Dieu, fainéant et se faisant trop vieux pour jouer aux Sims avec les humains, il envoie ses anges chercher un humain qui pourrait le remplacer. Les prétendants au titre devront prouver leur valeur en faisant... ce qui amusera Dieu sur le moment.
 
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 Adrian [00]

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Adrian

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MessageSujet: Adrian [00]   Sam 29 Déc - 18:25

Je regarde le plafond. Il n’est pas intéressant, mais je n’ai rien de particulier à faire.
Je réprime un léger frisson. Il ne fait pourtant pas froid, bien au contraire. Je repousse la couette mais l'air ambiant se révèle rapidement moite et étouffant. Son contact est étrangement dérangeant. Je décide donc rapidement de ramener à nouveau la couette sur mes épaules.
Je lève à nouveau les yeux vers le plafond. Il est blanc. Il apparaît gris dans la pénombre qui règne alentour, mais je sais qu’il est blanc. Je le connais. Je n’arrive pas à me rappeler l'endroit où j’ai l’habitude de le voir mais il m’est familier. Ils sont statistiquement tous blancs de toute manière.
Tout est silencieux. C’est reposant, mais pas apaisant. Un curieux équilibre.
Je retourne mon oreiller en quête de fraîcheur. Une sensation hélas aussi subtile que fugace. Tout ce que la vie a à offrir en somme. Y a-t-il chose plus éphémère en effet que le bonheur ?
En tout cas, si le bonheur a une couleur, ce n’est certainement pas le blanc.
De quelle couleur est-il alors ?
Je ne sais pas.
L’ai-je un jour su ?
Je veux me lever mais ma tête tourne et mes forces m’abandonnent au moindre effort. Alors je reste là. Je regarde. Je pense. J’aimerais pourtant ne plus penser. La sensation de nausée que je ressens n’y est pour rien. Je ne veux plus. Je ne veux plus rien.
Que pourrais-je donc souhaiter de toute manière ? J’ai tout. Ou du moins, j’avais tout. Cela n’a jamais été suffisant. Pourquoi serait-ce différent aujourd’hui ?
Je devrais être heureux. Ou au moins… satisfait ? Ce serait le strict minimum. Et pourtant…
Chaque jour je perds un peu plus pied. Chaque jour est un nouveau naufrage. Je suppose que je me noie dans un verre d’eau. C’est ce que n’importe qui me dirait si je trouvais le courage de m’exprimer. Ce n’importe qui aurait raison évidemment. Je le sais pertinemment. Je continue tout de même d’étouffer. Je suis incapable de l’expliquer. Alors je ne l’explique pas. Ni aux autres ni à moi-même. Je devrais être heureux. Je n’ai pas besoin qu’on me le dise. Je n’ai pas besoin de conseils, de compassion, de dénomination médicale, … Ce sont là pour moi autant de reproches et de jugements.
Je ne suis pas spécial. Je suis juste différent. C’est bien moins valorisant.
Toute aide est irrémédiablement vouée à l’échec. Je n’ai pas la force nécessaire. Pour quoi que ce soit. Je réalise pleinement que le simple fait d’en être arrivé là est déjà un miracle en soi. Un miracle dont je me serais passé. Car à quoi bon ? La vie n’a toujours pas de sens. La mienne du moins
Je ne veux plus vivre. Je ne veux pas non plus me tuer. J’aimerais tout simplement être déjà mort. Lâcheté ? L’espoir ne fait plus partie de mon quotidien.
Je ne manquerais à personne. Sauf à Aël. Mais cela serait dans aucun doute la meilleure chose qui puisse lui arriver. Il s’en remettrait. Il pourrait trouver mieux en un battement de cil. C’est probablement le plus dur à supporter pour moi. L’une des millions de toutes petites choses qui font que rien ne va dans l’ensemble. Qui voudrait écouter tout ça ? Je n’aurais même pas l’énergie d’en parler. Il m’est déjà compliqué de simplement y penser.
D’ailleurs, pourquoi continuer ? Il est plus que temps de me changer les idées. Il vaut mieux que je ne me retrouve pas seul plus longtemps avec ces idées noires, ce serait du masochisme. Je ferais mieux de partir.
Je me redresse tant bien que mal. J’entends le tintement cristallin d’un objet qui tombe au sol. Je me retourne et vois une bouteille de bière rouler lentement sur le sol. Ce faisant, je me rends également compte de la présence d’une autre personne dans mon lit. Ou plutôt dans le lit que j’occupe.
Je porte une main à ma bouche afin de réprimer un haut le cœur.
- De Champagne te voilà enfin réveillé !
Je détache mes yeux du "spectacle" qui s’offre à moi et me retourne vers la porte.
- Hm…
Je frotte mes yeux pour ajuster ma vision, même si je n’en ai pas vraiment besoin pour reconnaître la personne qui s’adresse à moi de son léger accent espagnol.
- Magnum, toujours aussi dynamique de bon matin.
- Tu sais, cette fille ne méritait pas une telle grimace de dégoût.
- Ce n’est pas la fille. C’est l’alcool.
- L’alcool te dégoûte des femmes ?
- Tu sais très bien ce que je veux dire.
- Ah si John savait… Il vendrait père et mère pour être à ta place tu sais !
- Tu veux dire être dans la même pièce qu’une fille ?

