé sur ma joue.
Il leva son regard vers moi avec un air gêné.

- Désolé. Je suis encore venu trop vite.
J’adorais le fait qu’il soit incapable de se retenir bien longtemps mais j’avais beau lui répéter il ne me croyait pas. Il pensait sûrement que je ne faisais qu’essayer de le rassurer. Pourtant j’étais sincère. Cela ne me dérangeait pas. Après tout rien ne nous obligeait à nous arrêter là.
- Tu es on ne peut plus sexy couvert de sperme.
- Tu dis encore des bêtises. Mais toi aussi.
- Remets-toi comme tout à l’heure.
Il s’exécuta docilement. Je me mis du lubrifiant avant de retirer doucement le vibromasseur – éteint – qui était toujours en place, et commençai à le pénétrer. Ce fut légèrement plus compliqué que prévu, il s’était beaucoup resserré. Je lui caressai les hanches pour l’aider à se détendre.
- Dis-moi si je te fais mal.
- Ca va.

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MessageSujet: Re: Adrian [0]   Sam 29 Déc - 15:24

En réalité j’avais mal, mais rien de bien insurmontable. Cela passerait vite. J’avais envie de le sentir en moi, même si j’étais épuisé. Je n’arrivais à tenir ma position que parce qu’il me tenait par le bassin. J’aimais m’en remettre entièrement à lui mais je m’en voulais tout de même pour mon manque d’endurance actuelle. Je voulais pouvoir toujours le satisfaire, combler le moindre de ses désirs. J’avais horreur de penser que je pouvais le décevoir. De toute manière, je ne pouvais pas faire grand-chose actuellement, il semblait avoir décidé de prendre les rênes tout seul. Je me contentai donc de suivre avec application les subtiles consignes qu’il me donnait, en savourant le contact de ses cuisses contre les miennes et les accélérations subites de ses mouvements qui m’arrachaient parfois des cris étouffés de plaisir. J’aurais aimé l’entendre davantage, mais il avait toujours été moins bruyant que moi. Ses soupirs restaient tout de même irrésistibles. Ainsi que ses murmures dans le creux de mon oreille. Sa voix était on ne peut plus érotique. C’était sans aucun doute ce à quoi j’avais le plus de mal à résister chez lui. De toute manière, je n’avais pas la moindre volonté de lui résister. Le sexe avec lui était toujours exceptionnel.
Je le sentir jouir en moi dans un dernier coup de rein un peu plus fort que les précédents. Il se retira doucement et se coucha sur moi. Ne m’y attendant pas, je perdis aussitôt l’équilibre et tombai à plat ventre sur le canapé.
- Hey…
- Ah… C’était parfait ♥️
- Redescends de ton petit nuage tu m’écrases ~.~
- Oups pardon !
Il roula sur le côté et je pus enfin respirer librement.
- Moi qui voulais juste te faire un câlin pour t’exprimer mon amour é.è
- N’importe quoi, ce n’était pas du tout un câlin. Je ne t’en refuserais pas un.
- Alors j’en veux un. Serre-moi contre toi.

Je le recouvris d’un de mes bras et l’attirai vers moi pour qu’il puisse se blottir contre mon torse.

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MessageSujet: Re: Adrian [0]   Sam 29 Déc - 15:26

Allongé contre Adrian, je dessinai du bout des doigts le contour de ses abdominaux, tout en me laissant bercer par les battements de son coeur.
- Encore ?
Je lui lançai un regard amusé.
- Tu as peur que je veuille encore de toi maintenant ?
- Non, mais tu deviens difficile à satisfaire. Heureusement que je suis encore jeune pour le moment, je ne sais pas si je tiendrai toujours le rythme de huit fois par jour à soixante-dix ans. Et je ne voudrais pas te perdre pour ça.
- Huit ? Tout de suite les grands mots. Ça ne fait que deux fois aujourd’hui.
- Non, trois avec ce matin. Même si ce n’était pas notre fois la plus mémorable je dois bien l’admettre. Tu peux bien compter zéro virgule cinq quand même ? C’est cruel de complètement l’ignorer.
Je ris.
- Que trois fois alors.
- J’espère que tu te rends compte de ce que tu dis, Monsieur « trois orgasmes par jour ce n’est pas suffisant ».
- Je te taquine. Je suis tout à fait satisfait.
- Hmm tu ne dis pas ça uniquement pour me rassurer ? Si tu veux une quatrième fois je le ferai. C’est mon rôle en tant que petit ami.
- Non, ça c’est le rôle d’un esclave sexuel. Tu n’es pas à mes ordres.
- Le rôle d’un petit ami est aussi de servir d’esclave sexuel au besoin. Je ne peux pas garder sur la conscience le fait de te laisser te languir de moi. Je ne pourrai pas dormir tranquille.
- Je vois que tu prends le rôle de petit ami très à cœur.
La sonnerie de son téléphone me sortit étrangement de mon état de béatitude. Il le prit et contempla un instant le numéro qui s’affichait avant de couper le son et de le reposer sur la table.
- Tu ne réponds pas ?
- Ce n’est sûrement pas important. Pas autant que toi en tout cas.
Je me demandais de qui il s’agissait. Sa famille ? Peu probable, ses parents semblaient vraiment avoir décidé de couper les ponts avec lui. L’un de ses amis extrêmement collants ? Possible. Il ne voudrait pas prendre le risque de révéler ma présence chez lui à l’un d’entre eux, même si je n’aurais jamais fait volontairement en sorte de me faire remarquer. Il ne prendrait toutefois pas le risque que j’éternue, trébuche ou que sais-je encore… Il aurait pourtant facilement pu arranger la situation sur-le-champ avec un quelconque mensonge. Il était également probable que ce soit un appel de l’une ou l’autre des filles qu’il "s’amusait" à traîner dans son sillage pour faire bonne figure auprès de toutes ses fréquentations. Quoi qu’il en soit, toujours le même nuage noir à l’horizon.
Il ne suffisait en effet pas d’être parfait uniquement dans l’intimité de nos relations à deux. Nous n’étions pas seuls sur Terre, et dès qu’une autre personne intervenait dans l’équation je devais m’effacer. Que ce soit sa famille ou ses amis. Même des inconnus. Dire qu’après toutes ces longues années je n’avais toujours pas été présenté à la moindre personne. Je ne savais quasiment rien d’aucune des personnes revêtant de l’importance pour lui. Cela n’était probablement pas une grosse perte de ne pas connaître ses amis – du peu que j’en savais, ils ne me semblaient pas être d’excellente compagnie – mais il aurait été agréable de ne pas être obligé de faire semblant de ne pas le connaître en leur présence. Ne pas connaître ses parents était plus blessant… Il avait beau dire qu’ils n’accepteraient jamais, il restait leur fils, il aurait pu réessayer… Il allait bien falloir qu’ils acceptent son homosexualité un jour. Enfin la première étape serait sûrement qu’il l’accepte lui-même. Comment pouvait-il encore se voiler la face ? Il avait beau vouloir collectionner les conquêtes féminines, faire semblant de s’extasier au sujet de filles, de longs cheveux, de poitrines volumineuses, de robes courtes, de maquillage, de bas résille, de talons vertigineux ou que sais-je encore, cela ne lui faisait pas le moindre effet. Cela n’allait certainement pas commencer par magie un beau jour. Je lui faisais toujours bien plus d’effet en tant que garçon, c’était évident. Mais après tout, j’étais dur avec lui. Il avait essayé, je ne pouvais pas le nier. Cette situation lui pesait à lui aussi. Ses parents l’avaient mis à la rue en lui coupant les vivres. Pourquoi tout devait être aussi compliqué entre nous… Pourquoi ne parvenais-je pas à ne plus lui en vouloir ? J’aurais voulu pouvoir étouffer toutes mes attentes irréalistes, elles ne m’apporteraient rien de bien.

- Tu as l’air mélancolique…
- Ce n’est rien, je suis juste un peu fatigué.