Il me lance un regard amusé.
- Ce serait déjà une grande étape pour son passage à l’âge adulte en effet mais ce n’était pas exactement ce à quoi je faisais référence.
Je laisse mon regard s’égarer le long des traits de son visage. Son sourire amusé, la commissure de ses lèvres, la courbe de ses sourcils, les légers plis aux coins de ses yeux, … Il semble heureux. Vivant. Je l’envie. J’aimerais pouvoir éprouver à nouveau l’intégralité du spectre des émotions humaines moi aussi.
- Dis-moi…
- Oui ?
J’hésite un instant. C’est une question stupide, mais pendant un bref moment j’ai l’impression d’avoir besoin de connaître sa réponse. Comme s’il pouvait s’agir de la clé de tout.
- De quel couleur est le bonheur ?
Sa bonne humeur laisse soudain place à de l’incompréhension et ma faible assurance vacille déjà.
Il s’assoit sur le lit. Il a laissé une distance plus que raisonnable entre nous mais cette proximité m’irrite tout de même. Sa simple présence semble réduire à néant cet espace. Je me sens exposé et jugé. Je regrette déjà ma question.
- Pourquoi ?
- Pour rien.
- J'ai du mal à y croire, tu ne parles pas souvent pour ne rien dire.

Il se baisse et ramasse une bouteille sous le lit afin de l’inspecter.
- Dois-je comprendre que le champagne et le rhum sont incompatibles ?
- Ha ha. Je ris à gorge déployé tel que tu me vois.
- Ne sois pas si amer, je vais te répondre.
- Ce n’est vraiment pas la peine. C’était une stupide question en l’air.
- Je pense que… le bonheur est bleu.
- Vraiment ?
- Je pensais que mon avis ne t’intéressait pas ?

Je hausse les épaules et détourne mon attention de son visage.
- Ce n’était pas la bonne réponse ?
- Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse.
- Pourtant tu as l’air déçu.

Je le suis en effet. Sa réponse ne m’apporte rien. Ce n’est pas étonnant. Comment un simple mot pourrait-il changer quoi que ce soit ? Je ne suis déçu que de moi-même.
- Je m’attendais à ce que tu penses qu’il soit rouge.
- Laisse-moi deviner. Rouge cerise ? Comme la couleur de ta Jaguar ? Celle de ta cravate préférée ? De ton trench ? De ton boxer ? Tu dois me confondre avec toi-même.
- Je peux savoir pourquoi tu connais la couleur de mes sous-vêtements ?