Je n’avais pas envie d’en parler. Ce n’était pas le moment de penser à tout cela, alors que tout allait bien. Il ne m’avait donné aucune raison de me plaindre. Je me faisais du mal tout seul… Pourquoi gâchais-je moi-même ces beaux moments ? Où je ne voyais que de l’amour dans ses yeux, et qu’il obéissait à mes moindres caprices… C’était stupide. J’aurais dû l’encourager dans cette voie, tout faire pour le garder éternellement dans cet état. Mais je n’arrivais plus à penser à autre chose. Encore une fois.

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MessageSujet: Re: Adrian [0]   Sam 29 Déc - 15:32

Je savais parfaitement qu’il me mentait. Encore. Qu’avais-je donc fait cette fois ? J’avais beau y réfléchir, je ne voyais pas. Il semblait si heureux il y a seulement un instant…
- Si tu ne me dis rien je ne peux rien changer tu sais…
Il glissa ses doigts entre les miens.
- Je suis juste fatigué mon cœur, il n’y a rien.
A quoi bon me donner des surnoms sirupeux si c’était pour ne pas oser croiser mon regard et continuer de me mentir… Mais cela ne valait pas la peine d’insister, il ne me dirait rien de toute manière, comme d’habitude. Cela finirait par passer. Toujours la même rengaine. Mais comme à chaque fois, je n’arrivais pas à m’empêcher de m’inquiéter pour lui.
- D’accord. Tu sais que tu peux tout me dire. J’aimerais pouvoir t’aider.
- Tu t’inquiètes pour rien je t’assure.
- Si tu le dis. Est-ce que je peux quand même faire quelque chose pour toi ? Te ramener à boire ? Quelque chose à grignoter ? Te porter au lit comme une princesse ?
- C’est un choix difficile mais je pense que je vais opter pour la dernière option.
Je me levai et le soulevai du canapé. Il mit ses mains derrière mon cou.
- Mon prince charmant ♥ Tellement musclé ! Tu dois faire des ravages en maillot à la piscine.
Je n’étais plus d’humeur à entendre cela. Je n’avais pas l’impression qu’il était sincère. Ce n’était probablement qu’une diversion pour me faire oublier qu’il avait subitement le moral au plus bas. Je me dirigeai dans la chambre et le déposai sur le lit.
- Tu ne te couches pas ?
- Non, je dois absolument finir ma dissertation, je dois la rendre demain.
Il eut l’air triste. Il se sentait probablement coupable.
- Je t’ai fait perdre du temps je suis désolé.
- Tu ne me fais jamais perdre mon temps. Tu es tout ce qui compte pour moi.
Je l’embrassai sur le front.
- Dors bien.
- Bon courage à toi. Essaye de ne pas te coucher trop tard.
- Je ferai de mon mieux.
Il tira la couverture sur lui tandis que j’éteignais la lumière puis regagnais mon bureau. Je ne parvenais plus à me concentrer sur les nombreuses feuilles éparpillées sur la table. Je me contentais de mordiller nerveusement mon stylo tout en tapotant ma souris du bout du doigt. Que pouvais-je faire de mieux ? A quel point devais-je m’inquiéter ? Me cachait-il une dépression ou n’était-ce que de simples déprimes passagères ? Elles se faisaient de plus en plus nombreuses. Il n’apprécierait probablement pas que je lui suggère d’aller voir un psychologue. Pourtant je me faisais juste du souci pour lui. Cela me dévastait d’être ainsi mis de côté. Il ne me laissait pas l’aider. Pourquoi ? Quelqu’un d’autre remplissait-il ce rôle à ma place ? N’avait-il plus besoin de moi ? J’essayais de chasser ces idées noires mais j’avais bien du mal à le faire. Que ferais-je s’il me laissait pour un ou une autre ? Je ne voyais pas ma vie sans lui. Et s’il en venait à attenter à ses jours ? Je n’avais pas l’impression qu’il en était là mais ce genre de chose pouvait être si imprévisible. J’étais impuissant. J’aurais aimé savoir ce qu’il pensait mais je ne devais pas le brusquer, cela s’avérait toujours contre-productif. Peut-être m’en parlerait-il de lui-même cette fois-ci ? J’en doutais, il détestait les conflits, mais c’était le seul espoir auquel je pouvais me raccrocher actuellement. Je ne pouvais avoir d’informations de personne d’autre, même dans le cas où il se confierait à quelqu’un… Je ne pouvais pas aller parler à ses amis et sa sœur ne me connaissait pas.
Pourquoi étais-je si aveugle…
Je fus tiré de mes pensées noires par une série de vibrations de mon téléphone. Qui pouvait bien encore me déranger à cette heure-là ?