- Achète une meilleure ceinture si tu tiens à ce que ce soit un secret. Ou bien un pantalon à ta taille.
Cette attention portée sur mes possessions n’est pas agréable. Précisément parce que la majorité de ces choses n’est justement plus en ma possession. Je ne veux surtout pas qu’ils l’apprennent mais cela devient de plus en plus difficile à cacher.
- L’oversize est à la mode.
- Tu sais qu’il aurait été plus simple de t’acheter des vêtements plus grands que de perdre dix kilos j’espère ?
- Je n’ai pas perdu dix kilos.

- Combien alors ?
Je détourne mon regard et réprime un geste nerveux. Pourquoi a-t-il choisi ce jour précis pour m’analyser de la tête aux pieds ? Non pas que j’aurais été dans un meilleur état un autre jour mais j’aurais au moins été en meilleur possession de mes moyens avec moins d’alcool dans le sang. Probablement.
- Zéro.
Je n’ai pas le courage d’affronter son regard. Je sais qu’il sait que je mens. A quoi bon le relever ? Nos vies et relations ne sont que des tissus de mensonges de toute manière. Un de plus ou de moins ne change rien.
- J’ai bien envie d’une cigarette.
- Moi aussi.
C’est en effet une excellente idée. Ou pas. J’aurais sauté sur n’importe quelle occasion de me sortir de cette situation.
Il sort deux cigarettes d’un paquet et m’en tend une que j’attrape. Il semble ensuite hésiter.
- Qu'y a-t-il ?
- Ce ne serait pas très poli de rester fumer à côté de ta belle aux bois dormants non ?
Je l’avais complètement oubliée. A vrai dire, je me fiche pas mal de sa présence. Elle n’avait qu’à ne pas être là.
- Qu’est-ce que ça change ? Elle dort de toute façon.
- Toujours aussi romantique et galant. Je ne me demande plus quel est ton secret pour séduire les femmes.
-C'est simple, les femmes n'aiment pas les hommes gentils.

- De toute façon, je préfère aller sur la terrasse. Il fait bien trop chaud.
Il se lève avant que j’aie le temps de protester.
- Allez, je t’ai connu plus sportif que ça.
Je me lève à contrecœur et vacille immédiatement sur mes appuis.
- Ça va ?
Je suis étonné de déceler de l’inquiétude dans sa voix. Je dois probablement rêver.
- Oui. J’ai juste glissé.
Je le rejoins sur la terrasse et frissonne sous la morsure glacée du vent.
Des flocons dansent sous mes yeux. Le monde est blanc.
Il me tend son briquet et j’allume ma cigarette en gardant le regard rivé sur l’horizon.
- C’est toujours le meilleur moment de la journée.
Je suis des yeux la fumée qui décrit des gracieuses formes que contrarie la neige.
- Tu n’as pas l’air d’accord.
- Je n’ai rien dit.
- Tu n’as pas besoin de le dire pour que je le sache. Mais je me demande ce à quoi tu peux bien penser.

- A rien.
Les mauvais moments se suivent et se ressemblent.
- Ta soirée avec la copine de J ?
- Non. Je n’ai rien fait, je te l’ai dit, elle est juste apparue là.
- Je me demande ce qu’il pensera de cette défense.

- Tu comptes lui dire ?
Il souffle longuement une bouffée de cigarette avant de rire doucement.
- Bien sûr que non. Ce sera notre petit secret.
- Il n’y a rien de secret. Je ne sais pas pourquoi tu t’attardes là-dessus.
- Parce que je suis jaloux.
C’est à mon tour de le dévisager avec incompréhension.
- Je ne pensais vraiment pas que ce serait ton genre de fille.
- Quel est mon genre de fille selon toi alors ?
J’ai beau réfléchir, je n’en sais rien. Je ne sais rien de lui après tout. Je ne sais rien d’eux non plus. Je ne nous connais qu’en tant que groupe. Nous ne sommes pas censés avoir de personnalité individuelle. Le formuler ainsi laisse à penser que nous sommes des robots. Nous n’en sommes pas loin en un sens.
- Blonde ?
- J’aime les brunes. Grandes. Fines. Aux yeux bleus.
Je reste stupéfait quelques secondes.
- Bleu comme le bonheur ?
Ma remarque le fait sourire.
- Exactement.
- Et bien… J’avais tort sur toute la ligne.
- C’est rare de t’entendre dire ça. C’est un moment spécial. C’est définitivement le meilleur moment de la journée.