- Les filles sont trop compliquées :’(
- Tu t’es encore fait larguer ? Ça devient une habitude.
- Tu dois être trop nul au lit ;)
- NON elle devait juste être lesbienne.
- Elle t’a pris pour une fille alors ? Je me suis toujours dit que tu étais un peu efféminé.
- Va mourir !

Eux, évidemment. Fidèles à eux-mêmes.
- Vous ne pensez pas qu’il vaudrait mieux vous inquiéter de la dissertation à rendre demain ?
- Remarque typique d’un célibataire aigri.
- … dit le nouveau célibataire aigri.
- Adrian n’a pas tort.
- Tu es un peu gonflé de lui sortir ça haha !
- JE NE SUIS PAS AIGRI !!!

- Oui c’est très évident. Le capslock a dû s’activer tout seul je suppose.
- De toute façon tu ne peux pas comprendre.
- En effet, je ne me suis jamais fait plaquer.
- Ni moi.
- Ni moi !
- Ni moi :p
- Merci, vous êtes de vrais amis…
- Ta dissertation est plus importante. De toute façon elle n’était pas si belle.
- Et elle était très plate surtout !
- Oui, même toi tu pouvais faire mieux.

- C’est dire.
- Non mais quand même peut-être que vous exagérez là. Elle était quand même assez bonne !
- Pas assez pour lui !
- Bros before hoes !
- Quel rapport ?
- Tu trouveras mieux en tout cas ;)
- Oui je n’en doute pas.
- Merci les gars ça me console un peu T-T

Cela me remontait un tant soit peu le moral de voir que je n’étais pas le seul à avoir du mal dans ma vie de couple. Moins de mal que lui actuellement. C’était probablement un mauvais sentiment à avoir… J’espérais sincèrement qu’il retrouverait quelqu’un qui lui conviendrait. Surtout qu’il passait ses journées à se lamenter lorsqu’il était célibataire. Pénible. Enfin au moins nous serions là pour lui, comme d’habitude. Qui serait là pour moi si jamais Aël partait ? Personne ne savait que j’étais en couple. Ni mes amis ni ma famille. Je ne pourrais rien dire… Fallait-il que je me prépare à ça ? Je n’en avais aucune envie… Je ne serais jamais prêt à encaisser une telle chose.
Je me forçai à me reconcentrer sur ma dissertation. Ce n’était pas chose aisée. Il se faisait tard. J’étais fatigué et frustré. J’avais déjà pris une trop longue pause, je ne pouvais plus me permettre de tuer le temps.
Après une éternité, je décidai de m’en arrêter là. Je n’étais pas parfaitement satisfait, mais je ne pouvais plus vraiment l’améliorer dans mon état. Cela devrait faire l’affaire. Il ne me restait déjà plus beaucoup de temps pour dormir.
Je rangeai mon bureau et mis précautionneusement ma dissertation dans mon attaché-case.
Je me rendis dans la salle de bain. Une douche me ferait le plus grand bien. Je m’arrêtai une seconde afin d'observer mon reflet dans le miroir.

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MessageSujet: Re: Adrian [0]   Sam 29 Déc - 15:33

Je n’arrivais pas à dormir. Je passais mon temps à me réveiller. Adrian n’était toujours pas là. Me réveiller seul dans son lit était étrange. Désagréable. Je regardai l’heure sur mon téléphone. Etait-il vraiment encore en train de travailler à cette heure-là ? Ce n’était pas sérieux. Il ne prenait pas assez soin de lui.
Je me levai et m’apprêtai à me diriger vers son bureau lorsque je vis la lumière allumée dans la salle de bain. J’y trouvai Adrian en train de se regarder dans le miroir en frottant son cou. Je m’approchai de lui et l’enlaçai par derrière.
- Tu essayes de rendre ton reflet amoureux de toi ?
- Je t’ai réveillé ? Désolé.
- Non, mais tu me manquais. Je veux dormir avec toi.
- J’arrive. Mais tant que tu es là tu pourrais peut-être m’expliquer ce que fait ce suçon gigantesque sur ma nuque ? ~.~
- Oups. Je n’en ai aucune idée ♥
- Très drôle.
- Désolé é.è Je me suis emballé je sais, je ne recommencerai plus… é.è
Il se retourna et me pinça doucement la joue.
- Aïe é.è
- Considère ça comme ta punition. La prochaine fois je ne serai pas si clément.
Je me mis sur la pointe des pieds pour lui voler un baiser. Il réciproqua avant de laisser échapper un soupir.
- Tu ne me prends pas très au sérieux.
- Bien sûr que si. Mais c’est dur de te résister tu sais.
- C’est dur de te résister aussi et pourtant je le fais.
- Tu n’es pas obligé.
J’eus l’impression de voir son regard s’assombrir.
- Tu vas bien ? Je suis vraiment désolé tu sais.
J’étais également désolé d’avoir gâché la fin de notre moment à deux plus tôt, mais je ne voulais pas remettre le sujet sur le tapis. Cela lui ferait plus de mal qu’autre chose, ce n’était pas la peine.
- Non je suis épuisé ~.~  Je ne veux plus jamais entendre parler de la crise économique de la Silicon Valley. Rien que d’y penser j’en ai des frissons.
Je ris.
- Personnellement je ne risque pas de t’en parler, mais je ne suis pas sûr que tu pourras y échapper en cours. Tu comptes sécher tout le reste de ton semestre ?
- Hmm dans d’autres circonstances ce serait envisageable mais là je dois absolument rendre ma dissertation après tout le temps que j’ai passé dessus, ce serait dommage que ce soit pour rien.
- C’est sûr. Qui sait, cette dissertation te rendra peut-être célèbre, tes professeurs s’extasieront devant ton chef-d’œuvre et ils la publieront à ton nom. Les foules s’arracheront ton autographe.
- Même si elle était vraiment publiée pour des raisons mystérieuses, je doute que ce soit réellement un sujet qui passionne les foules. Ce n’est pas demain la veille que je signerai des autographes dans des conférences bondées de monde.
- Je suis sûr que ça arrivera. Tu es tellement doué, tu réussis tout ce que tu fais. Tu es le meilleur, ça ne fait aucun doute.
- Je ne suis pas très convaincu mais merci pour ton soutien. Je pense qu’on devrait aller se coucher maintenant ? Je tombe de fatigue.
- Bien sûr mon chéri. Allons-y. Tu as bien mérité une bonne nuit de sommeil.
Il regarda sa montre.
- Ou du moins deux heures.
- Il faut se dépêcher alors !
Nous nous couchâmes rapidement et en profitai aussi pour me blottir contre lui. Enveloppé par son odeur, je me sentais parfaitement à ma place. C’était une sensation que je n’aurais probablement échangé contre rien au monde. Pouvoir être dans les bras de l’homme que j’aimais, c’était tout ce que je demandais. Je ne pouvais pas toujours l’avoir pour moi, il fallait donc que je profite d’autant plus des moments où il n’était enfin qu’à moi.
Il attrapa ma main gauche entre les siennes et sembla hésiter un instant avant de prendre doucement la parole.