- Tu es bizarre.
A choisir, il est le moins stéréotypé de nous tous. Il faut dire que c’est le petit dernier du groupe. Fait-il des efforts pour nous ressembler ? Ou bien pour s’éloigner de nous ? Il a l’air différent aujourd’hui en tout cas.
- Parce que tu penses être normal toi ?
- Oui. Parfaitement.
- BO-RING…

Nous restons silencieux un moment. Le froid devient difficile à supporter mais je n’ai pas envie de retourner dans cette pièce étouffante. Tout comme je n’avais pas la moindre envie de la quitter il y a un instant.
Il regarde vers l’intérieur et je prie pour qu’il ne me propose pas de rentrer.
- Tu as une petite amie n’est-ce pas ?
- Hein ?
- J’ai vraiment besoin de répéter ?
- Non je n’en ai pas.
- Alors tu en avais une récemment.
- Non plus.
- Menteur.

Il avait prononcé ce mot sans la moindre animosité. C’était un simple état des lieux, pas une critique.
- Qu’est-ce qui te fait penser ça ?
- Toi.
- … Mais encore ?
- Tu n’as pas l’air de vraiment t’intéresser sérieusement aux filles.
- C’est juste que je ne cherche pas de relation sérieuse.
- Ce n’est pas l’impression que j’ai.
- Tu as vraiment le temps de te faire des impressions à mon sujet ?

Il soupire.
- Il faut croire que oui. Je ne savais pas que c'était un crime de s'intéresser à ses amis.
- Est-ce que je dois te demander quel est le problème ou est-ce qu’il vaut mieux que je fasse semblant de trouver ça normal ?
- Toujours aussi direct. Tes parents ont oublié de t’inculquer la notion du tact.
- Oui, mes parents ont beau être le même continent que moi ils n’ont pas pris la peine de m’apprendre des choses aussi inutiles.
- Est-ce que je dois aussi faire semblant de te trouver normal également ou bien peut-on arrêter ce jeu de dupes ?

J’hésite. Cet instant semble irréel et la tentation se fait grande de tout lui confier. Mes difficultés, mes peines, mes erreurs, mes fautes, … Un fol espoir de me libérer. Je me ressaisis bien plus lentement que ce que j’aurais souhaité.
J’ai envie de croire qu’il est différent. Qu’il comprendrait. Qu’il pourrait être une épaule sur laquelle me reposer, ne serait-ce qu’un instant. Mais c’est impossible. Nous ne sommes pas vraiment amis. Il est comme les autres évidemment, sinon il ne serait pas là. Aucun d’entre nous ne mérite quelqu’un de compréhensif à ses côtés.
- Tu te fais des idées.
- Tu ne veux pas échanger tes secrets contre les miens ?
- Ce serait avec grand plaisir mais je n’en ai aucun.
- Tout le monde en a voyons.
- C’est vrai.

C’est une pensée sur laquelle je m’attarde rarement. Les gens ont habituellement des secrets inutiles du style « j’ai couché avec la copine de mon meilleur ami ». Quelle importance ? Jamais de quoi se faire renier par ses propres parents.
- Mais je ne suis pas tout le monde.
- Bon, je vois bien que tu ne changeras pas d'avis aujourd'hui. Tant pis. Une autre cigarette ?
Je hoche la tête. Nos mains se touchent lorsque je prends celle qu’il me tend. Il ne semble pas faire cas de ce contact. Etrange. Rien n’est ce qu’il devrait être en ce moment.
Je prends son briquet en faisant attention à ne pas le toucher cette fois-ci.
- Je peux te poser une question ?
- Rien ne t’en empêche.
Il n’a toujours pas repris la parole lorsque je finis ma cigarette. Je suis curieux de savoir ce qu’il voulait me demander mais il vaut probablement mieux pour moi qu’il ne me pose pas trop de questions.
La fille du lit – j’ai du mal à me souvenir de son prénom – se lève. Elle a l’air passablement alcoolisée.
- On devrait peut-être lui signaler notre présence ? Avant qu’elle ne se change.
- Je me passerais bien de lui adresser la parole.
Je n’ai pas envie qu’elle nous rejoigne, je suis déjà agacé par le simple fait qu’elle se soit permise de se coucher dans mon lit d’emprunt sans mon autorisation.
- Pas de haut le cœur cette fois ? Je suppose que c’est bon signe, elle remonte déjà dans ton estime.
- C’est important pour toi ?
- Je n’irais pas jusque-là… Dis-moi pour en revenir à tout à l’heure, est-ce que tu penses qu’il est facile de voler le cœur de quelqu’un ?
- Qu’est-ce que tu entends par là ?
- Je crois que je suis amoureux.
- Ca ne devrait pas être trop compliqué. Un ou deux « ¡Buenos días! » et elle laissera tomber son copain. Tu es un bien meilleur parti.
- Hélas tout ne repose pas simplement sur le fait d’être mieux que son copain. C’est toujours plus compliqué d’être le deuxième.
- Pas forcément. Tu as l’attrait de la nouveauté pour toi.
- J’ai bien peur que ce ne soit pas suffisant.
- C’est juste une fille comme une autre. Essaye et tu verras bien. Ou bien reste célibataire. Être en couple n’apporte que des problèmes, je ne pense pas que ça vaille la peine de se torturer l’esprit pour ça.
- C’est étonnant à entendre de la part d’un célibataire. Je pense que je ne vais pas pouvoir suivre ton conseil.
- Tant que tu ne pleurniches pas si ça se passe mal je n’ai rien à redire.
- Je m’en doute. J’y pleurnicher auprès de quelqu’un d’autre si c’est le cas. Allez, à la prochaine ! Et souhaite-moi bonne chance !

Je lui fais un vague signe d’au revoir tandis qu’il quitte la terrasse pour rejoindre la fille sans-gêne.
Je décide de rester un peu. Il avait égayé mes pensées jusque-là. En son absence, je retourne rapidement à mon état apathique.
La vie est grise. J’ai toujours pensé que le désespoir était noir. Peut-être ne suis-je pas vraiment désespéré ? Ou peut-être que l’indifférence est au final bien pire que tout cela. L’indifférence et le vide oui… Ce sont sans aucun doute des mots gris.
Je ne suis pas triste. Je ne suis juste pas heureux. Je ne vais rien changer. Si le désespoir peut s’avérer être un puissant moteur, ce n’est pas le cas de la sensation de néant. A quoi bon après tout. Parfois je me demande si je me complais dans cet écrasement constant. Et parfois je veux en finir. Mais je ne peux pas. Je ne sais pas comment raviver ce monde monochrome.
L’amour est paraît-il le meilleur des moteurs. Je l’aime. Mais je ne l’aime pas assez et je ne l’aime pas non plus de la bonne manière. Je ne dois pas savoir aimer.
Il me manque l'amour de mes parents. La chaleur d’un foyer. Un soutien inconditionnel.
Il me manque l’affection d’un ami. Des rires sincères. Des confidences à voix basse.
Il me manque de pouvoir être moi. D’être compris. Accepté.
Il me manque quelqu’un. Quelqu’un qui n’existe pas. Quelqu’un qui ne peut pas exister. Mais surtout, dans tous les cas, quelqu’un que je ne mérite pas.

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