- Aël…
- Oui ?
- Je ne sais pas si je devrais te dire ça…
- Qu’y a-t-il ?
- Je veux juste que tu saches que… Je suis désolé pour tout.
- Tu ne m’as rien fait Adrian, de quoi parles-tu ?
- … De tout… Je suis lucide, je sais que je ne te mérite pas. Je suis égoïste de te garder pour moi… Mais je te promets de tout faire pour que ça en vaille la peine. Je remarque tes efforts et j’en ferai le plus possible de mon côté aussi. Je sais que tu es le bon. Je ne te le montre pas assez mais j’y travaille. Je ferai tout pour que plus tard tu ne manques jamais de rien. Je veux faire en sorte que tu sois la personne la plus heureuse du monde. Et j’aimerais… plus tard… quand je pourrai enfin t’offrir ce que tu mérites… pouvoir faire de toi mon homme, de manière plus officielle.
Mon cœur battait la chamade. Je n’étais pas certain de pouvoir – et devoir – croire qu’il oserait vraiment me présenter à qui que ce soit de manière officielle mais le simple fait qu’il continue d’y penser et qu’il ose affronter le sujet me rendait si heureux… Je n’espérais plus vraiment entendre ces mots.
- Je sais que tu ne vas pas me croire…
- Non, je…
Il posa un doigt sur ma bouche.
- Non, je ne veux pas que tu essayes de me rassurer. Laisse-moi finir s’il te plaît. C’est normal que tu n’y croies pas. Je ne t’ai pas vraiment donné de raison de me faire confiance sur le sujet jusque-là. Je sais aussi que je suis très jeune. Que nous sommes jeunes. Mais j’ai bien réfléchi et tu es la seule et unique certitude de ma vie.
- Adrian…
J’en avais perdu mes mots.
- Est-ce que tu es prêt à être patient avec moi ? Je sais à quel point c’est difficile pour toi.
- Je supporterais n’importe quoi pour toi.
- Je sais et… ça aussi je souhaiterais que ça change. J’aimerais être capable de t’apporter uniquement du positif.
Je me demandais ce qu’il entendait précisément par faire de moi son homme. Un mariage ? Il n’avait absolument pas dit le mot mari, je m’emballais probablement trop. Cela pouvait être synonyme mais je n’étais pas sûr qu’il ait un jour envisagé la chose. Du moins avec moi. C’était un lien réservé aux hétérosexuels pour lui. Mais qui sait ? Il était encore jeune en effet, il avait le temps de s’ouvrir sur le sujet. Qui plus est, s’il y pensait déjà, il devait se dire qu’il serait probablement plus sage de ne pas en parler au vu de la situation actuelle. Il n’appréciait pas que je le pousse à faire des promesses à la légère. Alors peut-être qu’un jour… Rien ne m’empêchait de rêver. Le voir descendre l’allée et pouvoir lui prendre le bras devant l’autel serait en l’occurrence un très beau rêve. Je me demandais à quel point il serait intimidé. Il n’avait pas beaucoup d’assurance dans ces moments-là. Et comment serait-il habillé ? Probablement pas en robe de mariée en tout cas. Il aurait un certain charme dans un corset et des jupons bouffants mais il ne partagerait probablement pas mon avis. Ce n’était pas plus mal, il était bien plus beau en costume. Trois pièces. Avec un nœud papillon rouge. Carmin. Et le reste en noir et blanc ? Cela ferait un peu trop classique. Je l’entendais déjà me dire « Je ne vais pas à un entretien d’embauche ». Il essaierait sûrement de me surprendre. Il n’y avait pas beaucoup de place laissée à l’imagination dans ce genre d’évènement en général. Que pourrait-il bien faire de mignon et original tout en restant sage ? Un nœud papillon rouge à pois blancs dans le style Mickey ? Cela ne lui ressemblerait pas vraiment. Cela pourrait faire un sympathique thème de fête de mariage en tout cas.
- A quoi est-ce que tu penses ?
- Crois-moi… Tu ne veux pas le savoir. Tu me détesterais.
- Des fantasmes inavouables ?
- En quelque sorte oui.
C’était bien le cas en un sens.
- Ah tu ne m’aimes plus que pour mon corps. Hélas !
- Non, je t’aime indépendamment de tes performances au lit – bien que très agréables. Moi aussi je sais que mon bonheur est dans tes bras.
- Je pense que tu voulais dire « draps ».
- De préférence dans les deux en même temps oui ♥
- …
- Tu es gêné ?
- Non. Je ne sais juste pas quoi répondre.
- Donc tu es gêné.
- Je t’ai dit non ~.~ Je dors maintenant ~.~
- Tu es mignon. Fais de beaux rêves.

- Hm… Toi aussi.

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